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Voyons d’abord le sens que lui a donnéson premier auteur.
g HI. — Caractères organiques des Ani-maux articulés , tels que Ai. Cuvier lesa exposés dans ses ouvrages (t ).
Pans la forme générale , le premier descaract. évidents d’un animal articulé, nousvoyons le corps et les membres, ou l’une oul’autre de ces parties, divisés en segmentsou en anneaux, qui sont joints ensemblepar des articulations le plus souvent mo-biles.
« Les anneaux articulés qui entourent lecorps et souvent les membres tiennent lieudu squelette des vertébrés, et, comme ilssont presque toujours assez durs, ils peu-vent prêter au mouvement tous les pointsd’appui nécessaires ; en sorte qu’on trouveici, comme parmi les vertébrés, la mar-che, la course, le saut, la natation , le vol.
11 n’y a que les familles dépourvues de pieds( telles que les sangsues), ou dont les piedsn’ont que des articles membraneux et mous(les chenilles), qui soient bornées à la repta-tion.
» Cette position extérieure des parties du-res, et celle des muscles, dans leur intérieur,réduit chaque article à la forme d’un étui,et ne lui permet que deux genres de mou-vements.
» Les articles qui composent le corps sontunis, le plus souvent, par des membranesflexibles, ou bien ils emboîtent l’un dansl’autre, et alors leurs mouvements sont plusvariés, mais n’ont pas la même force queceux des membres. Dans ceux-ci, l’articlemobile tient à l’article voisin par une join-ture ferme ; il y est fixé par deux points, etne peut se mouvoir que dans un seul plan,ce qui exige des articulations plus nom-breuses pour produire une même variété demouvements.
"Le système d’organes par lequel les Ani-maux articulés se ressemblent ie plus, c’estcelui des nerfs.
(t) Voir le mémoire cité : Annales du Muséumdhisl. nal. de Paris , t. XIX, p. 73; le Règne uni-mal . de Cuvier, première édit, de 1817 , t. Il , Pi>08-”>t0, et deuxième édit., 1829, t. I, p. 50 et St'■'H, 1830, p. 180 à 180.
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«Leur cerveau, placé sur l'oesophage,fournissant des nerfs aux parties qui adhè-rent h la tête, est fort petit. Deux cordons,qui embrassent l’œsophage, se continuentsur la longueur du ventre, se réunissentd’espace en espace par de doubles nœudsou ganglions, d’où partent les nerfs du corpset des membres.
» Si l’on ajoute à cela que les mâchoiresdes Animaux articulés , lorsqu’ils en ont,sont toujours latérales, et se meuvent dedehors en dedans, et non de haut en bas ,on aura exprimé à peu près tout ce qui s’enlaisse dire de général. »
Ajoutons encore que, pour ceux dont ona pu observer le développement ( les Crus-tacés et les Arachnides ), le sac vilellin esten communication avec l’intestin par laface dorsale du corps, et non par la faceabdominale, comme dans les Animaux ver-tébrés.
«Le groupe des Animaux articulés, aprèsces ressemblances générales, présente degrandes différences dans l’existence d’orga-nes de l’ouïe ; dans l’existence, le nombreet la forme de ceux de la vue ; le produitet le mode de génération ; l’espèce de re-spiration; la couleur du sang (les réservoirsde ce fluide), son mode de circulation , quiservent à caractériser les classes ou leurssubdivisions. »
Celles des Insectes , des Arachnides etdes Crustacés t que Linné laissait réuniessous la dénomination commune d’insectes ,ont entre elles , en effet, de nombreuses etévidentes ressemblances, qui les distinguenten même temps des Annélides : non seule-ment leur corps est manifestement articulé,mais encore les pieds, dont les Animaux de, ces trois classes sont constamment pourvus| à l’état parfait.
j La classe des Annélides, au contraire,i n’a tout au plus que des soies, emboîtéesI dans les replis ou les mamelons de la peau,
! pour l’aider dans ses mouvements. Certainefamille , celle des üirudinée s, qui fait pnr-! tie de celte classe, est même privée de ces! soies ou de toute autre espèce d’appendice■ se séparant de la peau pour constituer un| pied distinct.
| Ainsi, les caractères généraux des quatre! classes des Animaux articulés, qui forment
le tableau de l’organisai ion de ce fjpe, n’a-
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