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andouiller ; le troisième 3 ou 4, etc. Enfin, jpassé la septième année, le nombre des an- jdouillers croît sans règle fixe. Cependant les !plus vieux Cerls n’en ont d’ordinaire que 10ou 12 en totalité.
C’est au printemps que les bois tombentdans cette espèce, et ils se refont au moisd’août : leur chute est plus hâtive de deuxmois dans les vieux Cerfs. Suivant Buffon ,la mue de la tète des Cerfs avance sil’hiver est doux , et retarde s’il est rude etde longue durée. Lorsque le bois est re-poussé et qu’il a pris un peu de solidité , ilsle frottent contre les arbres pour le dépouil-ler de la peau dont il est revêtu. Le rut, quisuit l’époque à laquelle ces animaux ontbruni leur tète, et qui est chez eux une vé-ritable fureur, donnant lieu à de fréquentesluttes, lerutvient en septembre pourles jeu-nes, et trois semaines ou un mois plus tôtpour les vieux. LaBiche,qui porte huit moiset quelques jours, met bas à la fin de mai,et le Faon, qui est unique, est fauve, tachetéde blanc, avec sa croupe dénuée de taches etoffrant déjà la coloration fauve-pâle.
Cet animal est propre aux contrées tem-pérées et boréales de l’ancien continent,dont il habite les grandes forêts, qu’il quitteen hiver, pour aller et venir dans les paysplus découverts, dans les petits taillis etmême dans les terres ensemencées. Il vapar troupes dès le mois de décembre , et semet à l’abri du froid dans les endroitsbien fourrés. A. la fin de l’hiver , il gagne lebord des forêts, et après qu’il a refait sonbois, ce qui arrive au printemps commenous l’avons déjà dit, il se sépare de sescompagnons. Les jeunes seuls restent en-semble. Lorsqu’on le chasse, il n’est sortede ruses que cet animal n’imagine pouréchapper aux limiers. Il va, vient, passe etrepasse souvent deux ou trois fois sur savoie, cherche à se faire accompagner d’au-tres bêtes pour donner le change; et alors ilperce et s’éloigne tout de suite, ou bien il sejette à l’écart, se cache et reste sur le ven-tre. Si ses ruses et ses détours sont inutiles,il n’hésite pas à se jeter à l’eau pour déro-ber son sentiment aux chiens. Si ces der-niers sont sur la voie , quoique aux abois ,il essaie encore dose défendre en blessant,à coups d’andouillers.les meutes ou les che-vaux des chasseurs.
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En Afrique, ce Cerf n’habiterait, suivantDesmoulins, que l’Atlas et ses vallées. LesPortugais l’ont importé à l’Ile de France , etles Anglais, suivant Smith, à la Jamaïque .
6. Cerf Wapiti, Cervus fVapiti Fréd.Cuv., Cervus eanadensis Gm. — Sous lepoint de vue de la forme de son bois, clmême de l’ensemble de ses caractères, onpeut, jusqu’à un certain point, considérerle Wapiti comme représentant notre Cerfcommun dans les parties boréales du nou-veau continent. Il est cependant d’un quartenviron plus grand que l’espèce de nos cli-mats : laqueucestenoulre plus rudimentaireet réduite à un simple moignon.Son corps etses flancs sont couverts de poils de couleurgris-blanchâtre, un peu teintée de fauve enété, fauve-brun en hiver. En toute saison, latête,allongée, obtuse,arméedecanines.estdecouleur brune, teintequepartagentles longspoils qui existent à la partie inférieure ducou. La tache de la croupe est plus pâle etplus grande que dans le Cerf d’Europeet en-tourée d’une raie noirâtre de forme semi-el-liptique qui s’étend jusqu’au jarret, le longde la face postérieure du membre postérieur.Les membres sont de même couleur que lecorps.
Le bois est très grand, ayant à peu près laforme générale de celui de notre Cerf d’Eu-rope, avec le premier andouiller très long etabaissé dans la direction du chanfrein ; lesandouillers du sommet du bois ne formentjamais la couronne comme dans la der-nière de ces espèces.
L’absence de taches sur les parties laté-rales de la ligne médiane du dos, la briè-veté plus grande de la queue, l’augmenta-tion et la teinte plus pâle des taches de lacroupe, nous semblent des caractères propresà faire distinguer le Wapiti de quelque au-tre espèce que ce soit. Il paraît que c’est bienle même animal que le Cerf du Canada ,quoique, au dire de Fischer,M. Warden con-sidère ce dernier individu comme se distin-guant du Wapiti par une queue beaucoupplus longue, et l’absence de la tache de lacroupe.
Ce Cerf, propre aux régions boréales du| nouveau continent, ne se porte pas autantI au Nord que l'Élan. Il en existait autrefoisI en Virginie, dit Cuvier, et l’on en trouve en-core beaucoup, selon le même observateur,