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tiomull; polonais, Bnu'elna ,- russe, A'/i/op-tschataja bumaga ; italien , Colone , Bumbn-gia; espagnol, Alyodon; portugais , Algoduo.On donne au nomde cette plante deux éty-mologies sur la valeur desquelles nous nousgarderons bien de nous prononcer. Ceuxqui veulent à quelque prix que ce soit trou-ver à tous nos mots une origine latine, le fontvenir de Cotoneum malurn , nom du Cognas-sier , à cause du duvet qui en recouvre lesfeuilles et les fruits ; d’autres prétendent qu’ilvient de l’arabe youin, dont les Européensont fait Colton d’abord, puis ensuite Coton ).bot. ph. —Ce genre.de la famille des Mal-vacées Hibiscées , établi par Linné ( G en .,n. 845 ), présente pour caractères : Invo-lucelle triphylle, à folioles largement cor-dées, soudées à la base et deritées-incisées.Calice cupuliforme, presque entier ou obtu-sément quinquédenté. Corolle à 5 pétaleshypogynes, ovales , inéquilatéiaux, dontl’onglet est soudé au fond du tube staminal ;estivation convolulivc. Tube slaminal dilatéà la base, recouvrant l’ovaire, étroit au som-met, columniforme. Filaments nombreux,filiformes, simples ou bifurqués, exserts;anthères réniformes , bivalves ; ovaire ses-sile, simple, Iri-ou quinquéloculaire ; ovulesnombreux, bisériés, ascendants, à l’angleeentral des locules; style terminal, simple;stigmate claviforme, à trois ou cinq sil-lons ; capsule un peu épaisse et coriace, tri—quinquéloculaire, ayant au sommet unepetite loculc tri-quinquévalvaire, au milieudes valves septifércs; graines nombreuses,ovales, anguleuses; épiderme spongieux,couvert d’une laine épaisse ; embryon subar-qué , contenu dans un albumen muciiagi-neux; cotylédons foliacés, se roulant quandils sont pliés; radicule infère.
Ce sont des herbes vivaces ou plus sou-vent des arbustes à feuilles alternes, pétio-lées, cordées, palmalincrvées, tri-ou quin-quélobées, à lobes aigus; les rameaux lesplus jeunes souvent couverts, ainsi que lesinvolucres, de points noirs, glabres, par-fois glanduleux à la base des nervures; sti-pules pétiolaires doubles, lancéolées; pé-doncules terminaux ou à feuilles opposées,solitaires, uniflores, è très grandes fleurs.
Rien de plus difficile qu’une déterminationprécise du nombre des espèces de Cotonniersqui ont donné naissance aux innombrables
variétés cultivées aujourd'hui par toute laterre. Si l’on rassemble celles mentionnéespar les divers botanistes, depuis Linné , 00en trouve 13, et c’est le nombre adopté P arDe Candnlle ( Prodr., I, 456 ) ; mais les pin*importantes et les mieux connues, et le*seules que nous mentionnerons sont :
1. Le Cotonnier hrrbacé. G. herbaceum L->
dont le nom est inexact, puisque cette plante,qui ne s’élève pas quelquefois, il est vrai,au-dessus de 50 centimètres, et est dans cecas une plante herbacée véritablement an*nuelle, devient dans certaines localités n* 1arbuste de 1 mètre 60 à 2 mètres, dont I»tige est ligneuse par le bas. Il a pour carac-tères distinctifs la brièveté des lobes de se*feuilles, qui sont courts, arrondis et 1 er "minés par une pointe brusque, et la glandequi existe à leur base. La fleur est d’unjaune pâle, avec une tache pourpre au basde chaque pétale. La capsule esta trois loges-Le Coton en est blanc pur ou jaunâtre-
Cette espèce est originaire de l’Orient.
2. Le Cotonnier arborescent, G. arbore*'cens.—Haut de5 à 6 mètres, à tige ligneuse p arle bas: ses rameaux, glabres dans leur part'*inférieure, sont pubescents au sommet. L cSfeuilles, portées sur des pétioles allongés flbi-stipulées, sont divisées en 5 lobes profonds,les fleurs sont axillaires et solitaires, tout-*'fait purpurines. Les capsules sont à trois o"quatre loges. Le Coton qui recouvre la grain*est d’excellente qualité. On le trouve a ulIndes, en Arabie et en Chine . Il a été tranS'porté de là aux Canaries et en Améritl ue 'où on ie cultive depuis un temps im n,f 'rriorial.
3. Le Cotonnier de l’Inbe , G. India a* 1Lamk.—Cette espèce, qui parait tenir le n"'lieu entre les deux espèces précédentes, b 3pas plus de 3 à 4 mètres d’élévation; sa tig evivace est ligneuse par le bas; ses feuilles,généralement petites, sont à 3 ou 5 lobes *•'longés et aigus; ses fleurs, tantôt jaunes a***l’onglet pourpre, ou purpurines. Ms cap« u 'les sont à 4 loges et à 4 valves.
4. Le Cotonnier velu, G. Iiirnuium, àherbacée annuelle ou bisannuelle, ranieus 1 ’velue; les pétioles de ses feuilles, qui s<,l> (molles et pubescentes des deux côtés, 60,1également velus. Les fleurs sont jaunes et ^litaires. L'Amérique est la patrie de ce ( - <rlonni.T.