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savoir : les élytres et les pattes latéralement |en dessus, et les pattes en dessous. Le méso-thorax présente presque toujours à sa partieantérieure un rétrécissement formant unesorte de pivot qui entre dans la cavité pos-térieure du prothorax. C’est de ce segmentque dépend l’écusson ( sculellum ), cette pièceplus ou moins triangulaire qui se voit à labase du prothorax entre les élytres ; trèsgrande dans certains genres, comme lesMacraspis et les Cétoines, elle finit par dis-paraître dans les Copris.
L’abdomen des Coléoptères se rétrécit ra-rement à sa base; il est sessile, c’est-à-direuni au métathorax par son plus grand dia-mètre transversal; sa partie inférieure, oule dessous, est moins étendue dans le senslongitudinal que la supérieure ou le dessus ,et cette différence est due au développementdu sternum du métathorax, qui se prolongeen arrière et envahit ainsi la place que de-vrait occuper la partie du dessous corres-pondante à celle du dessus. Cette dispositionest surtout frappante dans toute la tribu desCoprophages, où les anneaux du ventre sontrefoulés les uns sur les autres par suite decet envahissement. Dans quelques espèces,le premier anneau est divisé en deux partiespar le sternum, qui se place entre elles surla ligne médiane. Le dessous de l’abdomenest toujours corné; le dessus est à demi-membraneux dans la partie seulement pro-tégée par les élytres, et aussi solide que ledessous dans celle qu’elles laissent à décou-vert. Ainsi, dans les Brachélytres, les seg-ments de l’abdomen sont cornés en dessuscomme en dessous, de même que dans quel-ques espèces anomales qui sont à la foisprivées d’ailes et d’élytres, telle, par exem-ple, que la femelle du Puchypus excavalus.Sur les côtés de l’abdomen sont placés lesstigmates, qui servent d’orifice aux trachées.Cette partie est en général dépourvue d’ap-pendices, excepté dans les femelles de quel-ques espèces chez qui l’abdomen est terminépar une tarière destinée à percer les sub-stances dans lesquelles les œufs doivent êtredéposés.
Les élytres, dans le repos, se joignentl’une contre l’autre par leur bord interne,et forment sur le dos de l’insecte une lignemédiane qu’on appelle suture. Elles ne peu-vent s’écarter du corps qu’à angle droit et
ne frappent pas l’air dans le vol; une foisétendues elles restent fixes. Leur écartementsemblerait devoir toujours précéder le dé-ploiement des ailes membraneuses ; cepen-dant on a remarqué qu’il n’a pas lieu dansla tribu des Cétonides ; ces Insectes se con-tentent de soulever un peu leurs élytresavant de déployer leurs ailes, et les laissentfermées pendant que celles-ci agissent (voy.cétoine). Ceci semble prouver, contraire-ment à l’opinion de quelques auteurs, queles élytres ne contribuent en rien à l'actiondu vol dans les espèces qui les ouvrent; carleur immobilité dans ce cas oppose à l’airune résistance qui doit plutôt retarder levol que l’accélérer; si dans ce cas elles sontutiles, ce n’est probablement que commeparachute. Quant aux ailes membraneuses,elles sont veinées avec des anastomoses, àpeu prés comme celles des Hyménoptères .A une ou deux exceptions près, qui ont étéremarquées dans les Ripiphores et les Mo-lorches, ces ailes, suivant l’observation deM. Duméril , sont coudées sur leur bordexterne. Elles forment là une articulationen angle qui permet à l’aile, qui a ordinai-rement prés du double de la longueur del’élytre, de se cacher dessous, et de se plieren travers par un mouvement de charnièrequi distingue ces ailes de celles des Orthop-tères. Nous pensons, comme M. Duméril ,que les nombreuses différences que présen-tent les ailes membraneuses des Coléoptères,dans la disposition de leurs nervures, méri-teraient d’être étudiées : elles fourniraientprobablement de bons caractères, sinon degenres, au moins de tribus ou de familles.Ces ailes, au reste, ne sont pas en généralproportionnées au poids du corps des In-sectes qui en sont pourvus. Elles ne sont niassez grandes ni mues par des muscles assezvigoureux pour qu’ils puissent bien voler :aussi a-t-on remarqué que les Coléoptèresne volent que vent arrière et jamais contrele vent, et que leur vol est court, incertain,mal assuré et pesant. Il faut cependant enexcepter les Cicindèles, dont le vol, quoiquepeu étendu, est aussi rapide que léger.Dans tous les cas, les Coléoptères aptes àvoler, ne prennent leur essor que par untemps chaud et parfaitement calme. Il arrivesouvent que les élytres sont entièrementsoudées par la suture : cette soudure en-