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Tome troisième.
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que M. Geoffroy avait nommé long-tempsavant Cheirogaleus major. (P. G.)

CEBUS. mam. — Nom latin du g. Sajou.

CECHENIJS (x£^7)vù)ç, bâillant), ins. —Genre de Coléoptères pentamères , familledes Carabiques, tribu des Simplicipèdes deM. Dejean, établi par M. Fiscber de Wal-dheim aux dépens du g. Carabe ( Entom.de la Russie , tom.f, p. 110). M. Dejean n’apas trouvé ce g. suffisamment caractérisépour l’adopter ; il en a placé les espècesdans la 10 e division de son g. Carabus.M. Fischer lui donne pour type le CarabusBoeberi d’Adams, qui se trouve sous lespierres dans l’Osselie, région du Caucase,et y réunit les Car. Creulzeri Ziegl., et irre-gularis Fabr. (D.)

•CECIDODAPHNE (xnxîç, noix de galle ;3â<pm, laurier), bot. ph. — Genre de la fa-mille des Lauracées, tribu des Cryptoca-rvees, institué par Nees ( in Watt. PL as.rur., il, 6l) et ne contenant qu’une espèce,le C. glaucesceus ( Laurus glaucescens Ha-milt.). C’est un arbre de l’Inde encore peuconnu, à feuilles alternes, veinées, à fleurshermaphrodites ? , réunies en paniculescourtes , multiflores. (C. L.)

CÉCIDOMYIE. Cecidomyia (xvjxtç, Mo s ,galle, excroissance; p» , mouche), ins. —Genre de Diptères némocères, famille des Ti-pulaires, tribu des Gallicoles, établi par Mei-gen et adopté par Latreille, ainsi que parM. Macquart, qui lui donne pour caractè-res : Tête hémisphérique. Antennes de lalongueur du corps , ordinairement de 24 ar-ticles dans les mâles, de 14 dans les femelles;•es deux premiers courts et nus. Pieds al-longés : l' r art. des tarses très court ; 2 e très•ong. Ailes frangées , à 3 nervures longitu-dinales. Les Cécidomyies sont dans l’ordredes Diptères ce que sont les Cynips parmilcs Hyménoptères. Les femelles sont muniesdunoviducte rétractile, en forme de ta-riere qui i eur ser t à percer certaines plan-tes pour y déposer leurs œufs. Il se forme,a l’endroit de la blessure, une espèce de gallefit» prend un grand accroissement; cetteSalle renferme la larve qui y trouve à la foisabri et la nourriture , et qui n’en sort qu’àétat d’insecte parfait. Lcs excroissances oc-casionnées par la piqûre de Cécidomyies ac-quièrent quelquefois l ' cs dimensions consi-

érables, et ont des formes très variables ;

on les rencontre le plus souvent sur les Pins,les Genévriers , le Lotier, la Vesce, le Genêtcommun , etc. Ce genre est assez nom-breux en espèces. M. Macquart(flisl. des Di-ptères , 1.1, p. 159-1G2, Suffon-Rorel) en dé-crit 18,parmi lesquelles nous citerons les plusremarquables; I<> La Cécidomyie du saule,C. salicina Meig., qui a été décrite parDegéer ( Mém., tom. VI, pag. 402).

Elle dépose ses œufs sur certaines espècesde Saules ; les larves qui en naissent sontd’un jaune rougeâtre, et les galles ressem-blent tantôt à des roses doubles, mais vertescomme les feuilles de l’arbrisseau , tantôt àdes tubérosités irrégulières , de figures trèsvariées , formées par les branches mêmes ,qui, dans certains cas, ont pris une crois-sance démesurée.

2° La Cécidomyie du pin , C. pini Meig.Suivant Degéer ( loc. cit. , p. 417 ), cette es-pèce vit sur le Pin , à l’état de larve, dansune coque de soie blanche enveloppée derésine et collée aux feuilles.

3° La Cécidomyie des marais, C. paluslrisMeig. Au mois de mai, les épis en fleurs duVulpin des prés sont couverts d’une multi-tude de ces petits Insectes. M. Macquart ena vu beaucoup qui introduisaient l’extrémitéde leur abdomen entre les valves des glu-rues, sans doute pour y déposer leurs œufs.

4° La Cécidomyie du bouillon blanc , C.verbasci Vall. La larve de cette espèce vitsolitaire dans la fleur du Bouillon blanc,dont la corolle s’arrondit et reste ferméesans s’épanouir. La nymphe est armée anté-rieurement d’une pointe dont elle se sertpour sortir de sa retraite , dans l’ouverturede laquelle sa dépouifle reste engagée. Lalarve devient souvent la proie de celle d’unautre insecte, VEulophus verbasci.

5° La Cécidomyie du lotier, C. loti Meig.Suivant Degéer ( loco cil., p. 420), les larvesde cette espèce vivent en société dans lesfleurs du Lotus corniculatus, qui se transfor-ment en des vessies pointues au sommet.Parvenues à toute leur taille, elles en sor-tent pour se transformer en nymphes dansla terre, et ne tardent pas à paraître sous laforme d’insecte ailé.

0° Enfin la Cécidomyie destructive , C.deslructor Wied. {Ann. Zvieif., n» 2), de l’A-mérique septentrionale,,où elle fait beau-coup de tort aux blés. Lcs Américains l’ap-