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ment du Dict. des sciences nature très, l’a- 'ris, 1840), M. de Blainviile divise le règneanimal en cinq types. Le second , celui desEntomozoaires, comprend les Articulés deCuvier et tous les Intestinaux , qui ne sontplus séparés, comme en 1828, en deuxsous-règnes et en deux types distincts. Ilréunit encore à ses Entomozoaires les Cir-rhopodes et des animalcules.
Un naturaliste expérimenté et clairvoyantqui parviendra à comprendre ces différentescombinaisons ne peut manquer d’y décou-vrir des vues de rapports qui doivent con-tribuer, par là même que ce sont des aper-çus sur les ressemblances ou les différencescaractéristiques des animaux, à faire appré-cier la méthode naturelle de leur classifica-tion. Pour s’élever à cette juste apprécia-tion , il faudra mesurer exactement la va-leur de ces différences ou de ces ressem-blances , relativement à l’ensemble des or-ganismes.
Pour M. Duméril ( Éléments des sciencesnaturelles, troisième édition, Paris , 1825 ; etquatrième édition , Paris , 1830 , deux vol.in-8 »), le règne animal se partage en deuxgrandes divisions, les Animaux articulés etles Animaux non articulés. Le première sesous-divise en deux sections :
La première section, celle des Ar-ticulés en dedans ou des Vertébrés , com-prend les quatre classes 1° des Mammi-fères , 2° des Oiseaux, 3° des Reptiles , 4°des Poissons .
La seconde section, celle des Articulésen dehors, se compose 5° des Insectes, 6°des Crustacés, et 7 a des Vers.
Le second type, celui des Animaux nonarticulés, ne comprend que deux classes :8° les Mollusques , 9° les Zoophytes.
Dans cette classification, l’acception dumot Articulés se rapproche de celle ad-mise par M. de Blainviile, avec des diffé-rences très grandes dans le nombre des clas-ses et dans leurs limites, celle des Vers necomprenant pas les Intestinaux de Cuvier,laissés, à son imitation, parmi les Zoophytes.
Les mots articulés en dehors exprimentsans doute une forme générale, et consé-quemment un caractère extérieur ; tandisque l’expression articulés en dedans signi-lie un caractère de structure caché généra-lement dans l’axe du corps et dans sa pro-
fondeur. Cette opposition est en mêmetemps une ressemblance, mais une ressemblance qui ne se lie qu’à un petit nom-bre d’autres, et ne constitue pas un plandominant, qui se ferait jour dans toute l’or-ganisation à travers les modifications quiconstituent les classes et leurs divisions.
Cependant nous devons dire qu’ici la for-me articulée est en même temps symétri-que, et qu’elle coexiste avec un cordon prin-cipal des nerfs situé dans la ligne médianedu corps, sur le canal alimentaire, ou audessous de ce canal, lequel est toujours sur-monté, à son origine, par le cerveau, liélui-même avec ce cordon principal, quelleque soit sa position.
Ces caractères sont assez remarquablespour pouvoir rapprocher une sangsue ouun lombric de l’animal vertébré le plusparfait ; mais ils ne suffisent pas pour fairecomprendre le plan réel, sauf la forme sy-métrique , d’après lequel cette sangsue ouce lombric et cet animal vertébré ont étéorganisés.
La désignation d’ Animaux articulés n’estemployée pour aucune des divisions adop-tées par Lamarck dans son Histoire desAnimaux sans vertèbres. Paris , 1813 (1).
Les deux principaux groupes, celui des a-nimaux apathiques et celui des animauxsensibles, n’y sont guère distingués que pardes caractères négatifs.
L’auteur avait bien senti que celte classi-fication était défectueuse et ne montraitpas tous les rapports des classes entre elles.
Il établissait, dans l’introduction qui est entète du même ouvrage, que les animaux nese lient pas les uns aux autres de manièreà former une série simple; que leur sérieest double et rameuse, et que la composi-tion organique progressive n’existe que dansles masses principales ou classiques.
Un tableau fort remarquable de tout lerègne animal donne une idée de la classifi-cation de ce règne, telle que Lamarck l’avaitconçue d’après ces principes.
Tous les Animaux y sont rangés en deuxséries : celle des Animaux inarticulés , etcelle des Animaux articulés.
(1) Il parait une nouvelle édition de cet impor-tant ouvrage, soignée par MM. Deshayeset Milite-I Edtvards.