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Tome deuxième.
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le de Cynara, le ' faisant dériver de xùmv ,r'Mo;, chien ; et cest ainsi quon le trouveécrit dans le traité De alimentis, de Galien ,médecin de Marc-Aurèle , et dans la plupartdes commentateurs de la renaissance.

Jignore à quelle époque précise la cultu-re de lArtichaut sest introduite en France .Vincent de Beauvais , qui nous a laissé desdétails sur les plantes alimentaires le plusgénéralement cultivées au 15" siècle, nenfait mention nulle part. Ce quil dit du Car-ihius ne peut se rapporter à lArtichaut,quoiquil ait évidemment emprunté aux an-ciens une partie des renseignements quildonne au sujet de la culture de ce dernier.Ch. Étienne, en l>64, nen cite quune seuleespèce, tandis quà peu près à la même épo-que Lobel et Bauhin décrivent plusieursdes races ou espèces que nous cultivons en-core de nos jours.

Suivant quelques auteurs, lArtichaut neserait quune race obtenue de culture et is-sue du Cardon, qui seul, jusquà ce jour,semble avoir été trouvé à létat sauvage.Aussi, comme les Cinara font partie dungroupe dont les espèces, sans exception,sont originaires du bassin méditerranéen,nous pouvons être disposé davance à adop-ter lopinion qui fait provenir celle qui nousoccupe de la même patrie que ses congénè-res. Clusius, dont le témoignage ne peut êtrerévoqué en doute, assure avoir rencontréle Cardon, à létat sauvage, dans les plainesincultes du midi de lEspagne, du Portu-gal , et surtout aux bords du Guadiana . M.Boissier la recueilli en Andalousie , ilest connu sous le nom dAlcarcil ou A !-calcile, qui semble déceler une origine a-rabe.

Enfin on indique également en Sicile et enFrance, aux environs de Montpellier , uneplante congénère qui porte le nom de Car-donette ou Cardonnetta.

Si lon ne peut rapporter à la culture, du-ne manière certaine, lorigine de lArtichaut,il nous est du moins possible de lui attri-buer, en toute confiance, la naissance desdiverses variétés que les deux races de nosjardins nous y présentent. On en compteaujourdhui six variétés dont les plus esti-mées sont :

t°LMrf»c/m «( vert ou commun, cultivé depréférence dans nos départements du Von!;

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il faut lui rapporter la sous variété connuesous le nom dA. de Laon , plus grosse et àécailles larges et ouvertes, et celle de Bre-tagne ou Camus, à écailles obtuses, très peuouvertes. 2° Le Violet, fruit plus allongé;écailles dune teinte violette à la pointe. 3"Le Rouge, moins gros que le précédent, enforme de pomme ; écailles extérieures dunrouge pourpre. 4» Le Blanc, espèce délica-te et par cela même peu cultivée.

Quant au Cardon, on nen cultive que deuxvariétés : le ('. dEspagne , dépourvu dé-pines, moins haut et moins étalé que le C.de Tours , préféré au précédent, malgré lesépines dont il est armé, parce quil estmoins sujet à monter.

LArtichaut craint les gelées des climatsseptentrionaux. Comme il a rie grosses et lon-gues racines, il lui faut une terre profondeet meuble. On le multiplie de graines oudœilletons. La propagation par semencesnest usitée que dans le cas les anciennesplantes ont péri par accident. En hiver, on leprotège en le buttant, après avoir coupé lestiges rez terre, et avoir rapproché les feuil-les, auxquelles on ne laisse quune longueurdun pied environ. Si les gelées augmentent,on couvre la butte de litière ou de feuilles.Les Cardons se cultivent à peu près de mê-me; seulement, il faut les arroser davanta-ge , et les faire blanchir quand ils ont ac-quis une certaine taille. A cet effet, on rap-proche les feuilles, on lesjie, on les enve-loppe de paille; et, trois semaines aprèslopération, ils sont bons à manger. An-ciennement, on servait ces feuilles ainsiblanchies crues et assaisonnées de poivreet de sel : « foliorumpediculi abruti., candi-di , à cule emundati, hyeme crudi , cumsale et pipere , in cibos veniunt ( B.viii.,Pinax ) ».

De nos jours, le Cardon , transporté auxenvirons de Montevideo , sy est tellement'propagé, quil envahit des plaines immenses,et infeste, suivant le rapport de M. Aug.de Saint-Hilaire , les campagnes du Rio dela liata et de PUraguay. (J. D.)

ARTICLE. Articulus. zoot. Lur-ticle, mot duquel dérive le nom darticulésdonné aux animaux à articulations exté-rieures, devrait être, logiquement parlant,la portion du corps compris® entre deux ar-ticulations mais, le terme d'anneaux ayant