eiiE
45b
GUE
Fabricius. Ceite espèce est de Saint-Domin-gue . (D-)
CHELONE ( x ùâvn, tortue), bot. pii. —Genre de la famille des^crophulariacées,tribu des Digitalées, établi par Linné ( Gen .,748), et renfermant 5 ou 6 espèces , recher-chées pour l'ornement des jardins. Elles ap-partiennent toutes à l’Amérique boréale. Cesont des plantes herbacées, vivaces, à feuillesopposées, dentées, à fleurs en épis termi-naux. Le nom générique fait, dit-on, allu-sion à la forme de la lèvre supérieure. Lesprincipaux caractères de ce g. sont : Calice5-parti ; corolle tubulée, convexe en arriére,bilabiée, barbue à la base; 5 étamines, dont4 fertiles, didynames, exsertes, insérées surle tube de la corolle, à anthères biloculaires,divariquées. Style simple, à stigmate subbi-lobé. Capsule biloculaire, septicide-bivalve,à placentaires adnés; graines nombreuses,comprimées, bordées d’une large mem-brane. (C. L.)
CHÉLOIVÉE. Chelonia (^cXwvïj, tortue).sept. — Les Grecs donnaient indifférem-ment le nom de Xtlav-n aux trois sortes deTortues terrestres, fluviatiles et marinesqu’ils connaissaient.On trouve toutefois,dansAristote , que l’espèce d’eau douce était plusspécialement appelée et les modernesont conservé cette dénomination au groupedont cette espèce est devenue le type. Lin-næus, qui employait les mots latins de préfé-rence à ceux qui viennent du grec, réunittoutes les Xslwvn d’Aristote dans le seul g.Tesludo ; mais , lorsque les Tortues furentoonsidérées par les erpétologistes comme unordre particulier, que JH. Alex. Brongniart aOommé Chéloniem ( f'oy. ce mot), les pre-miers genres établis dans cet ordre furentc cux de Testudo, pour les espèces terrestres,pour celles d’eau douce, et ClieloniaPour celles qui vivent dans lamer.Nous trai-tons, à l’articlecHÉLONiENs, des perfection-nements qu’a dû recevoir ce premier essai^ une classification des Tortues, mais nousdevons dès à présent rappeler qu’il fut aisée distinguer des Clielonia deM.Brongniart,4 T°nue Luth, formant le g. Dermatoche-(Blainv.), ou Sphargis (Merrem). Elle*nanqu e en effet d’écailles ; ce caractère la®Pare réellement des diverses espèces aux-quelles resta le nom de Chélonées , et quiS0I >t avec elle les seules Tortues marines au-
jourd’hui connues. Merrem a remplacé lemot Chelonia, pris dans cette acception plusrestreinte, par celui de Caretta , qu’on n’apas adopté.
Les Tortues marines composent une fa-mille bien distincte de Chéloniens, etMM.Duméril et Bibron les ont réunies sous lenom commun de Thalassites , qui rappelleleur genre de vie ; ce sont aussi les Caret-toïdes de M. Fitzinger , les Halychœlones deM. Rilgen , les Tesiiludines Oiacopodes deWagler, etc. Pour MM. J. E. Gray, Ch. Bo-naparte et quelques autres nomenclatcurs,les Chélonées, aussi bien que les Dermato-chelys, forment chacune une tribu distincteou même une famille, et ils donnent à lapremière de ces familles les noms de Chèlo-niadées, Chelonina, etc.
Destinées à passer leur vie au sein desmers, les Chélonées et le genre dont ellessont si voisines, diffèrent notablement desautres Tortues. Leurs formes et leurs habi-tudes sont appropriées à ce nouveau milieu;et, comparés à ceux des autres Chéloniens,leurs organes locomoteurs semblent avoirsubi certaines modifications qui en font, dansleur groupe, les analogues des Phoques, desCétacés, et surtout des Manchots , les re-présentants marins actuels des Vertébréspourvus de poumons. Aussi embarras-sées, quand elles viennent à terre , quele sont les Manchots, avec lesquels on lesa surtout comparées, elles jouissent commeeux,dès qu’elles sont dans l’eau,d’une grandefacilité de mouvements qu’elles doiventaussi à la transformation de leurs membresen véritables rames. Mais c’est probablementà tort qu’on a voulu reconnaître, entre lesChélonées et les Manchots , un lien qui uniraitla classe des Oiseaux à celle des Reptiles. Leurapparente ressemblance tient à l’analogie deleurs conditions d’existence ; et, comme es-pèces aquatiques, les uns et les autres pa-raissent devoir être placés les derniers dansleur groupe respectif.
Les Tortues marines sont d’une taille égaleà celle des plus grandes espèces terrestres,et toujours supérieure à celle des espècesd’eau douce. Elles vivent en grand nom-bre dans les mers intertropicales , vien-nent assez souvent sous les zones tempéréesdes deux hémisphères ; mais leur présencesous des latitudes plus froides est purement