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tt que les naturalistes avaient jusque là pro-menés d’un genre et même d’un ordre à l’au-tre. Cuvier , le premier, en sépara les Agoutis(Chloromys) ; depuis, Frédéric Cuvier pro-posa de former un genre particulier des Pa-cas ( Cœlogenys ) ; enfin Cuvier distingua en-core des Cabiais proprement dits les Cobayes( Cavia ), et, plus tard, Frédéric Cuvier rap-procha de ce dernier genre les Mocos (Ke-rodou ). Voyez les mots agouti , cobayf. etTACA.
Les caractères du genre Cabiai ( Hydrochœ -rus), ainsi réduit, sont les suivants : Quatremolaires en haut et en bas de chaque côtéde la mâchoire, formées de lames vertica-les , transverses et parallèles ; quatre doigtsen avant, trois en arrière, tous palmés etarmés d’ongles très larges.
Ce genre ne renferme qu’une seule espèce,le Cabiai (H. capybura), que Linné avaitréuni aux Cochons sous le nom de Sus bydro-chcerus. Le Cabiai est le plus grand rongeurconnu ; il a près de 1 mètre de longueur sur50 centimètres de hauteur. Ses formes sonttrapues et ramassées ; ses jambes, courtes,forment autant de rames robustes, grâceaux membranes qui réunissent les doigts.Un poil dur, lisse, peu fourni, d’un brunjaunâtre sur la partie supérieure du corps,un peu plus clair sous le ventre, le couvreen entier. Sa tête est forte, obtuse, son mu-seau très épais, sa lèvre supérieure fendue,ses oreilles sont courtes et arrondies. Le mâleporte, au-dessus du museau , une protubé-rance nue d’où suinte une sérosité inodore,sécrétée sans doute par une glande particu-lière.
La femelle a six mamelles de chaque côtédu corps. Elle porte, dit-on , quatre petits,qu’elle met bas sur un lit de paille préparéd’avance.
Le Cabiai paraît se trouver dans toute l’A-mérique méridionale ; mais il habite surtoutles bords des rivières de la Guiane et desnombreux affluents du fleuve des Amazones.C’est là qu’on le rencontre réuni en gran-des troupes. A la moindre apparence dedanger, il cherche un refuge dans l’eau, ety cache tout le corps, en ne laissant à l’airque l’extrémité des narines, afin de respirer.Blessé ou vivement poursuivi, il plonge etreste long-temps sous l’eau. Dans quelquesprovinces de l’Amérique méridionale, on fait
une chasse active à cet animal, dont la chair ,passe pour un excellent manger.
Comme tous les animaux qui, dans l’étatsauvage, vivent en société, les Cabiais sontsusceptibles de s’apprivoiser, surtout lors-qu’ils sont pris jeunes. Us sont sensibles auxcaresses, reconnaissent la main de celui qui >les soigne , et se rendent à son appel.
(A. de Q.)
CABOCHE, ots. — Nom vulgaire de laChevêche .
CABOCHON. Capulus, Mont.; Peleopsis,
Lam. moll. — Genre de Mollusques del’ordre des Gastéropodes pectinibranches deCuvier, Trachélipodes turbinacés de La-marcU, ayant pour principaux caractères :Coquille conique à sommet plus ou moinsrecourbé ou spiral ; ouverture arrondie ; ca-vité profonde offrant une impression mus-culaire en forme de fer à cheval. Animalconique, légèrement spiral, muni d’une têtedistincte ; branchies sur une rangée sous lebord antérieur de la cavité branchiale ;trompe assez longue ; sous le cou un voilemembraneux très plissé; deux tentaculesconiques portant les yeux à leur base exté-rieure. Ce genre , dont nous possédons unebelle espèce sur les côtes de Cette, le Cabo-chon bonnet de Hongrois , ne renfermequ’un petit nombre d’espèces vivantes etbeaucoup plus de fossiles. On l’a long-tempsconfondu avec les Patelles. (C. d’O.)
CABOMBA. bot. ru. —Genre établi parAublet ( Guy., I, p. 321, t. 124), et formantle type d’une petite famille distincte , celledes Cabombées. On le distingue aux ca-ractères suivants : Calice composé de 6 sé-pales : 3 extérieurs sessiles, et 3 intérieursonguiculés. Étamines 6, hypogynes, à an-thères introrses. Pistils généralement aunombre de 3 , distincts et dressés au centrede la fleur. Ovaire uniloculaire , conte-tenant 2 ovules superposés ; style ter-miné par un stigmate simple. Le fruit secompose de 1 à 3 carpelles charnus, indéhis-cents , terminés en pointe à leur sommetcontenant une ou deux graines superposées.
La plante qui sert de type à ce g., le Cabombaaquaticu Aubl. ( l. c. ), a le port de la Re-noncule aquatique ; comme elle, elle nage àla surface des eaux, et présente des feuillessubmergées et opposées, divisées en lanièresétroites, et d’autres émergées, alternes, pel-