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treen dessus, blanc en dessous; il a quatrelignes noirâtres entre le verlex et les épau-les, se prolongeant sur le dns en séries detaches longues ; les taches des flancs sontlongues, obliques, plus pâles à leur cenlrequ’à leurs bords; il y en a une verticale surl’épaule, et d’autres ovales et éparses sur lacroupe, les bras et les jambes ; les pieds sontgris, sans taches , et la queue porte douzeou quinze anneaux irréguliers. Cet animala les mœurs de notre Chat sauvage et vit depetit gibier, de volaille, etc.; mais il est d’unnaturel plus farouche, plus indomptable,et par là même très difficile de plier à la ser-vitude. Il habite le Brésil, le Paraguay et laGuiane. Dans ce dernier pays, on le mangeet on trouve sa chair très délicate.
Le Chat élégant, Félis elegans Less.(Cent ., pl. 21).— Il a le pelage épais, court,très fourni, d’un roux vif et doré en dessus,aveedes taches d’un noir intense, tandis queles flancs et le dessous du corps sont d’unblanc tacheté de brun foncé ; les membres,roux en dehors, blancs en dedans, sont mou-chetés de brun , et la queue est anneléedebrun sur un fond roux en dessus et blan-châtre en dessous. Il a un cercle noir au-tour des yeux; deux raies partant du mi-lieu de la paupière montent parallèlementsur le crâne , et se prolongent sur le cou ,avec plusieurs taches.plus ou moins allon-gées et brunes sur l’occiput. Son dos est cou-vert de nombreuses raies interrompues detaches rondes, très noires et pleines; sur lescotés ces taches sont aurore, à centre d’unfauve vif. Cette espèce a un pied et demi delongueur, non compris la queue, qui a en-viron un pied. On trouve ce Chat dans lesforêts du Brésil , où, selon Lesson , il seraitassez commun.
L’Evra ,Felis eyra Desm., l’/w/r«d’Azara.—Il a 20 pouces (0'",542) de longueur, noncompris la queue, qui en a 11 (O^^OS) ; sonpelage est d’un roux clair ; il a une tache blan-chede chaque côté du nez, et ses moustachessont également blanches; sa queue est plustoutrue que celle du Chat domestique. Sapupille est ronde. G. Cuvier {Recherches sui-tes ossements fossiles, t. VII, p. 420) dit qu’ila la mâchoire inférieure blanche ; maisc’est peut-ctre une erreur, car d’Azara ditpositivement le contraire. Quoi qu’il en soit,l’Eyra est très doux, d’un caractère gai, et il
s’apprivoise très facilement. Il vit dans lesforêts du Paraguay et du Brésil .
Le Chat nègre , Felis nigritia. — Je neconnais celte espèce que par une note de G.Cuvier ( Ossem. foss., t. VII, pag. 20), notecopiée par A. Desmoulins , insérée par luidans le Dictionnaire classique d’Histoire natu-relle; par Lesson,dans son Manuel de mamma-logie ; parGrillith,dans son Règne animal, etdont voici le texte: Le Nègre serait un peuplus grand que notre Chat sauvage, et toutnoir. Sa longueur serait de 23 pouces, et saqueue en aurait 10. Il est de l’Amérique méridionale.
Le Chat de la Nouvelle-Espagne, Felismexicana Desm., le Chat sauvage de la Nou-velle-Espagne de BulT.—Espèce douteuse ad-mise par Desmarest. Son pelage est d’ungris bleuâtre uniforme, moucheté de noir.Il habite les forêts de la Nouvelle-Espagne.Serait-ce le Chat d’Hoffmansegg cité parGriffith?
Section III. Chats des îles asiatiquesde l'archipel des Indes,
L’Arimaou ou Mêlas , Felis mêlas Pér., laPanthère noire de quelques naturalistes. —G. Cuvier et Temminck regardent tous deuxcet animal comme une variété du Léopard ;mais Péron, et surtout Lesson, qui l’ont vudans son pays, le considèrent comme une es-pèce distincte, et je partage d’autant plusleur opinion, que j’ai pu en voir un vivantà la ménagerie. Il est de la grandeur d’unePanthère, et il en a les formes générales.Son pelage est d’un noir vif, sur lequel sedessinent des zônes de la même couleur ,qui semblent plus lustrées. Sur la plupartdes figures enluminées qu’on a données de cetanimal, on voit des taches d’un noir plusfoncé, disposées comme celles du Léopard; jene doute pas que ce ne soit purement parun caprice des dessinateurs, car je n'ai rienpu apercevoir de semblable sur celui dontje viens de parler, et que j’ai fait dessiner.Il n’habite que les districts les plus isolésde l’île de Java , où on le dit assez commun.Les Javanais l’emploient dans les combatsdu rampok. L’Arimaou est un animal fa-rouche, indomptable, qui n’hahite que lesforêts sauvages. Au moyen de ses onglespuissants et crochus, il grimpe avec agilitésur les arbres, poursuivant de branche en