CE R
CE R
quantité, et une tache longitudinale demême couleur se voit de chaque côté à laface externe et antérieure des pieds de der-rière au-dessus des sabots, dont elle estséparée par du blanc. Deux taches de lamême couleur s’observent aussi en dedansdes membres postérieurs , et à peu près aumême niveau que celle dont nous venons deparler.
Enfin la tête a encore moins éprouvé latransformation albine : le front, le chan-frein , le dos des oreilles , l’espace qui lessépare sont très bruns; la teinte du frontest plus fauve. En arrière de l’oeil, les poilssont de couleur blanchâtre, de sorte que,chez cet individu, il y a mélange de poilsrendus albides avec des poils du pelage(l’été et d’autres du pelage d’hiver.
Nous ignorons totalement quelles sont lesinfluences qui ont fait éprouvera ces indivi-dus les modifications dont nous venons deparler; mais à coup sûr, des causes quiagissent de façon à empêcher la mue chezces animaux, à faire garder à l’un des ves-tiges du pelage d’été, en même temps quedes teintes du pelage d’hiver ne nous sem-blent pouvoir être que des causes débilitan-tes, comme la plupart de celles auxquelles°n attribue la production de la maladie al-bine.
Parlons maintenant du bois de cette es-pèce. Il est remarquable, lorsqu’il est com-plet , par la forme concave de sa face anté-rieure, de façon que la pointe du cercle( iu’il décrit dépasse en avant son point desortie de la meule, et quelquefois mêmeQlteint la commissure des lèvres. Le maîtrehndouiller naît à la face interne du rncrrainct se dirige un peu verticalement en dedans.Sauf le maître andouiller, tous les autreshaïssent de la convexité de l’arc. Indépen-damment de sa forme, ce bois est encoreremarquable par sa tendance à s’aplatir àhresure qu’il vieillit: aussi M. HamiltonSmith l’a-t-il placé dans son sous-genre^lazuma {Mazamme group).
Ce n’est que dans le deuxième bois que se"lanifeste cette tendance à devenir concave,tendance presque spéciale à cette espèce, lePremier bois étant une simple dague. Aiorsrncore, naissent les premiers andouillers,sont celui qui est le plus voisin de laP°mte, à cette époque de sa pousse, ct
317
le maître andouiller. Les autres qui nedépassent guère le nombre de trois, àmoins que le Cerf ne soit assez vieux, neparaissent que vers la cinquième année.Cette espèce au reste présente, dans les for-mes de son bois, des différences assez gran-des, et pour n’en citer qu’une qui s’est pré-sentée à notre observation chez un Da-guet, dont la tête a été donnée à la galeriedu Muséum par M. Lherminier, les deuxdagues sont recourbées en crochet à leur ex-trémité supérieure.
Les habitudes de celte espèce sont peuconnues. Au dire de Desmarests, les indivi-dus qui ont vécu à la ménagerie du Muséumprenaient leur pelage d’hiver en octobre,ct celui d’été au mois de mars ou d’avril.Leurs bois se découvraient en septembre ettombaient en février. Ils entrent en rut ennovembre et décembre. La durée de la ges-tation de la femelle est de neuf mois ; et lespetits qui naissent en juilletou en août, avecleur livrée et un petit bouquet de poils noirssur le milieu du pied de devant, ne changentde robe qu’au bout d’un an. Lavoixdumàleest analogue à celle du Cerf commun, maismoins forte, et il ne la fait guère entendreque pendant le rut.
Existe-t-il, dans l’Amérique du Sud , desCerfs qu’on puisse considérer comme re-présentant, dans la partie méridionale dunouveau continent, les Cerfs de Virginie,mais dont les bois seraient rapetissés par lesardeurs de la zone torride? ou bien ces Cerfsde l’Amérique méridionale , qui, par lestaches de leur tête, par leur coloration gé-nérale et même par la teinte noire de l’ex-trémité de leur queue, un peu plus courtecependant, se rapprochentdu Cerf de Virgi-nie, tandis qu’ils s’en éloignent par l’étatde réduction de leur bois, constituent-ilsuneespèce particulière? Tel est le problèmedont Cuvier a soulevé la solution, et qui,éclairci d’une manière convenable , nousparaît de nature à déterminer peut-être dé-finitivement si le Cerf du Mexique est réelle-ment une espèce particulière.
On sait combien d’efl’orts Cuvier a faitspour arriver à quelque résultat certain surce sujet, et comment il avait donné unsoin spécial à la détermination des syno-nymies pour connaître jusqu’à quelleslatitudes le Cerf de Virginie s’était propagé