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vreuil, et que cette dernière analogie con-vient mieux à l’espèce suivante, cet animalliabite le Bengale et les îles de la Sonde .Existe-t-il sur la portion occidentale de lazone boréale du nouveau continent? Cuvierétait porté à le croire, ayant reçu de New-York un bois apporté de la côte nord-ouestde l’Amérique , lors de l’expédition des capi-taines Lewis et Clarke, bois auquel il trou-vait beaucoup de traits de ressemblanceavec celui de son Cerf Hippélaphe. Suivantle même naturaliste, le Cerf-Mulet ou Cer-vus aurilus de ces mêmes voyageurs pour-rait bien n’être qu’un Hippélaphe (1).
11. Ce KF d’Akistote, Cervus ArislolelisCuv. — Ce Cerf est plus grand que leCerf Hippélaphe. Sa tête osseuse est autre-ment formée, l’intervalle des bois étantmoins saillant et la partie occipitale moinslongue à proportion ; les trous surciliers sontplus grands; le museau est plus allongé; leslarmierssontencore plus grandsetplus pro-fonds.Son bois estégalement configuré d’unemanière différente; l’andouiller delà base s’é-levant à plus de la moitié de la hauteur dumerrain, tandis que l’andouiller supérieurest tout près de la pointe, très petit et dirigéen arrière.
Quant au pelage, il est très semblable àcelui del’Hippélaphe;cesontles mêmes cou-leurs, les mêmes longs poils à l’encolure, lesmêmes teintes blanche et fauve pâle; seule-ment la queue, plus courte que celle del’Axis, comme celle de l'Hippélaphe, estbrune et non pas noire.
Ce Cerf, qu’on retrouve également àJava et à Sumatra, habite le Bengale : ilest commun à Sylhet , dans le Népaul etvers l’Indus. Comme le Cerf d’Aristote ,comme l’Hippélaphe, la plupart des espe-ces de Cerfs propres aux iles malaises seretrouvent également sur le continent in-dien : et ce fait nous donne une confirmationpalpable de l’analogie spécifique que M. leprofesseur Geoffroy Saint-Hilaire fils a déjàannoncé exister entre les animaux dont secomposent la Faune du continent indienet celle de l’archipel des îles de la Sonde.
12. Cerf—Cheval , Cervus equinus Cuv.— Dans le Cerf-Cheval, le front est plus a-
(r) Cuvier considérait lu Hirhr de >1 d.-irea décrite par sonfrère lutnmc étant lu femelle vie l’ilijijjelapiie.
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plati que dans toute autre espèce, et le chan-frein moins bombé. Les deux sexes ont descanines. Les merrains sont plus verticauxque dans l’Hippélaphe et de couleur rou-geâtre brun foncé : l’andouiller supérieurse dirige en arriére. Le pelage est brun-gri-sâtre, plus obscur sur le ventre, tirant surle ferrugineux aux parties postérieures et àla queue, l’intérieur des membres étantblanchâtre ; son museau est noir et sonmenton blanc. Cette espèce habite l’archipelindien (Raffles, Mém. de la Soc. Lin.,t. XIII.—Cuv., Oss. foss., IV, p. 44.)
13. Cerf des Mariantes, Cervus marian-nus Desm. — Les bois de ce Cerf sont gros,de couleur cendrée ; l’andouiller inférieurmoins dirigé en dehors que dans les au-tres Cerfs indiens et très élevé, le supérieurdirigé en arrière et naissant presque de laface postérieure du merrain. Les poils decette espèce observée par Cuvier ( loc. cil. , p.45), sur un individu apporté par MM. Quoyet Gaimard , lors de l’expédition de l’Uranie,étaient raides, ondulés, et d’une couleurgris-brunâtre. Les fesses et les poils du des-sous de la queue, qui était assez courte,avaient la couleur blanche. On voyait quel-ques poils blancs au-dedans des oreilles.
Le Cerf des Mariannes habite-t-il les Phi-lippines ? Cuvier était porté à considé-rer comme spécifiquement identiques leCerf rapporté des Mariannes par MM. Quoyet Gaimard , et le jeune Daguet apporté deManille par M. Dussumier. La forme trèssemblable du crâne légitimait ce rapproche-ment, au dire de cet observateur; et ce-pendant, ajoute-t-il ,*Ia tête de l’individuapporté des Mariannes manque de canines,et celle du Cerf des Philippines en est pour-vue. Ce rapprochement souriait égalementà Desmoulins, qui s’appuyait pour l’éta-blir sur la tradition suivant laquelle leCerf des Mariannes aurait été importé desPhilippines aux Mariannes, à moins cepen-dant, dit il, qu’il n’y ait deux espèces auxPhilippines . M. Hamilton Smith, au con-traire , se fondant sur la longueur des da-gues que porte cet individu, le place àcôté du Muntjac dans son groupe des S'ty-loceres. Nous croyons même ne pas noustromper en avançant que le seul individuque possède la collection du Muséum est letype de l’espèce qu’il a établie sous le nom