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Tome troisième.
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produites par l’altération de la substance,qui tend à se transformer en oxyde ou hy-drate de Fer . Cette substance est composéede Fer oxydulé 6t,3T, et d’acide carbonique3S,63. Calcinée au chalumeau , elle donneune matière noire ou rouge qui fond en glo-bule noir, attirable à l’aimant. La solu-tion, qui se fait lentement à froid , donneun précipité abondant par le cyanure fer-roso-potassique. Cette substance étant undes principaux minerais de fer , nous réser-vons les autres détails de son histoire pourl’article ter, où les différents minerais dece métal seront décrits comparativement.

On peut considérer comme une Sidéroseinanganésifère 1 ’Oligonspa h de lireithaupt,qui se rencontre à Ehrenfriedersdorf enSaxe .

8'espèce. Diallogite (Carbonate de Man-ganèse,Manganspalh).—CMz; rhomboèdre de106° SI'. — Densité =3,5; dureté = 4,6.Couleur : le rouge de rose, brunissant àl’air. Donnant au chalumeau une fritteverte par la fusion avec la Soude . Composéde 62,25 d’oxydule de manganèse, et de 37,76d’acide carbonique ( voy . manganèse).

9» esp. Smitiisonite (Carbonate de Zinc,Galmey, Zinkspath). — CZn; rhomboèdredel07°40'. — Densilé=4,6; dureté = 5.Couleur : le blanc ou le jaunâtre. Donnantà la calcination une fumée blanche qui sedépose autour de la pièce d’essai. La solu-tion dans l’acide azotique, qui se fait avecune vive effervescence, donne, par l’ammo-niaque , un précipité qui se redissout parun excès de cet alcali. — La Smithsonite estcomposée d’oxvde de Zinc 64,55 , et d’acidecarbonique 35,45. Voir, pour les autres dé-tails de son histoire, l’art, zinc.

2' tribu. — Riiombiques.

Genre unique. Cr. — Forme primitive :prisme rhombique droit.

1” esp. Aragonite (Carbonate de Chauxprismatique).—CCa.—Ayant la même corn,position relative, et par conséquent donnantà l’analyse le même résultat que le Calcaire ,mais différant de cette dernière espèce parl’ensemble de toutes scs propriétés physi-ques. L’Aragonite se clive difficilement pa-rallèlement aux pans et à la petite diagonaleprisme d’un orthorhotnbique de 116» 16 ’. Sadensité est un peu plusconsidérableauecelle

■ du Calcaire ; elle est de 2,95; sa durct estde 3,5, en sorte qu’il raie le Carbonate deChaux ordinaire. Il a la double réfraction àdeux axes.

Celle espèce est remarquable par la singu-larité de sa cristallisation, et surtout par leslongues discussions qu’elle a fait naître en-tre les chimistes et les cristallographes. Lesdivergences d’opinions venaient de ce qu’onne s’entendait pas sur la valeur des mots decomposition chimique , et que les chimistesn’avaient point encore établi, entre la com-position relative et la composition absolue,une distinction bien importante, dont la réa-lité a été confirmée plus tard par l’admissiondu principe de l’isomérie. Aujourd’hui lacause de ces divergences a complètementdisparu, et tout le monde serait bien prèsd’être d’accord si un autre malentendu, pro-duit par une application peu réfléchie duterme de dimorphe, n’était venu ranimer lacontroverse et obscurcir pour quelque tempsencore une question des plus simpies. Onverra au mot dimorphisme ce que signifieréellement cette expression, dont on a beau-coup abusé. En ce moment nous nous bor-nerons à dire que , pour les chimistes quiprétendent attribuer au Dimorphisme la va-leur d’un nouveau principe, le Calcaire etl’Aragonite sont l’un et l’autre du Carbonatede Chaux , c’est-à-dire une même espèce quiseulement se montre dimorphe ; tandis que,pour nous comme pour Haüy, le Calcaireest un Carbonate de Chaux et l’Aragonite enest un autre. Ces deux espèces de Carbonates sont des composés isomères, et leur héléro-morphie est précisément la conséquence desmodifications isomériques qui les distin-guent.

Ces modifications résultent sans aucundoute des circonstances différentes dans les-quelles se forment les deux Carbonates. Ona reconnu par l’expérience que l’Aragonitese forme seulement par la voie humide. Ellene peut subsister à une haute température;lorsqu’on la soumet à une chaleur rougefaible, elle se désagrège, tombe en pous-sière , et passe à l’état de Calcaire spa-thique. Celte propriété de se déliter aufeu et de tomber en poussière est un ca-ractère qui peut servir à la distinguerdu Calcaire proprement dit. On sait, depuisles travaux de J. Hall, que ce dernier peut