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latérale, anterieure de la valve opposée. Surla valve gauche, toujours en suivant lacharnière d’arrière en avant, on trouveune grande fossette oblongue, où s’intro-duit la grande dent oblique de la valvedroite. En avant s’élève une dent obliquepostérieure, jointe à son sommet à une au-tre dent qui est antérieure, et qui s’in-cline dans le sens de la lunule. Cette dent,très mince dans la jonction des valves,se place entre les deux dents antérieuresde la valve opposée ; enfin, un peu enavant de cette dent, et à sa base, on entrouve une petite latérale antérieure , qui,dans presque toutes les espèces, reste àl’état rudimentaire. Les impressions mus-culaires sont généralement grandes, l’an-térieure est ovale, subtrigone, et descendjusque vers la moitié de la longueur de lacoquille. La postérieure est semi-lunaire,et descend quelquefois plus bas que celledu côté opposé. La sinuosité de l’impres-sion paléale correspond exactement à laforme du muscle rétracteur des siphons ;elle est étroite, très profonde; et, si l’on faitpasser une ligne par son axe, cette lignevient presque toujours tomber vers l'extré-mité supérieure de l’impression musculaireantérieure. Il résulte de ce que nous venonsd’exposer que le genre Arthemis peut êtrecaractérisé de la manière suivante :
Caractères génériques. — Animal orbi-culaire, comprimé latéralement, ayant leslobes du manteau frangés et désunis danstoute la longueur du bord inférieur, etterminé postérieurement en deux siphonsconiques réunis dans toute leur longueur,l’ied comprimé, demi-circulaire, tranchanta son bord et occupant tout le bord infé-rieur et antérieur de la masse abdominale ;'•ne paire de branchies de chaque côté com-posée de deux feuillets inégaux fort larges.Loquillc orbiculaire, déprimée , peu épais-se, striée transversalement. Crochets petits,1res pointus, dominant une lunule cordi-forme, profonde et toujours nettement cir-conscrite. Charnière ayant à chaque valve•rois dents cardinales, inégales, dont la pos-térieure est toujours la plus grande; une1 ent latérale antérieure, rudimentaire ; im-pression musculaire , grande et presque é-galc. Sinus paléal étroit, profond , obliquert très aigu au sommet.
Le nombre des espèces appartenant augenre Arthemis est assez considérable; ellessont répandues dans presque toutes lesmers, et l’une d’elles est très communé-ment répandue dans la Méditerranée etdans les mers d’Europe . Cette coquille offrecette particularité qui vaut la peine d’êtrenotée, qu’elle se trouve depuis le cap Nordjusqu’au Sénégal et dans toute la profon-deur de la Méditerranée. Cette espèce, inté-ressante par le grand espace qu’elle occupe,se trouve fossile en Sicile , et quelques unesde scs variétés septentrionales dans des ter-rains tertiaires, connus des géologues anglais sous le nom de Crag. Elle existe égalementfossile dans les terrains récents de la Suède et de la Norvvége. Nous en connaissons ac -tuellement une vingtaine d’esp., dont la plu-part vivantes et quelques unes fossiles, re-marquables par leur grandeur, proviennentdes terrains tertiaires d’Italie et de ceux del’Amérique septentrionale. (T)f.sii.)
* AUTIIENEIS. i.xs. — Genre de lafamille des Lygéens, de l’ordre des Hémi-ptères, établi par SI. Spinola (Ess . sur lesIlémipt.) sur deux petites esp. trouvées ré-cemment en Italie . Ce genre, qui paraitavoir de grands rapports avec les Cymus deHahn par l’ensemble général du corps etpar les antennes, s’en distingue surtout parun long canal situé à la partie inférieure dela tête, pouvant loger complètement, pen-dant le repos, le premier article du rostre.Le type du g. est PA. cymoitiés Spin-, desenvirons de Gènes. SI. Spinola pense quesa seconde espèce, A. fbvcolata, de Sardai-gne , pourrait constituer un genre distinct.
(Bl.)
* ARTIIOÎVIA j’arrose), bot.
cr. — Acharius , dans sa JAchenograyhiauniversa, donne ce nom à un genre qui nepeut être conservé. Les Arthonies de cetauteur se composent en effet de Lichensdont les Apolhécies ont subi des anamor-phoses plus ou moins profondes. Elles con-sistent alors en de simples taches noiresplus ou moins difformes, sans aucun rebordni propre , ni thallodique , et dans lesquel-les l’excipulum et le nucléus sont confondusen une masse pulvérulente noirâtre. Onpeut bien encore, à l’analyse, y trouver desthèques; mais celles-ci ont elles-mêmeschangé de forme et sont méconnaissables.