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assigner aux Caméléons parmi les Reptiles.Merrem,cn effet, les séparait des autres Sau-riens par tout l'ordre des Ophidiens , tandisque d’autres, et c'est le plus grand nombre,les mettent à la tête des Sauriens (les Croco-diliens étant exceptés). M. de Blainville ad-met qu’ils doivent suivre les Geckos et pren-dre rang avant les Agamiens ; leur systèmed’écaillure et leurs ongles les rapprochentsuivant lui des Geckos. MM. Duméril et l'.i-bron sont de l’avis précédent; et, en effet,par leurs organes locomoteurs et par plu-sieurs autres caractères , les Caméléonienssemblent représenter, parmi les Sauriens,des animaux que, dans les deux classes pré-cédentes (Mammifères et Oiseaux), on metaussi en première ligne, certaines disposi-tions qui se répètent chez ces différents ani-maux (Singes, Perroquets, Caméléons ),ayant été regardées avec raison comme despreuves de leur supériorité sur les autresfamilles du groupe auquel chacun d’eux ap-partient. Voyez caméléon. (P. G.)
C.AMÉLÉOPAIID. mam. — Voyez ci-
1ÎAFFE.
CAMÉL1NE. Camelina { yyu.o :', à terre;àîvov, lin ; petit lin. Il faudrait écrire Charnc-lina!) bot. ph. — Genre de la famille desCrucifères, type de la tribu des Camélinées,formé par Crantz ( A un., t. VII ) aux dépensde plusieurs espèces de Myagrum. Il diffèresurtout de ce dernier genre par son fruit po-lysperme , et renferme environ une dizained’espèces. Ce sont des plantes herbacées an-nuelles ou pérennes, croissant dans l’Europe et l’Asie médiane, dressées, rameuses, cou-vertes de duvet ou de sétules bi-trifurquées,à feuilles éparses, sublancéolécs, sagittéesou cordiformcs, très entières, dentées oupinnatifides, amplexicaules à la base ; àHeurs petites, jaunes, en grappes terminalesaphylles, les fructifères allongées. On enélève plusieurs espèces dans les jardins debotanique; et l’une d’elles, la C. saliva , estcultivée en grand pour scs graines dont onretire une bonne huile. (C. L.)
CAMÉLINÉES. bot. ph. — Tribu établiepar De Candolledans la famille des Crucifè-res, étayant pour type le g. Camelina. (An.J.)
CAMl'XLIA (le père Camelli, jésuite).bot. ph. — Genre de la famille des Terns-træmiacées, type de la tribu des Cameliiées,ormé par Linné ( Gen 84S), et adopté par
tous les auteurs. Il renferme dix à douze es-pèces, particulières aux régions orientales del’Asie australe. Ce sont de grands arbris-seaux toujours verts, à feuilles alternes, pé-tiolées , coriaces, luisantes, très entières oudentées-crénclées, à gemmes amples, cou-vertes de pérules imbriquées-distiques ; àfleurs très grandes et très belles, blanches,roses ou rouges, axillaires et terminales.(Voyez, pour les caractères génériques, l’ar-ticle tebnstbæmiacées). Plusieurs espècesde ce beau genre sont fort recherchées dansles jardins, particulièrement le C. Japonica,objet d’un commerce très considérable, etcultivé avec empressement par tous les ama-teurs. Dans son pays natal, le C. Japonicaorne tous les bosquets, tous les parterres ; onle plante même autour des habitations.
Quoique introduit en Europe par le pèreCamelli, dit-on, et dès 1731), ce bel arbusteresta long-temps dans les jardins de botani-que ou de quelques curieux, sans qu’on pûtse douter de l’immense vogue qu'il devait ac-quérir un jour. Quelques belles variétés,dont une à fleurs blanches, et une autre àfleurs panachées, furent introduites, au com-mencement de ce siècle, du Japon en Eu-rope , et donnèrent l’éveil aux horticulteurssur ce que pouvait produire ce végétal. Eneffet, en le croisant avec quelques espècesvoisines, les C. reticulata etsasanqua, parexemple , ils en obtinrent de nouvelles plusremarquables,qui se multiplièrent tellementpar des semis répétés, qu’on peut estimer àprès de quinze cents les variétés indiquéesdans les catalogues, depuis 1810 jusque dansces derniers temps. Aujourd’hui encore , lenombre de ces variétés ne cesse de s’accroî-tre ; mais les amateurs les plus difficiles n’enconservent guère que trois à cinq cents, choi-sies parmi les plus belles. Le Cametlia Japo-nica est, nous le répétons, l’objet d’nn trèsgrand commerce en Europe et dans le nordde l’Amérique . Un nombre considérabled’horticulteurs s’y livrent avec empresse-ment , et le font marcher de pair avec celuides Roses et des Dahlias. En France , on lecultive principalement en terre de bruyèrespure; on le multiplie de graines, de boutu-res, de marcottes, et surtout de greffes. (C.L.)
"CAMEIXIÉES. bot. ph. — Le genre CVmcllia forme, avec le Thé, un petit groupeque quelques auteurs admettent connue une