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surmonté de 3 stigmates fossiles bipartis, à3 loges bi-ovulées , et devenant une capsuletricoque à graines revêtues d’un test crus-tacé.—Une espèce cultivée depuis longtempsdans nos jardins, sous les noms d’Adeliavirgata, de Rhamnus buxifolia , croit sponta-nément en Espagne et en Portugal . C’est unarbrisseau à feuilles alternes, à fleurs rap-prochées en faisceaux axillaires. (Ad. J.)
‘COLOBANTHUS (xcJ.oScç, tronqué ; àV805, fleur), bot. ph. —Genre de la familledes Portulacacées, tribu des Molluginées,établi parBartling [Rel. Haenk., II, 13, t. 49)pour deux ou trois espèces , croissant dansl’Amérique australe et dans la Nouvelle-Hollande méridionale. Ce sont des plantesannuelles ou vivaces, basses, gazonnantes,à caulicules interrompues par des nœudsnombreux et très rapprochés , et renfermésdans des gaines foliaires se recouvrant lon-guement l’une l’autre ; à feuilles opposées,éstipulées, subcharnues, linéaires, planes,marcescentes, ou rigides, ovales-lancéolées,triquètres, étroitement imbriquées , persis-tantes , à fleurs petites, axillaires ou gémi-nées. (C. L.)
COLOBE. Colobus (xoloSoi, mutilé), mam.— Genre de Singes de l’ancien Continent,appartenant à notre tribu des Cynopithé-ciens, et très voisin des Semnopithèques,dont il diffère surtout par l’état rudimentairedes pouces antérieurs, réduits à de simplesrudiments, tantôt visibles encorè à l’exté-rieur, tantôt seulement sous-cutanés. Chezles Semnopithèques, au contraire (voyezce mot), les pouces, quoique déjà beaucoupplus courts que chez les Cercopithèques etles Macaques , sont du moins bien conforméset ne sont pas inutiles à la préhension. C’estl’atrophie des pouces, essentiellement ca-ractéristique des Colobes à l'égard de tousles autres Cynopithéciens, c’est cet état im-parfait et pour ainsi dire cette sorte de mu-tilation de la main que rappelle le nom deColobe, proposé, en 1811, par Uligerelau-jourd’hui généralement adopté.
La caractéristique des Colobes peut êtreainsi donné : Formes généralement très grê-les. Membres et queue très longs. Mainsantérieures étroites, très longues, à poucesextérieurement nuis ou tout au plus rudi-mentaires. Ongles en gouttière. Crâne vo-lumineux , plus comprimé toutefois et par
conséquent à cavité encéphalique moinsétendue que chez les Semnopithèques.Museau court. Nez aplati. Estomac com-plexe. Des abajoues assez amples ( ? ).Incisives et canines médiocrement dévelop-pées. Mâchelières supérieures et les deuxpremières inférieures, quadrangulaires et àquatre tubercules; la dernière mâchelièreinférieure , à cinq tubercules dont l’un pos-térieur plus épais et moins saillant que lesautres. Des callosités ischiatiques.
Ce genre, à peine connu jusqu’à ces der-nières années, et dont Cuvier se borneencore, dans la seconde édition du Règneanimal publiée en 1829, à rejeter le nom dansune note, a été le sujet de plusieurs travauxrécents. Néanmoins son histoire présente en-core aujourd’hui de nombreuses lacunes, soiten ce qui concerne la détermination exactedes caractères génériques, soit relativementà la distinction des espèces. Celles-ci, toutesafricaines , paraissent assez nombreuses ; etsans nul doute elles se multiplieront encorepar la suite. Il est fort possible même que cegenre dont la caractéristique est en contra-diction si manifeste avec le nom de Quadru-manes tel que le définissent Cuvier et la plu-part des zoologistes ( voyez notre mémoiresur la famille des Singes dans les Archives duMuséum , t. II ) , que ce genre dont l’exis-tence a été si souvent niée et presque déchi-rée impossible , devienne un jour l’un desgroupes les plus considérables de la grandefamille des Singes. Peut-être même cegroupe, lorsqu’il sera mieux connu , devra-t-il se résoudre en deux genres distincts ,comme il est arrivé aux Atèles de M. Geof-froy Saint-Hilaire, caractérisés entre tousj les Singes américains, comme le sont lesColobes entre tous les Singes de l’ancienmonde, par l’atrophie des pouces antérieurs :prévision que nous sommes loin de vouloirj dès à présent établir et convertir en un fait| démontré , mais qui pourrait être déjà jus-; tifié par quelques considérations.
A. Especes à pelage très long , noir, on blancet noir.
i. Le Colobe a fourrure , Colobus velle-rosus. — Ce Colobe, qui habite la Gambie ,a été successivement décrit par nous , parWesmael et par Ogilby , sous trois noms dif-férents, savoir : par nous, en 1830 [Zoologie