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décrite et figurée par lui d’après deux in-dividus renfermés dans un morceau de co-pal ( Dalman, om Insect innés , i copal,p. 23, tab. 4, fig. 12). (D. et C.)
ARTICHAUT. Cinara Scolymus. bot.pii. — Ce genre appartient à la famille des ;Composées , tribu des Cinarées ou Floscu-leuses de Tournefort. Des capitules homo- jgames; un involucre ovoïde , formé d’é-cailles coriaces, imbriquées, opprimées, sur-montées d’un large appendice obtus ou spi-nesccnt, étalé ou réfléchi : celui des écail-les extérieures légèrement coriace; celui desécailles intérieures presque scarieux; co-rolle ringeute, tubuleuse, très inégalementdivisée en 5 lobes linéaires ; tube recour-bé ; étamines à filets papilleux, terminéespar des appendices basilaires courts et su-btiles ; stigmates très longs, filiformes, ob-us, soudés jusqu’au sommet ; fruits presqueosseux, oblongs, subtétragones, finementstriés sur une face, gibbeux sur le côté op-posé , et munis inférieurement d’une aréo-le basilaire centrale, assez grande, couron-nés par une aigrette pluri-sériée, plumeuse,dont les soies sont soudées à la base en unanneau corné et caduc à la maturité ; ré-ceptacle charnu, couvert de fiinbrilles subu-lées très ténues, qu’on désigne communé-ment sous le nom de /bi»; tels sont les ca-ractères assignés au genre Cinara , dontl’Artichaut, suivant certains auteurs, sem-ble n’être qu’une race obtenue du Car-don.
Te g. Cinara compte environ 6 ou 7 es-pèces; nous n’aurons à nous occuper ici quedu C. Scolymus (Artichaut ) et C. Cardun-culus (Cardon).
L’étymologie du mot Artichaut est fortobscure. M. de Theis la fait dériver de deuxmots celtiques, art, épine, et cliaulx, chou,chou épineux ; mais on trouve dans Tral-lien cette plante désignée sous le nom grecde ù/:nnr.r,, dont on aura fait en italien Ar-ticoca, et plus tard Artichaut, sous lequelelle est généralement connue.
C’est probablement à l’Artichaut, ou cer-tainement à une Cynarée ou Cardon qu’iltant rapporter le y-àxros de Théophraste ,dans les feuilles épineuses de laquelle quel-ques commentateurs de l’époque do la re-naissance ont cru reconnaître le Cactus Opun-tia. Plus tard on en a conclu que la Figue
d'Inde était connue en Europe long-tempsavant la découverte de l’Amérique , quoi-qu’il ne soit fait mention d’une plante aussiremarquable dans aucune des relations descroisés. Cependant, en rapportant l’Arti-chaut au xcc/.xoi , je dois faire observer queThéophraste attribue à sa plante des tigesrampantes : « Statim àradice caules repen-tes in terram mitlit , folio lato algue spi-noso.... coules vocant cactos », caract. quine se trouve ni dans l’une ni dans l’autreespèce cultivée, mais qui pourrait conve-nir à certains Atraclylis ( A. gummiferaDesf. ), dont les Arabes mangent encoreaujourd’hui les racines ou les tiges rampan-tes et souterraines.
Enfin les noms de Cinara et de Zxolvpc;, as-sociés à tort par Dioscorides pour désignerla seule plante qui ttous occupe, ont encoredonné lieu à une autre confusion. On a cruqu’on mangeait les racines et le réceptacledes fleurs d’une seule et môme plante « edulitlumradix tum floris basisipsa », ce qui estfaux. On cultive dans quelques provinces mé-ridionales le Scolymus hispanicus pour enmanger les racines comme celles de la Scorso-nère; mais il est évident qu’on n’a jamais pi)tirer parti de ses réceptacles, ni des raci-nes de Cardon ou d’Artichaut, pour en faireun légume. Le Cinara et le Scolymus sontdeux genres parfaitement distincts. L’épi-thète de Scolymus ajoutée au nom de dm-ra servait uniquement à indiquer la res-semblance entre les feuilles et le port de cesdeux plantes.
Quant au nom de Cinara, il provient,suivant Columelle, qui nous a laissé une description excellente de l’Artichaut ou du Car-don (liv. 10), de la coutume où l’on était*le fumer avec de la cendre : « à ciners q»stercorari amat » ; coutume encore recoin-mandée au 16« siècle, mais dans un autre but.par Ch. Etienne dans sa Maison rustiq u<‘«La cendre de figuier répandue autour d*plantes , dit-il, est très propre à écarter la,rats ou les souris, qui causent de grands do*'mages aux artichautières. » Or, il est cl* 1que l’emploi de la cendre de Figuier ne P*’avoir lieu dans les climats septentrionfl®"'et que Ch. Étienne a emprunté sa recoin -mandation à quelques cultivateurs italiens.
Sous le Bas-Empire, les traducteurs et* 1 'gèrent l’orthographe latine de Cinara cn^ 1