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Tome deuxième.
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sur lorganisation telle que l'anatomie la dé-montre. Elle deviendrait une science spécu-lative groupant les êtres, rapprochant cesgroupes et les rangeant en série, daprèsdes idées qui peuvent être très ingénieuses,mais qui ne renfermeraient presque riende positif sur leur commune organisation.

g II.. De la première appréciation desrapports qui existent entre les Animauxarticulés, et de la première applicationde ces vues à leur classification.

En 1812, on distinguait seulement deuxgrandes et principales divisions dans le rè-gne animal : celle des Animaux vertébrés ,et celle des Animaux sans vertèbres. Voy.ces mots.

Le groupe des Animaux vertébrés, fondésur des caractères positifs, sur un plan com-mun dorganisation, indiqué entre autrespar lexistence dune colonne vertébrale,renfermant et protégeant le principal cor-don des nerfs, etc., est resté dans la scien-ce, et forme le premier embranchement,le type supérieur du règne animal.

Ce groupe se compose de quatre classes:celles des Mammifères , des Oiseaux, desReptiles et des Poissons, dont les carac-tères distinctifs ne sont que des modifica-tions de ce plan général bien évident,daprès lequel les animaux de ces classes,compris sous la dénomination commune devertébrés, ont été organisés.

Mais la dénomination d'Animaux sansvertèbres , exprimant un caractère négatifet nindiquant rien de positif dans leurorganisation, était loin de donner uneidée exacte des Animaux rassemblés danscette seconde grande division du règneanimal.

Il suffira de lire , pour sen convaincre ,lembarras se trouve Lamarck pour ladéfinir ( Système des animaux sans vertè-bres , Paris , 1801, p. 53).

« Ils manquent ( les Animaux sans vertè-bres ) de véritable sang. Ils ont le corpsmollasse et éminemment contractile. Ce sontceux en qui les facultés de régénérer leursparties et de se multiplier par la généra-tion ont le plus détendue. »

On voit que dans cette énumération de

caractères, il ny en a aucun de forme oudorganisation qui puisse faire distinguerun animal sans vertèbres.

Dans un Mémoire de la plus haute por-tée , lu à lInstitut en juillet 1812, sur unrapprochement à établir entre les classesdu Règne animal (1), M. Cuvier reconnutpour la première fois, dans les animauxsans vertèbres, trois types bien manifestes, iaussi distincts les uns des autres quils lesont eux-mêmes des vertébrés.

ci Jai trouvé, dit-il, quil existe quatreformes principales, quatre plans généraux,daprès lesquels tous les Animaux semblentavoir été modelés, et dont les divisions ul-térieures , de quelques noms que les natu-ralistes les aient décorées, ne sont que desmodifications fondées sur le développementou sur l'addition de quelques parties, maisqui ne changent rien à lessence du plan.»

« Le système nerveux, ajoute-t-il plusbas, est le même dans chaque forme; lesautres systèmes ne sont que pour le ser-vir ou lentretenir ; il nest donc pas éton-nant que ce soit daprès lui quils se rè-glent. » ;

» Cette nouvelle répartition se réduit au ifond à ces mots ( je me sers toujours desexpressions de M. Cuvier ) : Les Animauxvertébrés tous ensemble ; les Animaux ar-ticulés tous ensemble, forment deux grou-pes, lesquels néquivalent, en importance,quaux Mollusques et aux Zoophytes. »

M. Cuvier montre, dans ce même travail,que lembranchement ou le type des Ani-maux articulés se divise, comme celui desvertébrés , en quatre groupes secondairesou classes : celles 1° des Crustacés , 2° desArachnides , 3° des Insectes , et 4» des An-nélides. Voy. ces mots.

Cette espèce de révolution , faite dans ladistribution du règne animal, et particu-lièrement la détermination du groupe desAnimaux articulés, a été adoptée dansbeaucoup douvrages généraux ou spéciauxde zoologie ou danatomie comparée. Chezles uns cependant, ce groupe est pris abso-lument avec lacception que M. Cuvier lui Jdonnée ; chez les autres, cette acceptionsy trouve plus ou moins modifiée.

(1) Voir les Annales du Muséum d'histoire » a ' |

lurette de Paris , t. XIX, p. 73. i