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Tome troisième.
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charbonneuse, de certaines espèces de Cala-mites, telles que le Calamites pacltyderma(Büt. vig. foss., I, pi- 22). Mais quoiquela structure intime de ces tiges soit bien con-servée, leur opacité s’oppose à ce qu’on étu-die lesdétailsdeleurorganisation. J,es échan-tillons observés en premier par M. Cotta, ettrouvés en Save aux environs de Schemnitz ,sont au contraire silicifiés, et peuvent êtresoumis à une étude approfondie : c’est cequ’a fait dernièrement le docteur AlexandrePetzholdt, dans un opuscule très intéres-sant, intitulé : Ueber Calamitea, etc. (Dresde ,1841 ). Dans ce même travail , ce savant afait connaître l’organisation des Calamitesproprement dites, telle qu’elle est conservéeà l’état charbonné dans quelques Calamitesordinaires des terrains houillers, dans les-quelles le centre est occupé par un dépôtnon organisé. Cette partie, que M. Petzholdtconsidère comme formant les parois tout en- jtières d’une tige fistuleuse, me paraîtraitplutôt correspondre à sa partie corticale seu-lement.

Mais on peut encore se demander s’il estcertain que les Calamitea ne soient quela partie intérieure des Calamites , dont lestissus ligneux et vascuiaires auraient étéconservés par la pétrification, et si les Cala-mites sont bien les mêmes tiges dans les-quelles, par suite d’autres circonstances dansle mode de conservation , l’axe ligneux au-rait été entièrement détruit, tandis qu’aucontraire , l’écorce seule aurait été con-servée.

Dn examinant cette question avec atten-tion , on est conduit à la résoudre affirmati-vement et à considérer les Calamitea commeles axes ligneux des Calamites , ou au moinsde certaines espèces de Calamites , proba-blement des espèces à écorce charbonneuseépaisse, et à stries longitudinales très mar-quées sur le noyau intérieur, peu apparentesau contraire extérieurement, telles que lesCalamites pacltyderma , approximalus , nodo-sas. Peut-être les Calamites à écorce mince,à stries longitudinales moins prononcées surle noyau intérieur, à tubercules articulairestrès marqués, constituent-elles un autregroupe renfermant des espèces moins li-gneuses, et peut-être même des plantes d’uneorganisation très différente.

Je dois, du reste , faire obsevver que

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plusieurs des tiges fossiles désignées sous cenom par M. Cotta , se rapportent probable-ment à des végétaux d’autres familles. Ainsises Calamitea concenlrica et lineata paraî-traient plutôt se rapporter à des bois de Co-nifères , tels que ceux qu’on rencontre assezfréquemment dans les mêmes terrains ; lesCalamitea striata et bistriala, mais surtout lapremière de ces espèces, doivent au contraireêtre considérées comme types de ce genre.

C’est également sur le Calamitea striataqu’ont été faites les observations d’anatomiamicroscopiques de MM. Petzholdt et Unger, etles Calamitea transformées en carbonate deFer , que j’ai recueillies dans les terrainshouil-lers de Saint-Bérain (département de Saône-et-Boire), me paraissent aussi se rapporter àcette espèce, ou n’en différer que très légè-rement. Ce sont donc les tiges de cette espèceque je vais faire connaître avec plus dedétail, et le genre Calamitea ne devra com-prendre que les tiges pétrifiées qui offrirontune organisation analogue.

Ces tiges ont une moelle centrale très vo-lumineuse, souvent aplatie, elliptique ou li-néaire, suivant le degré de pression que latige a subi. Le tissu cellulaire qui remplis-sait cette partie centrale doit avoir été plusou moins complètement détruit par cettepression, et par suite de son altération plusfacile; cependant, M. Petzholdt a reconnuson existence, et constaté que le centre dela tige n'était pas entièrement occupé par unevaste lacune. Autour de celte moelle, dansla position qu’occupe l’étui médullaire desplantes dicotylédones, se trouve une série depetites lacunes tubuleuses, cylindriques,complètement distinctes de la zône ligneusequi entoure la moelle. Ce cylindre ligneux,souvent fort épais et très régulier, qui s’é-tend depuis la moelle jusqu’à la surface ex-terne des échantillons, et dans les morceauxde Saint-Bérain , jusqu’à l’enveloppe char-bonnée représentant l’écorce de ces tiges,est composé de bandes rayonnantes alter-natives, très régulières,d’aspect et de cou-leurs en général très différents, d’une lar-geur à peu près semblable dans le Calamiteastriata , alternativement larges et étroitesdans le Calamitea bistriala. Ces lames rayon-nantes, qui se continuent dans toute la lon-gueur de la tige d’une articulation à uneautre sans interruption, sembleraient au