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Tome troisième.
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CHOE

CIIO

molaires un peu pluç larges que longues, etpresque carrées. La couronne de ces dernièresoffre quaire principaux cônes mousses, etdeux plus petits, situés, l’un entre les deuxcônes antérieurs, et l'autre, qui est le pluspetit de tous, entre les deuxcônes postérieurs.Au milieu des quatre grands tubercules sevoit une petite proéminence légèrement bi-furquée , et toute la dent est entourée d’uncollet tuberculeux au milieu et à l’angle an-térieur du bord externe. La mâchoire infé-rieure ne portait que six molaires de chaquecôté: trois antérieures, pointues et compri-mées, deux arrière-molaires à deux pairesde tubercules, et une dernière à trois paires.Cette mâchoire était pourvue de caninescourtes comme dans les Pécaris , mais moinsaplaties et ressemblantdavantage à celles desCarnassiers. Il est probable qu’il en existaitaussi à la mâchoire supérieure, et que l’uneet l’autre portaient des incisives.

Les terrains tertiaires d’eau douce de l’ilede Wight , qui recèlent des débris d 'Ano-plotlierium et de Palæolherium , ont offert àM. P,ichard Owen une mâchoire inférieurede Chœropotame plus complète que celle queCuvier a décrite : le bord inférieur de cettemâchoire est très arqué , et son angle posté-rieur se prolonge en crochet autant et mêmeplus que chez les Carnassiers. Ces caractè-res , joints à celui qu’offrent les premièresmolaires coniques, annoncent une certaineaffinité avec ces derniers animaux. Eteornmeles Pachydermes se rattachent déjà par d’au-tres genres avec d’autres ordres, on peut, cenous semble, les considérer comme une fa-mille centrale d’Ongulés, qui se lie par lesChœropotames aux Carnassiers, par les Da-mans , les Éléphants et les Mastodontesaux Rongeurs, par les Anoplotherium auxRuminants, et peut-être même par les Di-nothérium aux Cétacés herbivores. M. II. deMeyer ayant donné à deux espèces du mêmegenre qu’il a découvertes dans la molassede Georgensmünd les noms de Choir. Meiss-neri et Chœr. Sœmmeriugii, M. Owen proposed’appeler l’espèce décrite par Cuvier Chœr.Cuvieri. M.Desmaresl l’avait nommée Choir,gypsoritm. • (L...D.)

* CIIOEUOPUS (^ofpoç, cochon; tcoïïç, !pied), mam. — Genre de Mammifères didel-plies à peine connu. Voici ce qu’on en sait : l

Le major anglais Mitchell a découvert sur

les bords du Murray, dans l’Est de la Nou-velle-Hollande, un Mammifère de la tailled’un jeune Lapin de garenne , et à peu prèsdelà même couleur. Ce petit animal, aperçuà terre par les guides indigènes du major, seréfugia immédiatement dans un trou d’ar-bre d’où on put le retirer vivant. Les natu-rels furent unanimes pour dire qu’ils ne leconnaissaient pas encore. Sa tête est allon-gée et son museau fort grêle; il manque dequeue, et ses pattes, surtout les antérieures,ont du rapport avec celles des Cochons. Mal-heureusement l’exemplaire encore uniquede cette singulière espèce est resté au Muséede Sydney , et c’est d’après un dessin deM. Mitchell que le g. Cliœropus a été établipour elle par M. Ogilby. Les pattes anté-rieures paraissent en effet n’avoir que deuxdoigts égaux entre eux , et dont les ongles,comme ceux de beaucoup de Mammifèresdu groupe des Ineducabilia , ont une ten-dance à la forme ongulée. Aux membrespostérieurs l’index et le médius sont petitset syndactyles.

Cliœropus ecaudaïus est le nom de ce Mam-mifére. On en voit une figure dans la rela-tion de la troisième expédition du majorMitchell, tom. II, pl. 38. C’est probablementune forme voisine des Péramèles. (P-G.)

CI101N. bot. ph. — Non vulgaire du g.Schœnus.

CIIOIIV (Pierre de), min.— Nom vulgairesous lequel on désigne à Lyon un des cal-caires employés dans cette ville commepierres de construction. (Del.)

CHOINE. bot. ph. — Synonyme vulgaired’Anona muricata.

* CHOIROMÏCES ( xofpoi,, cochon ; pu-Mi;, champignon), bot. cr. — Genre de lafamille des Gastéromycèles, établi parVit-tadini ( Tuherac ., p. 50, t. II), pour des tu-bercules souterrains blancs, recherchés parles Cochons , ayant dans leur jeunesse despropriétés nauséabondes, et, à leurmaturité,remplaçant les Truffes, dont ils ont la déli-catesse. C’est dans les sables de l’Afrique septentrionale que se trouvent ces végé-taux que Desfontaines avait nommés Truffesblanches. Ses caractères sont : Utérus irré-gulièrement arrondi, lisse et indéhiscent àl’extrémité , à l’intérieur charnu et veiné ;péridioles vésiculeux, pyriformes, longue-ment pédicellés, disposés sur le côté des