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ARTICULE, ÉE. bot. mi. — Voyez
ARTICULATIONS. (A. R.)
ARTICULÉES, bot. cr. — Dans lafamille des I’hycées , les divisions principa-les se tirent de la couleur, et les divisionssecondaires de la structure continue ouarticulée, en sorte que chacune des troisgrandes sections ou sous-familles peut avoiret a en effet des formes articulées. Il fautbien se garder de confondre avec celles-cicertaines I’hycées continues, dont la frondecylindrique, rétrécie de distance en distance,simule des articulations véritables. Dans lesArticulées , un seul tube , ordinairementanhiste , simple ou rameux, contient, dansson intérieur, une série de cellules simplesou multiples placées bout il bout, sur unmême plan, et diversement colorées, selonque la I'hycée appartient à telle ou tellesection. (C. SI.)
ARTICULÉS (Animaux ). zool. — Onnomme ainsi l’un des quatre embranche-ments dans lesquels SI. Cuvier a reconnu,dès 1812, qu’on pourrait diviser le règneanimal. Les trois autres embranchementssont ceux des Vertébrés , des Mollusques ,et des Zoophytes ou des Animaux rayon-nés. Voy. ces mots.
Un Papillon , une Abeille , une Mouche,qui appartiennent à la classe des Insectes ,■une Araignée, un Scorpion , qui font partiede la classe des Arachnides ; une Écrevisse,un Crabe, qui sont réunis dans la classedes Crustacés ; une Sangsue même, unLombric, appelé vulgairement ver de terre,qui appartiennent à la classe des Annélides,sont des Animaux articulés , dans l’accep-tion que M. Cuvier a donnée à ces mots.Tous ces animaux ont en effet des caractè-res communs très importants, qui décèlentun même plan général dans leur organisa-tion.
Leur forme est symétrique, c’est-à-direque les deux moitiés latérales de leur corpssont similaires.
Ce corps se compose d’un nombre varia-ble de segments ou d’anneaux articulés ensérie les uns derrière les autres, ou réunispar la peau , qui se continue de l’un à l’au-tre , mais qui est plus mince aux endroitsde leur jonction.
A cette forme générale se joint un sys-tème nerveux dont les parties centrales sont
dans la ligne médiane du corps. Elles sccomposent : 1° d’un cerveau situé au dessusde l’origine du canal alimentaire, et 2» d’uncordon principal, le plus généralement etévidemment double. Il s’étend d’avant enarrière sous ce canal, après l’avoir embras- |sé à son origine, en descendant du cerveau,où il commence par deux filets, sur ses côtésqu’il contourne jusqu’à la ligne médianeinférieure. Une double série de ganglionsmédullaires, dont le nombre et les propor-tions sont très variables, donnent à ce dou-ble cordon une apparence noueuse. Desfdets nerveux vont en divergeant de cesrenflements dans les parties correspondantesrenfermées dans chaque anneau, et trans- :
mettent l’action nerveuse de la circonfé- j
rence du corps au centre, ou du centre à Ila circonférence. Tout animal qui présente, Jdans sa forme et dans la disposition géné-rale de son système nerveux , les caractères ^que nous venons d’énoncer est un animalarticulé.
Il a de plus constamment un canal ali-mentaire pourvu d’une entrée et d’une is-sue. Ce canal est renfermé dans une cavitéviscérale; ses parois sont conséquemmentbien distinctes de l’enveloppe générale ducorps.
Le sujet de cet article, dont nous venonsde donner une description succincte , ayantune certaine importance relativement auxprincipes de classification, nous y revien-drons à ce dernier mot, et en traitant de laméthode naturelle.
Cependant, l’intérêt qu’il présente sousle rapport de l’histoire de la Zoologie clas-sique et de la Zoologie philosophique ou jspéculative nous détermine à lui donner jici, dès à présent, une certaine étendue. I
Nous le diviserons en plusieurs paragra- [phes, dans chacun desquels nous envisage-rons les Animaux articulés sous un pointde vue particulier.
Comme c’est la première fois que nousavons l’occasion de traiter de l’un des grou-pes les plus importants du règne animaliil ne sera pas hors de propos de faire pré-céder ce que nous avons à dire sur les Ani-maux articulés , sous le rapport de letnhistoire naturelle classique , de quelquesobservations de principes, afin de mettre le’ecteur à même d’apprécier la valeur des