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sure des Serpents. Sa racine était très re-cherchée en Europe contre la dysurie, lanéphrite calculeuse, la goutte, etc. L’expé-rience a suffisamment prouvé que la saveuramère et douceâtre à la fois de cette racinepossédait en effet des qualités vraimentdiurétiques et toniques. On comprend doncpeu comment il se fait qu’elle soit aujour-d’hui tombée dans une désuétude presquecomplète.
L’organisation du tissu ligneux de cesplantes est fort curieuse, et a beaucoup oc-cupé les botanistes modernes ; nous n’en di-rons rien ici, parce que ce sujet sera traitéen son lieu. (C. L.)
'CISSAROBRYON {xiaaupoç t espèce deciste; Spvav , fleur, en général), bot. pii. —Genre formé par Pœppig (Frag. synops .,29 ), et rapporté avec doute à la famille desGéraniacées , tribu? des Vivianées, et nerenfermant encore qu’une espèce. C’est unarbrisseau rampant, croissant dans les andesdu Chili , à tiges cylindriques, luisantes, peuramifiées, pubérules ; à feuilles opposées ,longuement pétiolées , subarrondies , tron-quées à la base, crénelées-5-7-lobées, pubé-rules en dessous, couvertes en dessus, ainsique les pédoncules et les calices, d’un duvetblanchâtre ; à fleurs bleues, axillaires. (C.L.)
CISSAROhl, Diose. bot. pii.— On n’estpas d’accord sur la signification de ce nom ,qui suivant quelques auteurs désigne unCiste, et suivant d’autres un Lierre .
“CISSEIS (xnrorîti;, de lierre?), ms. —Genre de Coléoptères pentamères, familledes Sternoxes, tribu des Buprestides, établipar MM. de Castelnau et Gory dans leurIconographie de cette tribu. Ce g. ne ren-ferme que des espèces de la Nouvelle-Hol-lande, toutes de petite taille et ayant le facièsdes Anihaxia , dont elles diffèrent par leurlabre non bilobé, mais tronqué en avant.Les auteurs en décrivent et représentent six,parmi lesquelles nous cilerons comme typele Ciss. \2-gunata [Ruprest. id.) Guér. , en-tièrement d’un beau bleu métallique, avecle corselet bordé latéralement de jaune , et12taches de cette couleursur lesélytres. (D.)
CISSITES ( xitrcoç, lierre), ms. — Genrede Coléoptères hétéroméres, famille des Tra-chélides , tribu des Horiales , établi par La-treille [Ilegn. anim. , 1829 , t. V, p. 59) auxdépens du g. Horia de Fabricius. M. Dejean,
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dans son dernier Catalogue, n’en désigne quedeux espèces: l’une qu’il nomme C.femoraia,et l’autre qui est 1 ’Horia lesiacea de Fabri-cius ; toutes deux sont des Indes orientales.Nous présumons que Latreille , en donnantle nom générique de Cissiies à ces Insectes,a voulu faire allusion à leur vie parasite àl’état de larve. Du reste, ils ne diffèrent desIlories à l’état parfait que parce qu’ils ontla tête plus étroite que le corselet, tandisque c’est l’inverse dans celles-ci. Voyez no-RIX. (D.)
CISSOPIS, Vieillot, ois.— Synonyme deBéthyle.
CISSES (xtacrûç, le lierre), bot. pii.—Genre de la famille des Vitacées (Ampéli-dées), tribu des Vitées, formé par Linné surplusieurs espèces de Vignes de Tournefort,adopté et circonscrit par les auteurs moder-nes, dont l’un a également créé (C.-L. Ri-chard) le g. Ampélopsis sur quelques autresespèces dont les caractères forment un pas-sage naturel des Cissi aux Viles proprementdites ( voyez ampélopsis). Tel qu’il est au-jourd’hui constitué, le genre Cissus com-prend encore près de 150 espèces; et l’onprésume que les forêts du Nouveau-Monde,et du Brésil en particulier, en renfermentencore un grand nombre qui restent à con-naître, et appartiendront soit à ce genre ,soit à l’ Ampélopsis. Ce sont des arbrisseaux( très rarement des arbres ) sarmenteux ,grimpants, croissant dans toutes les régionstropicales du globe, surtout en Asie , et beau-coup plus rarement en-deçà des tropiques.On en cultive une trentaine dans les jar-dins botaniques et dans ceux des amateurs,moins pour leur beauté que pour leur belleverdure et l’effet pittoresque qu'elle produitsur les murs et les treillages qu’on tapissede leurs nombreux et longs sarments. Tou-tes sont cultivées en serre tempérée et enserre chaude. Plusieurs d’entre elles con-tiennent une telle quantité d’une eau bonneà boire, que, coupée par tronçons, elles peu-vent désaltérer un certain nombre de per-sonnes: aussi leur donne-t-on vulgairementle nom de Liane aux voyageurs. Les feuillesen sont alternes, stipulées, simples ou com-posées , pédatiformes, ou plus rarementpennées ou bipennées , souvent peliucides-ponctuées, pétiolées ; les pétioles articulés àa base ; les rameaux florifères oppositifo-