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trentaine d’espèces répandues dans les In-des, la Chine, l’Afrique et les grandesîles adjacentes. On en cultive une dou-zaine dans les jardins botaniques, et plu-sieurs comme plantes d’ornement, parti-culièrement les C. elegans Hook., et C. sta-peliœfortnis Haw. Ce sont, d’après notre ob-servation, des plantes aphylles ou feuillées,à tiges herbacées ou charnues, lignescentesà la base, et souvent même tubéreuses, vo-lubiles, quelquefois lactescentes; à feuillesopposées, ovales-Iancéolées , aiguës ou ob-tuses, charnues; à fleurs solitaires ou gémi-nées ou agrégées, quelquefois subombel-lées.
Les principaux caractères du genre sontégalement selon nous : Calice 5-parti ; co-rolle longuement tubulée, légèrement ren-flée à la base, infundibuliforme, à laciniesdiversiformes , étalées, réfléchies ou plusou moins cohérentes au sommet, tantôtligulées , tantôt cucullées. Gynostège tou-jours inclus et contenu dans la partie basi-laire, renflée, du tube corolléen. Couronnestaminale, gamophylle , 5-10-15-lobée, ouplus ordinairement 2-sériée ; lobes de lasérie externe , ovales, entiers ou subtrilo-bulés ou profondément bifides, très glabresou légèrement velus ; ceux de la série in-terne , entiers ou tri lobules, opposés auxanthères et souvent ligulés. Anthères sim-ples au sommet,ou terminées par une courtemembrane. Pollinies dressées, basifixes oucaudiculées. Stigmate mutique, pentagone;follicules subcylindracés ou oblongs.Grainesnombreuses, assez ordinairement échan-gées , velues à l’ombilic. (C. L.)
‘CÉROPÉGIÉES. Ceropegiœ. bot. pii. —Tribu de la famille des Asclépiadées, ayantpour type le g. Ceropegia.
CÉROPHORES ( xépoeç, corne ; tpopo'ç,Porteur), mam. — Tribu établie par M. de®lainville dans la famille des Ruminants,®t qui comprend tous ceux à cornes creuses.
'CLEOI'HOIU S (xepaç, corne ; (popo;, por-teur). ims.—M. le comte deCastelnau ( Hisi.des Coléoptères, Bujjon-Dum. , t. II, p. 10)désigne sous ce nom générique la premièredivision établie par lui dans le g. Nitidulade Fabricius. Il y rapporte 5 esp., qui sedistinguent des autres par deux appendicesp n forme d’oreillettes, placés de chaque côtéde la tète, au-dessus de la base des anten-
nes. Nous citerons comme exemple la Niti-dula marginatu Fabr. , qui se trouve , maisrarement, aux environs de Paris . Noyez m-TIDULE. (D.)
'CEROPHYSA ( xcpotç, Corne; yvo-au ,j’enfle), ims. — Genre de Coléoptères tétra-mères, famille des Chrysomélines, tribu desGallérucites, créé parM. Chevrolat,et adoptépar M. Dejean dans son Catalogue. L’espècequi s’y rapporte est.de Java ; elle a été dé-crite par M. Wiedmann ( Zoolog. mag., t. II,p. 78, n. 120) sous le nom de Calleruca no-dicomis. Cet insecte est violet en dessus ,bleu en dessous, avec les pattes jaunes et lesantennes noires ; celles-ci ont les G' et 7 e art.excessivement dilatés, le 7 e plus grand, dé-primé en dessus vers l’extrémité, le il' etdernier ovoide-acuminé ; le corselet est fai-blement sillonné en travers. Femelle incon-nue. (C.)
CÉROPHYTE. Cerophytum Ji/oi;, corne ;foxo v, plante ; allusion à la forme des an-tennes qui sont ramifiées), ins. — Genre deColéoptères pentamères, famille des Serri-cornes, créé par M. Latreille et adopté partous les entomologistes. Son auteur l’avaitd’abord placé dans la tribu des Élatérides ;mais, dans un ouvrage posthume qui faitpartie des Ann. de la Soc. entom. de France ,t. III, il en a fait le type d’une nouvelletribu, celle des Cérophytides, en lui don-nant les caractères suivants : Côté internedu 3 e art. des antennes des mâles et aes sui-vants jusqu’au 10' inclusivement, jetant unrameau ou deux allongés ; le 11 e et dernierpresque en forme de triangle renversé ; an-tennes des femelles simplement en scie ;mandibules) étroites, arquées, sans dent aucôté interne ; 2', 3 e et 4' art. des tarsescourts , triangulaires : celui-ci creusé supé-rieurement en gouttière pour recevoir lesuivant; crochets du bout dentelés.
Ce genre est fondé sur une espèce uniquenommée par l’auteur C. elateroides ; elle estfigurée dans Y Iconographie du Règne animalde Cuvier par M. Guérin , fasc. 4, pl. 12,fig. 6.
Cette espèce est fort rare dans les environsde Paris , où on la rencontre dès le mois defévrier et jusqu’à la fin d’août. J’ai trouvéprès de Rouen , et au pied d’un très grandPeuplier, un Bolet sortant à peine de terre;Payant dégagé et enlevé avec soin , j’en ai