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en spirale formant de nombreuses sérieslongitudinales ; dans la plupart des Cupres-sinées, elles sont opposées ou verticillées.Cependant quelques genres de cette familleles ont aussi en spirale ; on remarque dansbeaucoup de Conifères une grande incgaliiéde développement dans les feuilles des di-vers rameaux. Celte dissemblance est sur-tout très marquée sur les Conifères de lafamille des Cupressinées, dans les Juniperus ,les JTiddringtonia et les Taxodium ; on l’ob-serve aussi d’une manière moins prononcéesur les Eulassa, et, parmi les Taiinées, dansplusieurs Podocarpus et Dacrydium.
Les véritables Pinus présentent cette iné-galité des feuilles des divers rameaux sousune autre forme très constante et caracté-ristique des diverses espèces. Les feuillesfasciculées par 2 , 3 ou 5, rarement par 4 ,des arbres de ce genre, sont en effet lesfeuilles de petits bourgeons ou rameauxaxillaires qui ne s’allongent pas, et naissentà l’aisselle des feuilles avortées et squami-formesdu rameau principal ; chacun de cespelits bourgeons présente une gaine forméepar les écailles du bourgeon, et un nombredéfini et constant de feuilles complètementdéveloppées sortant de cette gaine en unfaisceau de 2, 3 ou 5 feuilles.
Les feuilles fasciculées des Mélèzes et desCèdres offrent la même disposition avec un ra-meau plus développé, et portant un nombreplus considérable et indéterminé de feuilles.
La forme de ces dernières, habituellementaciculaire ou linéaire, leur nombre et leurrapprochement sur les rameaux , leur per-sistance et leur couleur sombre dans la plu-part des cas, enfin la disposition des branchesprincipales par étages ou faux-verticilles,donnent à ces arbres un port tout particulierqui les a fait généralement distinguer des au-tres arbres forestiers ; on les appelle vulgai-rement arbres verts en français , nadelholz ouarbres à aiguilles en allemand . L’anatomiede leurs tissus a fait découvrir dans la struc-ture interne de leur tige des caractères nonmoins remarquables, et qui permettent dedistinguer le bois des Conifères du bois detous les arbres connus jugqu'à ce jour.
Les tiges s’accroissent par des couchesconcentriques de bois dont la première en-toure une moelle centrale, comme dans lesattires arbres dicotylédons ; ces zônes de
bois sont egalement traversées par desrayons médullaires, ou lames cellulairesrayonnantes ordinairement très étroites etformées d’un seul rang de cellules, quelque-fois formées de plusieurs rangées de cellulesparallèles. Mais ce qui forme le caractèreessentiel de ces bois , c’est l’absence com-plète des vrais vaisseaux lymphatiques(fausses trachées, vaisseaux rayés ou vais-seaux ponctués), le tissu ligneux étant en-tièrement formé de fibres ligneuses, allon-gées, aiguës aux deux bouts, et marquées,sur leurs faces latérales seulement, de grandesponctuations ou pores entourées d’une aréolecirculaire , et formant une seule série lon-gitudinale, ou deux ou trois séries seule-ment sur les faces latérales de ces fibresligneuses. L’absence des gros vaisseaux spi-raux distingue ces bois de presque tous lesbois d’arbres dicotylédons ; la position laté-rale des pores ou ponctuation les distinguedu petit nombre d’arbres dicotylédons d’au-tres familles qui sont également dépourvuesde vaisseaux , tels que les Tasmannia et lesDrymis. Ces ponctuations existent particu-lièrement sur les fibres ligneuses de la par-tie interne de chaque zône, fibres dont I ecalibre est plus gros, les parois moins épais-ses, et qui constituent la partie la p ll, stendre du bois, des Pins par exemple. Elle*manquent au contraire, ou entièrement, oupresque complètement, sur les fibres de I*partie externe et dure de chaque zône an-nuelle ; de sorte que la partie interne d®chaque zône représente physiologiquetncn*la partie vasculaire du bois, et la partie ex-terne plus dure représente la partie fibreuse-
La disposition des ponctuations sur |fSfibres ligneuses en une seule rangée long 1 'tudinale, en plusieurs rangées dont l eSponctuations se correspondent en hauteur’ou en plusieurs rangées à ponctuations al-ternes, distingue les bois des divers ge |,re#de cette famille: ainsi les Pinus , Ab'* 3,I.urix, Juniperus , présentent la prem'é redisposition, rarement la seconde; les Tb* 0 "dium offrent la seconde ; les Araucaria ,Podocarpus , la troisième.
Les genres qui appartiennent à la ciades Conifères peuvent être ainsi distribue*
Famille I.—Cupkessinées.