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Tome premier.
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AOR

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des Aonies, qu’ils modifient d’ailleurs enquelques points : Tête très petite, mais dis-tincte ; antennes rudimentaires ; pieds simi-laires, pourvus d’un seul cirrhe, et divisésen deux rames garnies chacune d’un lobelamelleux ; point de branchies.

Pour MH. Audouin “et Edwards, lesAonies appartiennent à une famille diffé-rente de celle des Néréides, celle qu’ils ontdistinguée sous le nom A'Anciens.

(P. G.)

*AOPL A (forclos, sans armes), bot. pu.— Genre de la famille des Orchidacées,tribu des Ophrydées, fondé par Lindley{Bot. Reg., 1701), qui lui attribue pour ca-ract. : Périgone bilabié ; segments exté-rieurs latéraux, défléchis ; le supérieurdressé, et formant casque avec les infé-rieurs, agglutinés. Labelle linéaire, sans épe-ron. Anthère dressée, à lobes courts, as-cendants. Une sorte de bec courbé, allon-gé. Glandule nue. — line seule esp. del’Inde : c’est une herbe à racines testiculées.Une seule feuille radicale, de laquelle sortun épi lâche, unilatéral, à fleurs verdâtres.

(C. L.)

* AORE. Aorus («m;»; , sans ornement).ins. — Genre de l’ordre des Coléoptères té-tramères, famille des Curculionides , divi-sion des Erirhinides, établi par Schoenherr,qui lui donne pour caractères : Antennesmédiocres, assez grêles ; leur funicule com-posé de sept articles : le premier court, ob-conique; le second allongé, presque enmassue ; les autres courts, tronqués ausommet, un peu serrés, et s’élargissantgraduellement du côté extérieur ; massueovale, dont les articles ne sont pas distincts.Rostre long, assez robuste, cylindrique,arqué. Yeux oblongs, déprimés. Corseletoblong, tronqué à la base et au sommet,également arrondi et élargi sur les côtés,convexes en dessus ; écusson médiocre,triangulaire. Ely très allongées, cylindriques,légèrement échancrées à la base, avec les an-gles huméraux obtus. Tibias un peu flexueux,muriqués et armés d’un crochet robuste ducôté interne.

Ce genre, qui ne figure pas dans le der-nier Catalogue de M. Dejean, ne renfermequ’une seule espèce, qui se trouve dans leGalam, en Afrique : l’Aor. spadiceus deSehuppel. (D.)

AORTE . Aorta , arteria magna (ào^vi,aorte), zool. —On donne ce nom à la princi-pale artère du corps des animaux qui ont unvéritable cœur(Fot/. ce mot), et l’on désigneplus particulièrement sous le nom de vais-seau dorsal l’Aorte, irrégulièrement renflée,des animaux dépourvus de coeur. Voyez

VAISSEAU DORSAB.

L’Aorte naît le plus souvent du cœur,parcourt les régions thoracique et abdomi-nale, fournit de nombreuses branches auxorganes, et présente de très remarquablesmodifications qui sont relatives à l’âge etsurtout aux diverses classes d’animaux chezlesquels on l’étudie. Dans la plupart desvertébrés, l’Aorte se recourbe peu aprèsson origine du cœur, et c’est à cette por-tion, plus ou moins courbée en forme decrosse, que les anatomistes ont donné lenom de Crosse aortique ou de Crosse del’Aorte. Celle-ci varie de disposition, devolume, d’étendue, de rapports, de nombre,et même d’usages , suivant qu’on l’étudiecomparativement chez l’Homme, les Mam-mifères , les Oiseaux, les Reptiles, lesPoissons et les Invertébrés, aux différentsâges. Dans l’Homme et quelques Mammi-fères, la crosse naît du ventricule gauchedu cœur, se recourbe bientôt et se dirigeordinairement de droite à gauche pour allergagner le rachis. Elle fournit : 1° les artèrescardiaques, qui vivifient le cœur ; 2° l’artèrebrachio-céphalique ou innominée; 5» lacarotide primitive gauche; 4° outre cesdeux troncs, chez le fœtus, l’artère thymi-que , qui quelquefois naît du tronc brachio-céphalique ; 5° enfin la sous-clavière gau-che , qui conduit le sang à la tète, aucou, et dans les membres supérieurs. Aprèscela, l’Aorte se continue le long des vertè-bres , et donne, dans la poitrine, plusieurspetites branches qui vont se rendre, lesantérieures aux bronches, à l’œsophage etdans le médiastin postérieur; les latéralesou inter-costales, qui fournissent aux mus-cles, aux cartilages et aux os du thorax.Arrivée dans l’abdomen, l’Aorte donne suc-cessivement les artères diaphragmatiques,le tronc cœliaque, qui envoie une brancheà l’estomac, une au foie et la troisième à larate; la mésentérique supérieure et la mé-sentérique inférieure, qui se distribuentaux intestins et au pancréas ; les capsulaires