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sous le nom de Coliphimns concolor , igno-rant alors que Wagler avait formé le mêmegenre sous le nom de Chizœrhis qu’il aadopté à son retour en Europe . Ce savantAnglais nous fournit sur cette nouvelle es-pèce les détails suivants. C’est vers le 25”degré 34' de latitude sud qu’il la rencontrapour la première fois, lorsque le pays com-mençait à se couvrir de bois et de plantationssur le bord des rivières. A sa première vue,les Hottentots le regardèrent comme une es-pèce d eColiou, et persistèrent dans cette opi-nion, fondée sur les grands rapports qu’elleoffre effectivement avec eux dans sa ma-nière de se tenir quand elle est perchée, etdans le genre et le peu de durée de son vol.C’est sur le bord des rivières qu’elle se plaîtle plus, se tenant perchée sur les branchesles plus élevées des arbres, ou les parcou-rant avec agilité, à la recherche des fruits,qui sont le fond de sa nourriture. Son volest court, le plus ordinairement d’arbre enarbre. Quelquefois elle bat des ailes avec vi-gueur et un mouvement accéléré, mais leplus souvent elle ne fait que planer, les ailesétendues, et ne les agitant alors qu’au mo-ment où elle se perche à la fin de son vol.I.à, quand rien ne l’inquiète, elle gardeune altitude assez stupide et disgracieuse,la tète rentrée entre les épaules, et pous-sant de temps en temps un cri fort quisemble exprimer le mot mie; mais dés quequelque bruit ou quelque objet l’inquiète,sa pause devient au contraire" gracieuse etélégante; sa huppe, habituellement tom-bante, se redresse verticalement, et ses crisdeviennentalors plus forts et plus fréquents.I.es premiers individus que l’on rencontraétaient très sauvages ; mais à mesure quel’on avança ils devinrent beaucoup plusnombreux et moins timides, au point qu’oneûtpuen tuer jusqu’à40et50 certains jours,si on l’eût désiré; en ouvrant leur estomacon y trouva, outre des débris de fruits, desailes et autres parties de Criquets ou Gril-lons.
Cette troisième espèce du genre , carte Touraco géant est reporté aujourd’huiprès desMusophages, diffère des deux autrespar un bec plus court, plus fortement ar-qué et de couleur noire , par un plumageuniformément gris-cendré plus foncé seule-ment sur les rémiges et à l’extrémité des lec-
trices, et par une huppe frontale et verti-cale de plumes légères et décomposées.
Les Chizœrhis, ainsi que les Muaophageset les Touracos que Cuvier place à la fin del’ordre des Grimpeurs , mais comme ungroupe anomal et isolé, n’ayant réellementpas une conformation de pattes zygodactyle,mais seulement le doigt externe légèrementversatile, nous avons pensé, comme Swain-son, qu’ils étaient plus naturellement placésdans les Passereaux que dans ces derniers,qu’ils devaient être rapprochés des Cotiousd’après la grande analogie dans la forme deleur bec, de leurs pattes, de leur plumageet de leurs mœurs frugivores, et former aveceux une famille de nos Passereaux aniso-dactyles sous le nom de Musophagidées, dontils sont une sous-famille, sous celui de Mu-sophuginées. Foyez ces derniers mots et ce-lui de counées. (Lafb.)
CI1LÆIVACÉES. Chlœnacere ( x Wva , OUen latin lœna, tunique extérieure de l’invo-lucre qu’on observe autour des fleurs. Cettefamille se trouve ainsi nommée, non d’aprèsun de ses genres, mais d’après le caractèrequi fournit la désinence de tous les nomsgénériques), bot. ph. —Famille de plantesdicotylédonées polvpélales hypogynes, pré-sentant les caractères suivants : Involucrerenfermant une ou deux fleurs : dans le pre-mier cas, en forme d’urcéole plus ou moinscharnu , et terminé par 5-6 dents ; dans lesecond, composé de deux bractées membra-neuses, grandes et soudées à la base, ou pe-tites et distinctes. Calice de 3 folioles pluscourtes que l’involucre, ou le dépassant àpeine. 5-6 pétales grands, élargis et quel-quefois soudés à leur base. Étamines aunombre de 10 ou plus ordinairement indéfi-nies, insérées sur la face interne d’un disqueurcéolaire hypogynique, crénelé au sommet.Filets libres , filiformes. Anthères bilocu-laires, introrses. Ovaire libre, sessile, sur-monté d’un style que termine un stigmatetrilobé , creusé de trois loges renfermantchacune deux ovules suspendus collatéraux.Fruit capsulaire â 3 valves opposées à au-tant de cloisons , mais ordinairement cachédans l’involucre qui grandit, devient quel-quefois charnu, et s’oppose à la déhiscence.Graines réduites à 3 par avortement, oumême à une par celui de deux loges, ovales-comprimées, à test coriace. Embryon droil,