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Tome premier.
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APH

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premier article renflé en massue ; le deuxiè-me gros, ovalaire ; les 5 suivants courts,presque grenus ; les i derniers dilatés, for-mant une massue en scie. Tête très grosse,subcylindrique, canaliculée sur le vertex,avec le front très étroit, réduit à un mincefilet entre les yeux, et l’épistome légèrementéchancré. Prothorax presque carré, légère-ment rétréci et bilobé à sa base en dessus,échancré antérieurement sur les côtés pourrecevoir les antennes ; prosternum large,légèrement convexe, spatuliforme à sonextrémité postérieure ; élytrès sinués latéra-lement; pattes grêles, courtes et contracti-les , les intermédiaires très écartées à leurnaissance ; cuisses larges, comprimées ettranchantes à leur côté interne ; articles destarses très courts ; les 4 premiers munis depelotes en dessous ; crochets des tarses uni-dentés à leur base ; corps allongé, trèsétroit, presque linéaire.

Les Aphanistiques se tiennent sur lesplantes basses, où ils échappent il la vuepar leur petitesse , ainsi que l’indique leurnom générique. M. Dejean en mentionnedans son dernier Catalogue 5 espèces , dontune de Madagascar , et deux qui se trouventen France , et même aux environs de Paris ,savoir : [’Emarginatus Fabr., qui forme letype du g., et le Pusillus d’Olivier. (D.)

APIIANITE («püvis, qui disparaît;par allusion à l’état imperceptible des élé-ments minéralogiques composants ). géol.— Ce nom , proposé par M. Ilaiiy , employépar MM. Léonhard et Brongniart, a étéadopté par M. Cordier pour désigner l’unedes espèces de sa famille des Boches py-roxéniques.

L’Aphanite , que Dolomieu appelait Cor-néenne , était autrefois rangée parmi lesanciennes Boches trappéennes. Suivant M.Cordier, elle ne diffère de l’Ophitone ( Voy.ce mot) que par l’extrême ténuité des par-ties pyroxéniques et feldspathiqucs qui lacomposent. C’est l’Ophitone à l’état com-pacte , et offrant une apparence parfaite-ment homogène.

Malgré le résultat déjà ancien des recher-ches de M. Cordier, on a pris pendant long-temps, et quelques géologues prennentencore la matière pyroxénique de l’Apha-nite pour de l’Amphibole ; mais c’est à tort :car cette roche fond eu émail verdâtre, tan-

dis que l’Amphibole communique une tein-te d’un brun - noirâtre aux roches compac-tes qui en contiennent lorsqu’on la vitrifie-Les autres caract. fournis par l’analyse mé-canique , aidée du microscope , ne laissentd’ailleurs aucun doute.

Les variétés de cette espèce offrent desteintes verdâtres plus ou moins foncées ; ellessont quelquefois cellulaires, ou plutôt a-mygdalaires ; ce qui, joint à son état com-pacte , indique qu’elles se sont consolidéesavec plus de rapidité que l’Ophitone. On ytrouve assez fréquemment de la Pyriteordinaire, ainsi que des veines ou tachesd’Epidote d’un vert pistache.

L’Aphanite est une Boche d’épanche-ment, et peut-être aussi, dans quelquescas, une Boche d’éruption. Son gisementest dans les terrains secondaires très an-ciens , tels que ceux de la période phylla-dienne. On la trouve dans les Vosges , enCorse, et dans la presqu’île du Sinaï .

Cette Boche est rare. La matière qui lacompose fait, d’ailleurs , la hase de l’esp.de Porphyre pyroxénique qui est si con-nue sous le nom iVOphile antique.

(C. D’O.)

*APII AIXIUS- potss. — Genre de Pois-sons abdominaux , placé par M. Nardo , au-teur du genre, entre les Saumons et lesCyprins. Il le caractérise ainsi : Corps cou-vert d’écailles très fortes, une très grandearrondie sur la nuque. La tête compriméeentre les yeux ; le museau obtus ; l’ouver-ture de la bouche oblique , presque verti-cale ; les mâchoires pourvues de petitesdents égales ; les lèvres minces ; la mâchoi-re inférieure plus longue que la supérieure,et dirigée vers le haut. Toint de ligne la-térale. Quatre ou cinq rayons à la membra-ne branchiostège. Les nageoires simples ;les ventrales sous l’abdomen ; la dorsalereculée sous les courbes, opposée à l’anale.M. Aardo fait observer que les os sont re-marquablement durs, en comparaison dela petite taille du poisson. Il en cite deuxesp. abondantes dans les lagunes de Venise ,d’un goût amer, et qui ne se mangentpoint. — Ce g. me paraît être celui déjàétabli sous celui de Fundellus , et l’unedes espèces être le Pœcilia calaritanade Bonelli. (Val.)

*APÏIAN5ZOMÈAE. Aphanizomenon