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Tome troisième.
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CAG

CAC

au dehors de mon habitation. Il ne cherchejamais à s’en éloigner ; et, quoiqu’il vole trèsbien, il se contente d’en parcourir les arbresles plus voisins, se suspendant souvent àl’extrémité des branches les plus flexibles,et prenant plaisir à s’y balancer avec grâce,la tête en bas, les ailes et la huppe ouvertes,et en poussant de grands cris de satisfaction.A l’approche de la nuit il descend sur lesbranches basses, attendant qu’on vienne luiprésenter le poing pour le reporter dans sacage. Comme la plupart des Perroquets endomesticité, les Cacatois ont de l’antipathiepour les enfants, probablement à cause deleurs mouvements brusques et bruyants, quiles effraientet les contrarient. Lorsqu’on les atourmentés ou frappés, ils en conservent ran-cune assez long-temps, se mettent en colèreà l’approche de celui dont iis ont à se plain-dre , et cherchent à le mordre avec une sortede fureur. Lorsqu’un objet les effraie, ilsentr’ouvrent et ébouriffent tellement toutleur plumage en se berçant lentement, quedans ces moments leur figure est des plusbizarres, et ne rappelle pas mal celle de laChouette Effraye lorsqu’on s’en approche lejour. (La fr.)

CACATUA, Briss. ois. — Nom scientifi-que du g. Cacatois.

* C A CAT LI\ÉES. Cacatuinæ. ois.—Sous-famille de la famille des Psittacidées ou desPerroquets, faisant partie de nos Zygodac-tyles préhenseurs dans notre sous-ordre desZygodactyles.

Cette sous-famille répond à celle des:Plyclolophinœ de Swainson et Bonaparte,et des Cacatuinæ de G. R. Gray dans sa Listof lhe généra. (Lafr.)

*CACCINIA(nom propre), bot.pii.—G enrede la famille des Aspérifoliées, formé parSavi ( Coroll. bol ., I, t. 1 , f. 1-6 ) sur uneplante herbacée, ascendante, indigène de laPerse, à feuilles étroites, glauques, subchar-nues, ciliées-dentées en scie, scabres; à fleursquelquefois tétramères , disposées en formede grappes. (C. L.)

CACHALON. min. — Même chose queCacholong.

CACHALOT. Pliyseter , Linn. mam. —Genre de Cétacés qu’on peut caractériser dela manière suivante : Tête énorme, brusque-ment tronquée en avant, formant le tiers oule quart de la longueur totale du corps.

Dents rudimentaires ou nulles à la mâ-choire supérieure, bien développées, et ennombre variable à la mâchoire inférieure.

Si la détermination et la distinction desespèces est souvent embarrassante quand ils’agit d’animaux vivant auprès de nous, etdont l’examen peut être répété en quelquesorte aussi souvent que le besoin s’en faitsentir, les difficultés deviennent bien autre-ment grandes quand le naturaliste doit s’oc-cuper de ces êtres qui vivent loin de nous,au sein d’un élément que l’homme ne par-court qu’accidentellement. Elles deviennentpresque insurmontables lorsqu’il faut étu-dier ces monstres marins que le hasard seulpeut placer sous des yeux exercés aux recher-ches scientifiques. Échoué sur le sable de nosrivages, leur immense corps s’affaisse et sedéforme sous son propre poids, alors mêmequ’une décomposition déjà avancée ne l’apas déjà défiguré en partie, et celte circon-stance ajoute à la difficulté très réelle quirésulte pour le dessinateur de l’impossibilitéd’embrasser d’un coup-d’œil des massesconsidérables , pour l’anatomiste, de la né-cessité de disséquer des organes par tropvolumineux. Aussi, la plupart des figuresreprésentant les grands Cétacés sont-ellespeu comparables entre elles, et chaque ob-servateur, réduit pour ainsi dire à ses pro-pres forces, a dû se trouver entraîné à voir,dans chaque individu qu’il examinait, quel-que modification jusque là inconnue dutype générique. Encore les naturalistes aux-quels nous faisons ici allusion se sont-ilstrouvés dans les circonstances les plus favo-rables. Que sera-ce si nous voulons faire en-trer en ligne de compte les observations né-cessairement tronquées des navigateurs, quisouventn’ont pu qu’entrevoir à des distancesassez éloignées, ces géants de la mer, ou en-core les rapports nécessairement inexacts etexagérés des pêcheurs?

Les réflexions qui précèdent s’appliquentplus particulièrement peut-être au genreCachalot qu’à tout autre. Il en est peu quioffrent une aussi grande dissidence d’opi-nions dans les écrits des auteurs les plus es-timés. Il en est peu où i! soit aussi difficilede démêler la vérité au milieu desobserva-.tions inexactes et contradictoires qui com-posent la masse de nos connaissances àleur égard. Quelques détails historiques