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Tome premier.
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genre Apargia, autrefois fort nombreux enespèces, se trouve réduit aujourd’hui auseul j 4. Taraxaci, qui croît dans les prai-ries des plus hautes Alpes du Dauphiné etderAutriehc. (J. D.)

APAR1NE,. Tourn. — Mœnch. — Neck.( ÙKXflivii, caille -lait), bot. pii. — Doubleemploi du genre Galium, de la famille desRubiacées. — M. Reichenbach et M. deCandolle groupent sous ce nom tous les Ga-lium, annuels. (Sp.)

* APARINÉES. Aparineæ, Link.—

bot. pii. — Syn. de la tribu des Stellatæ,de la famille des Rubiacées . (Sp.)

*APARIST1I A1IUM (à priv.;glandes), bot. pii. — L 'Herbier de Ri-chard rapprochait, sous le nom de Conce-veibum , le Conceveiba d’Aublet, connuseulement par ses (leurs femelles, et uneautre Euphorbiacée voisine, dont les femel-les différaient cependant par leur calice dé-pourvu de glandes, et dont les mâles pré-sentes permettaient de compléter le caract.générique. Nous avions donc cru devoir lesréunir provisoirement en un seul genre,tout en exprimant des doutes qui ont parusuffisants à M. Endlicher pour distinguerdu Conceveiba Aubl. notre Conceveibumsous le nouveau nom tVAparisthmium. Sescaract. sont : Des (leurs dioïques ; dans lesmâles, un calice triparti, hors duquel fontsaillie 3-4 étamines soudées inférieurementpar leurs filets, à anthères introrses et ad-nées ; dans les femelles, un calice dépourvude glandes, quinquéfide ; un ovaire surmon-té de trois styles, dont la face interne esttoute hérissée de papilles stigmatiques, etcomme plumeuse, à trois loges chacune 1-ovulée, et devenant, à la maturité, une cap-sule à trois coques. La seule espèce connueest un arbre de la Guyane , à feuilles alter-nes, simples, dentées, portées sur un longpétiole qu’accompagnent h sa base deux sti-pules ; à fleurs, les mâles pelotonnées, lesfemelles situées une à une sur des épis axil-laires ou tevminaux, solitaires ou fascicu-lés. Voy. Ad. Jussieu, Euphorb. , p. 42,tab. 14, fig. 42 A. (Ad. Juss.)

*APARTIUM, Neck. bot. ph. —Syn.du g. Spartium , de la famille des Légumi-neuses. (Sr.)

* APATA A TIIUS (àirxràw, je trompe ;«v0oç, (leur; (leur qui induit en erreur).

bot. pu. — Ce genre a été décrit par Yi-viani dans sa Fl. Libyca, mais d’une ma-nière tellement incomplète, que Cassini etJI. de Candolle l’ont laissé dans les gen-res non classés, tout en croyant cependantpouvoir le considérer comme une espèced 'Hieracium. Cette plante , qui a le port de1’//. pilosella , est originaire des montagnesde la Cyrénaïque . (J. D.)

APATE (cbtàrï), ruse, fraude ). ivs. —Nom donné par Fabricius à un genre de Co-léoptères tétramères, famille des Xylopha-ges , que Geoffroy avait créé avant lui sousla dénomination de Boslriche. Bien que cedernier nom eût dû prévaloir à raison deson antériorité, cependant tous les entomo-logistes , à l’exception d’Olivier et de La-treille, ont adopté celui d 'Apate, en trans-portant , comme Fabricius , le nom de B os-triche à des Insectes d’un autre genre.Geoffroy caractérise ainsi le genre dont ils’agit : Antennes en masse composées detrois articles ; rostre nul ; corselet cubique,dans lequel la tète est cachée, tarses nuis etépineux. Latreille le place dans sa tribu desBostrichins et lui assigne pour caract. di-stinctifs : Palpes filiformes ; mâchoires àdeux lobes ; massue des antennes perfoliéeou en scie, quelquefois peclinée ; corps al-longé , convexe ; corselet élevé , globuleuxou cubique.

Ce genre diffère des Scolytes par lesantennes et les tarses, et des Psoas par laforme du corps et le nombre des lobes desmâchoires.

Les larves des Apates ont le corps mou ,un peu renflé, Courbé en arc; il est munide six pattes et d’une tête écailleuse ; celle-ci est armée de deux mâchoires , très solideset tranchantes. Ces larves, comme cellesdes Vrillettes , vivent dans le bois mort, oùelles tracent des chemins tortueux , qu’ellesremplissent de leurs excréments, qui res-semblent à de la sciure de bois. Ce n’estqu’après avoir vécu ainsi deux ans environ ,que, parvenues à toute leur taille, elles sechangent en nymphe dans une coque com-posée de poussière de bois et d’un peu dematière soyeuse, d’où l’insecte parfait sortau printemps suivant.

Les Apates ne se trouvent jamais sur lesfleurs ni sur les arbres sains ; mais on lesrencontre souvent sur les bois morts , sur