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nous en avons dit a donné lieu à M. Mcrkelde faire de nouvelles observations qu’il aconsignées dans le Journal d’Entomologie deM. Germar , 1841, t. III, p. 203 à 205 : nousne pouvons nous dispenser d’en donner lasubstance.
L’auteur a remarqué dans les fourmi-lières, pendant l’été de 1840 , d’assez nom-breuses larves porte-fourreau , qui en sor-taient quelquefois pour se loger sous lespierres avoisinantes ; il a emporté quelquesunes de ces larves, et les a déposées dansdes boites sans leur donner de nourriture ,ne sachant ce qui leur convenait ; peu dejours après, c’était au commencement dejuillet, plusieurs subissaient déjà leurs mé-tamorphoses, qui s'opérèrent promptement.
I.e bout ouvert du fourreau se fermait de lamême substance dont le fourreau était con-struit , et trois semaines après, l’insecteparfait en sortait par l’extrémité opposéed’où se détachait un morceau en forme detasse assez régulière. A la même époque ,M. Merkel trouva dans les fourmilières d’au-tres Clythres éclos qui y sont restés encorequelque temps.
Le fourreau lui a paru formé des excré-menls de la larve, et consister en matièresvégétales ; car, exposé au feu, il se réduisaiten charbon, sans qu’on y remarquât au-cune matière hétérogène, comme pierres,etc.
Il est long de 5 lignes , noir ou grisâtre , ru-gueux , de consistance dure, pouvant sup-porter une forte pression ; il est coupé obli-quement à l’ouverture , un peu plus grosvers le derrière. le bout arrondi et bienfermé ; sur le dessus , depuis l’ouverture, ily a 4 46 côtes assez régulières en directionoblique. La larve a près de 4 lignes de lon-gueur j elle offre quelques poils épars, estd'un jaune pâle ; sa tète est rougeâtre , leI" anneau cl les pattes sont d’un rouge pâle.Gette larve se relire vers la moitié du four-reau , où elle reste assez longtemps recour-bée et en icpos-, mais lorsqu’elle agit, satète et le premier anneau sortent de l'ouver-ture , qui est passablement large. La chry-sali 'c a la tête courbée vers le derrière.
Il est à remarquer que l’insecte ainsi ob-tenu par l’observateur allemand, lui a pro-curé une espèce nouvelle semblable à la Cl.4-pimriii/ii ; il l’a nommée Cl. 4 -signala. Ilest possible que nous ayons désigné la larve
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de la Cl. i-punctata, car la description don-née par nous offre des différences. (G.)
CI.YTIA. polyp. — Lamouroux donne cenom à une section des Sertulaircs élevée aurang de g. distinct. (P. G.)
CLYTIE . Clytia nom mythologique), ins.
— Genre de Diptères établi par M. Robineau-Desvoidy dans son Essai sur les Myodaires ,et faisant partie de sa famille des Calypté-rées, division des ISotannhies, tribu des Pha-sicnnes. Les espèces de ce genre ne se ren-contrent qu’en été sur les fleurs des Ombel-lifères. L’auteur en décrit sept, dont uned’Amérique, et les autres d’Europe . Nous ci-terons , parmi ces dernières , la C. continua(iMuscaid. Fabr.,ct Pliasia id. Panz.,Meig.).
M. Macquart, qui a adoplé ce g., le comprenddans la division des ISrachocères, famille desAthéricères, tribu des Muscides, section desCréophiles, et sous-tribu des Tachinaires. Ilrapporte les mêmes espèces que M. Robi-ncau-Desvoîdy. (D.)
CLYTIJS (xIvtoç, qu’on entend, qui se faitentendre), ins. — Genre de Coléoptères té-tramères, famille des Longicornes, tribu desCérambycins, établi par Fabricius et adoptépar M. Dejean , qui, dans son Catalogue ,en mentionne 88 espèces dont les deuxtiers appartiennent à l’F.urope et à l’Amé-rique , les autres parties du globe n’ayantpas été si complètement explorées. MM. Goryet Laporte de Castelnau ont donné une mo-nographie de ce genre; mais il nous paraitdevoir subir de nouvelles divisions. M. Nui-sant ( Hi.sl.nal . des Coléoptères longicornes deFrance ) en a déjà fait quelques unes pourles espèces de notre pays.
Les Clylus sont de taille moyenne , géné-ralement d’un noir velouté et ornés de ban-des ou de taches jaunes et blanches. On lestrouve sur les fleurs ou sur les bois coupés.Quand ils sont poursuivis, leur marche de-vient vive et rapide ; ils émettent alors unson aigu semblable à un cri, et produit parun frottement du prothorax que l’insecteopère en baissant et en relevant la tête.Cette particularité qu’on retrouve chez d’au-tres Longicornes de la même tribu , a valu àceux-ci le nom qu’ils portent. Les larves desClylus vivent dans l’intérieur des arbres.L’espèce type , et la plus commune en Eu-rope, est le Cl. aritis (Cerawbyx ) de Linné .
(G.)