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Tome quatrième.
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Corallines, alternativement considérées parles uns comme des animaux, par les autrescomme des végétaux , sont des productionsnaturelles que leur encroûtement par dessels calcaires et leur habitation au fond desmers ont rendues longtemps fort ambiguës.Lamouroux ( Dicl. class., IV, p. 455 ) lesplace encore, avec Lainarck et Cuvier, parmiles Polypiers. Ce n’est que depuis les der-niers travaux de MM. Schweiger, l.irik, Phi-lippi, Zanardini, Meneghini, et surtout Küt-zing et Decaisne , que ces êtres sont rentrésdéfinitivement dans le règne végétal , etconstituent une petite tribu dans la classedes Algues. Pour parvenir à cet importantrésultat, deux conditions étaient indispensa-bles : l’emploi du microscope, instrumentdont les perfectionnements datent d’uneépoque récente , et la considération du fruitcomme méthode de classification. Or, per-sonne, que nous sachions, n'avait avant cesdeux derniers naturalistes, ni vu clairement,ni même mentionné la fructification des Co-rallines. Les spores de ces plantes , ou lessphérospores, comme on voudra les nom-mer, ne se rencontrent pas sur le premierindividu venu , même lorsqu’il est muni deses conceptacles, auxquels on a encore donnéle nom de Céramides. Bien que nous possé-dions dans notre collection un certain nom-bre de Corallinées, et que, comme M. Küt-zing, nous ayons longtemps cherché cesspores, nous ne les avons enfin trouvéesque sur une seule Coralline des îles Auc-kland, dont l’espèce est encore indéterminéepour nous ; et, de même que cet observa-teur, nous les avons vues revêtir la forme enpoire ou en massue. M. Decaisne les dit sé-parables en quatre portions, comme dansYHypnea Paienliœ ; mais, sans vouloir jeterdu doute sur son assertion, nous n’avons puêtre assez heureux pour les voir en cet état,peut-être parce que nos échantillons n’é-taient pas assez avancés. Ces spores sont duplus beau rose, granuleuses à l’intérieur, etassez semblables à celles des genres Bonne-maisonia, Asparagopsis, etc.

Ne pouvant nous étendre davantage ausujet de ces plantes , à cause du cadre res-treint qui nous est tracé , nous sommesforcé, pour plus de détails, de renvoyer lelecteur aux ouvrages de MM. Kützing [Uberdie Polgp. calrif. (les Lamouroux, p. 14-16)

et Decaisne ( Mtm. Corail. Ann. Se. nai -.août 1842, pag. 119 et suivantes). k )unous suffise de donner ici les caractères dugenre Coralline , tel qu’il est limité aujour-d'hui : Conceptacles turbinés, le plus souventterminaux, lisses et percés d’un pore a 11sommet. Spores pyriformes ou en massue,d’abord simples, puis, selon M. Decaisne,divisées transversalement en quatre portion 5et s’élevant du fond du conceptacle, auquelelles tiennent par leur bout aminci. Frond 1articulée, rendue fragile par la présenced’un sel calcaire dont elle est encroûtée,irrégulièrement rameuse, à rameaux cylin-driques inférieurement, plus ou moins com-primés supérieurement. La structure decette fronde a beaucoup d’analogie av<’<celle des Gastérocarpées, avec cette diffé-rence toutefois que les filaments rayonnantsqui composent la couche extérieure sontplus dressés , encroûtés, et interrompus d fdistance en distance par des espaces nus q' 1 'constituent les jointures.

Privés de la chaux qui les solidifie, cf *filaments sont reliés entre eux par un mu-cilage abondant qui favorise leur adhérentau papier, si, dans cet état, on veut les pré-parer pour la conservation. Ils partent d’un fsorte de moelle ou de tissu fibreux intérieur,qui lie entre elles ce que M. Zanardini nomm eles propagines. Ce tissu offre une organi*®'lion importante à étudier ; il se continuesans interruption dans toute la longueur del’axe de la fronde, etau niveau des jointure*il prend une apparence cornée. Là ses fibre*sont plus grosses, rarement entrecroisée*'et d’une couleur jaunâtre plus prononcéedans la Coralline officinale.

Les articles des Corallines sont marquée*de zônes transversales, qui dépendent, sel 0 "M. Decaisne, de l’accumulation régulière d ela matière calcaire entre chaque double r®"'gée d’endochromes périphériques.

Pour bien voir toutes ces choses, ilnécessaire, avant de la soumettre au micros-cope , de priver l'Algue de sa croûtecaire, en la laissant séjourner quelque temP*dans de l’eau qu’on aura préalablement alguisée d’Acide hydrochtorique. La chauxlevée, si l’on désire la conserver, on l’é l,, " (dra sur du papier comme une Céramiée,elle y adhérera fort bien. ,

M. Chauvin ( Essai d’une répart-, P 1