CHL
ciil
cct auteur, a subi de nombreuses modifica-tions. Les Chloris sont des plantes d’un portélégant qui se trouvent dans l’Amé [ique duSud, dans les États-Unis , aux Indes orien-tales et au cap de Bonne-Espérance . Ellesont le chaume simple ou rameux, les feuil-les planes , les épis digilés-fasciculés , plusrarement solitaires ou géminés, lesépilletsunilatéraux sessiles.
"CHLORISOMA, Swains . ois. —Syn. deCissa, Boié, qui lui est antérieur.
* CHLOliISSA (xlwpi'Ç<a, je suis vert), ms.— Genre de Lépidoptères nocturnes , tribudes Phalénites, établi par M. Stephens (Illusi.of brit. eut. , vol. III, pag. 315), qui le rangedans sa famille des Geomelridœ. Ce g. secompose de 3 espèces qu’il a retranchées decelui que nous avons fondé sous le nom deHemithea, savoir : les Geom. viridata et ihy-miaria Linn., et chloraria Hubn. Voy. he-mithea. (I).)
CHLORITE (x)wpo'ç , vert), min. —TalcChlorite, Mica talqueux, Terre verte. Sili-cate alumineux hydraté à base de Magnésieet de protoxyde de Fer , en petites lamelleshexagonales, d’un vert plus ou moins foncé,agrégées entre elles avec plus ou moins deforce, et composant ainsi des masses àstructure grenue ou écailleuse. Leur naturechimique n’est pas facile à déterminer, et ilest probable qu’il y a diverses espèces ou al-térations d’espèces parmi les substancesqu’on a réunies jusqu’à présent sous ce nom.Les variétés cristallisées paraissent être desprismes hexagonaux très courts, réguliers,et appartenant par conséquent soit au sys-tème dihexaédrique, soit au système rhom-boédrique. Suivant M. de Kobcll, ils déri-veraient d’un dihexaèdre de 120° à la base ;et suivant M. Breilbaupt, d’un rhomboèdreaigu de 66° 11'. La détermination de cesmatières n’est donc complètement satisfai-sante ni sous le rapport chimique, ni sousle rapport cristallographique. On voit seule-ment qu’elles doivent être placées entre leTalc et les Micas . Le Talc diffère des Chlo-rites et des Micas par l’absence de l’Alu-mine ; mais, comme lacomposition des Chlo-rites et des Micas est variable, on peut direqu’il s’établit une sorte de passage entre lesMicas proprement dits et le Talc, d’une part,par les Micas magnésiens (ou Micas à un axe)qui sont pauvres en alumine ; et de l’autre
607
par les Chlorites, qui sont des espèces inter-médiaires, des Micas talqueux pour ainsidire. Il en résulte que dans la nature il estfort difficile d’établir une distinction rigou-reuse entre les roches micacées , chlorileu-ses et talqueuses, d’autant plus que les troissortes de substances paraissent se suppléermutuellement dans leur rôle géologique , etdonnent naissance à des séries de rochescorrespondantes. Les moyens de distinctionse tirent du toucher, de la dureté et de laflexibilité , des caractères de fusibilité et desolubilité dans les acides, et enfin des pro-priétés optiques.
Les lamelles de Chlorite se clivent très ai-sément parallèlement à leurs grandes faces;elles sont transparentes, d’un vert d’éme-raude dans la direction de l’axe, et perpen-diculairement d’une couleur jaunâtre oud’un rouge hyacinthe. Elles sont flexibles ,mais non élastiques , très tendres, fusibles,dégagent de l’eau dans le tube de verre, etsont complètement décomposées par l’acidesulfurique, ce qui les distingue du Talc pro-prement dit. Les Chlorites grenues ou écail-leuses sontabondantes dans les terrains gra-nitiques et schisteux des Alpes et du Tyrol,dans les montagnes de la Bohême cl de laScandinavie , où on les trouve en nids, enamas et en couches (Schistes chloriteux).
Sous le nom de Terre verte ou de Chloriteterreuse, on a confondu, avec les matièresprécédentes, des substances d’un vert jaunâ-tre ou d’un vert bleuâtre qui ne renfermentpoint d’Alumine, et qui paraissent être d’unetout autre nature. Elles se rencontrent enrognons ou en enduit dans les roches amvg-dalaires des terrains Lrappéens, ou en grainsdisséminés dans les sables et calcaires desparties inférieures du sol crétacé et du soltertiaire. Telles sont les Terres vertes de Chy-pre et de Vérone qu’on emploie dans lapeinture, et celles de la Craie et des calcai-res parisiens, composées de silicate de Fer et de silicate de Magnésie. Foyez terreverte. (Del.)
* CHLORITSPATII, Fiedler. min.— Sub-
tance d’un vert noirâtre divisible en feuil-lets minces, qui accompagne le Diasporedel’Oural , et parait être un silicate d’Alumincet d’oxydule de Fer . (Del.)
* CHLOROCOCCUM (xXopés , vert ; xc’«-xo 5 , grain.) bot. cr. —(Phycées.) Genre éla-