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On en cultive deux, espèces dans les jardinsde botanique. (C. L.)
"CAMPHOROSMÉES. Camphorosmeœ.bot. ph. — Tribu de la famille des Atripli-cées. Ployez ce mot. (Ad. J.)
CAMPHRE. Camphora. bot. ph. et chim.— Le Camphre est une substance blan-che , transparente , éminemment volatile ,combustible , concrète, cristalline , d’uneodeur pénétrante et subtile, d’une saveuramère et âcre , peu soluble dans l’eau, trèssoluble dans l’alcool, les huiles fixes et essen-tielles et plusieurs acides. Les chimistes neparaissent pas entièrement d’accord sur laproportion des éléments constituants qui lecomposent ; selon I.iebig , il est formé de :
Oxygène.8 ,535
Hydrogène. ... 0 ,722
Celte substance provient de divers arbres dela famille des Lauracées, et principalementdes Laurus camphora elSHmalrertsis,da£)ryo-halemops aromniica, etc.Elle ne transsude pasnaturellement de l’écorce de ces arbres ;mais on l’y trouve par dessous et dans lescavités du corps ligneux, sous la forme degrumeaux, dont les plus gros ont les dimen-sions d’un pois. Ces grumeaux sont sansdoute le produit des huiles essentielles queces arbres sécrètent abondamment dansleurs feuilles, leur écorce et même leur bois,et ne seraient très probablement pas autrechose que le Stéaropton de Hcrberger, laSéreusine de Bizio et de Boullay.
Dans les îles Moluques et au Japon , oùl’on s’occupe de l’extraction de ce principe,on fend, en brindilles menues, les tiges desarbres qui le produisent ; on les distille, eton recueille le Camphre en petits grains su-blimés qui s’attachent aux rayons d’unenatte de paille de riz, laquelle recouvre l’inté-rieur du couvercle du vase où se fait l’opé-ration. Transporté sous cette forme en Eu-rope , il y subit une épuration, et est livré aucommerce en petits pains brillants, lamel-leux et cristallins. Le Camphre olfre plu-sieurs particularités physiques assez curieu-ses; ainsi, par exemple, son inflammabilitéest telle qu'il peut brûler à la surface del’eau, propriété qui peut faire penser qu’ilentrait peut être dans la composition du feugrégeois. Brisé en petites molécules et jeté
ainsi sur l'eau , celles-ci s’agitent vivementen un mouvement gyratoire ; circonstancequi mériterait bien les recherches des phy-siciens pour recevoir une explication satis-faisante. Soumis à l’action de l’acide nitriqueconcentré, il se change en acide campho-rique.
Le Camphre est très usité en médecinecomme calmant et antiseptique. M. Raspaille préconise comme une panacée universelleet conseille de l’absorber, sous forme de ci-garettes qu’on fume à froid. Selon cet au-teur, elles sont souveraines contre la mi-graine, les pesanteurs d'estomac, le coryza,les affections des voies nasales, les mauxd’yeux, la toux, les rhumes les plus invété-rés , les pituites, le croup , et même contrela phthisie pulmonaire , du moins , dit-il, àson premier degré. Le malade, selon lui en-core , en éprouve un bien-être presque in-stantané. On ne peut nier, en effet, que cettesubstance n’agissc comme un stimulanténergique sur l’économie animale; maisnous ne saurions affirmer que sa puissancesur elle soit telle que l’avance M. Raspail,dont les assertions auraient besoin d’êtrecorroborées par des expériences réitérées.
Le Camphre n’agit pas avec moins de forcemais en sens divers, à ce qu’il paraît, sur lesvégétaux. « Gœpperi a vu plusieurs plantespérir en deux ou trois jours dans une eauqui en contenait en dissolution environ undemi-gramme, broyé avec de la gomme ara-bique. Une demi-drachme de cette sub-stance , mise dans un vase clos avec deuxplantes de pois, les a tuées en vingt heures.De petits fragments placés dans les fleurs del’Épine-vinette, en paralysent tout-à-coup lemouvement des étamines. Selon Willdenoxvet Droste , des plantes fanées se redressentplus promptement dans de l’eau camphréeque dans l’eau ordinaire; Barton assurequ’elles y végètent avec force. Quoi qu’il ensoit de ces assertions contraires, il résulte desexpériences de M. Gœppert, expériences ré-pétées et variées sous diverses formes: 1» queles solutions de Camphre agissent de lamême manière que les huiles essentielles,mais qu’il en faut une dose double pour pro-duire le même effet; 2 » qu’elles détruisentla molilitédes parties contractées sans l’avoirpréalablement excitée; 3» qu’elles n’ont au-cune action ni sur la germination des pha-