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avoir contribué à former ces dépôts de com-bustibles fossiles que les couches du globerenferment depuis les terrains houillersjusqu’aux lignites tertiaires. Mais chaqueépoque a eu ses formes particulières, desgenres distincts dont l’analogie avec les gen-res actuels est très intéressant à établircomme fournissant une donnée de plus surla nature du climat de l’ancien monde.
Les terrains houillers , et surtout leurscouches supérieures, présentent assez fré-quemment des rameaux de Conifères quiont servi à former le genre Walchia ,- cesrameaux, par leur feuillage et par les fruitsqu’ils portent et les bois pétrifiés qui lesaccompagnent, indiquent une grande analo-gie entre les IValchia et les Eulassa ouAraucaria de l’Australie . Dans les grès bi-garrés se trouvent d’autres Conifères quiconstituent les genres Voltiia et Alberlia ,qui paraissent se rapprocher des Crypio-meria et Cunninghamia du Japon .
Le genre Brachyphyllum, du Lias etdes ter-rains oolithiques, comprend plusieurs espè-ces que la forme et l’insertion de leurs feuil-les fonlextrêmement ressembler au nouveaugenre Anhroiaxis de l'Australie , genredonton a déjà publié plusieurs espèces propresà la terre de Diemen. A ces formes carac-téristiques de trois grandes époques géolo-giques,et chacunecomprenant plusieurs es-pèces distinctes, se joignent encore quelquesespèces de genre douteux, les unes se rap-prochant des Podocarpus, les autres desThuya. Ce sont surtout les Calcaires deStomsfield qui nous offrent ces formes ex-ceptionnelles. Mais nulle part nous ne voyonsdans ces terrains inférieurs à la craie, rienqui rappelle les vrais Pinus et Abies .
Au contraire, dans les terrains tertiairesces deux genres se montrent en grand nom-bre, tant sous le point de vue de la variétédes espèces que sous celui de l’abondancedes individus; car les couches de lignitesles plus puissantes de cette époque doiventleur origine à des forêts composées de cesarbres, comme le prouvent les bois qui lesconstituent, les rameaux et les fruits quiles accompagnent. Je dois même ajouterque jusqu’à ce jour je n’ai vuaucun échan-tillon de lignite fibreux reconnaissable mi-croscopiquement, qui n’ofTrlt les caractèresdes bois des Conifères; ce qui prouve du
moins que si les arbres dicotylédons d’au-tres familles et à bois vasculaires ont quel-quefois contribué à la formation de ces cou-ches , ces cas sont très rares et lout-à-faitexceptionnels à l’état pétrifié et de bois sili-ceux ; les bois dicotylédons de Conifères etde dicotylédones vasculaires sont au con-traire également fréquents dans les terrainstertiaires, cl surtoutdans les parties récentesde ces terrains.
Mais les Pinus et Abies ne sont pas lesseuls genres de la famille des Conifères quise rencontrent dans les terrains tertiaires,on y trouve encore des Thuya , probable-ment des Juniperus , un Callilris très voisinde I ’arliculata qui croît actuellement dansl’Atlas, et un Taxodium ( Taxodium euro -pœum Ad. I!., Ann. sc. nat.), genre qui ac-tuellement ne croît que dans l’Amériquedu Nord . On voit par là que si les forêts deConifères qui couvraient l’Europe à l’époquetertiaire avaient une analogie générale aveccelles de notrehémisphère boréal à l’époqueactuelle, elles en différaient très notable-ment par les espèces qui les constituaient-
(An. II.)
COMI.ÈliE Conilera. chust. — Genrede l’ordre des Isopodes , établi par Leach etrangé par M. Milne-Edwards dans sa familledes Cymotboadiens et dans sa tribu des Cy*molhoadiens errants. Les caractères de tellecoupe générique peuvent être ainsi expri-més : Yeux petils, écartés , nullementproéminents. Les deux premiers articles desantennes supérieures presque cylindriques-Côtés des segments de l’abdomen presquedroits, involutés. On n’en connaît qu’uneseule espèce, c’est le C. Montagui Leacb( Trans . de la Soc. lin»., t. XI, p. 370), O 11 'se trouve sur les côtes du Devonshirc, e11Angleterre. (H. L-)
COMI.1TIIES, Swains . (xSvoç, cône ;
0o Ç , pierre), moll. — Lamarck , comme ° nle sait, a partagé les Cônes en deux section 5 •ceux qui ont la spire couronnée de tubef'cules, ceux dont la spire est simple. Ces caraclères, d’une très faible importance, ou*servi à M. Swainson pour former un g enrenouveau aux dépens des Cônes , genred uel’auteur nomme Coronoxis. C’est dan*genre, déjà inutile , que M. Swainson P r °^pose un sous-genre sous le nom delilhes, dont on peut apprécier la valeur