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Bordent les mers. Le grand Courlis nichepresque partout ; le petit ne niche, dit-on,qu’en Asie et dans les contrées boréales.
Le nombre des œufs déposés par les fe-melles du Courlis est de quatre. Ils sont,dans les contrées d’Europe , olivâtres et par-semés de taches d’un brun mêlé de rouge,si rapprochées vers le gros bout qu’elles yforment une bande qui le couvre en entier :les œufs du Corlieu sont de même couleur,mais plus petits. Ceux du C. à long bec sontde la couleur des œufs du Rallus crépitons,et l’on en a trouvé en juillet dans les maraissalants du cap May.
Les jeunes Courlis, aptes à chercher leurnourriture aussitôt après leur naissance, nereçoivent aucun soin de leurs parents.
Le cri du Courlis est assez exactement re-présenté par son nom ; et les noms vulgairesqu’il porte dans notre pays le rappellent en-core : c’est Corlui, Curlu, Courleru, etc.« Il agaigné son nom de son cri, dit Ëelon;car en volant il prononce corlieu. » Les An-glais l’appellent Curlew ( Queurtiou) ; enitalien , c’est Chiurlo. La plupart des autresCourlis paraissent n’avoir d’autre cri qu’unsifflement aigu qu’ils poussent presque con-stamment pendant leurs voyages. Les Alle-mands, ayantégard à certaines circonstancesqui signalent son apparition, l’appellentBrachvogel, Regenvogel, Velter-Windrogel( oiseau des jachères, de pluie , d'orage, devent). Le nom grec de JVumenius signifiecroissant, à cause de la forme arquée de soubec. Les Grecs modernes l’appellent Mucri-miti, au long nez.
La mue du Courlis a lieu une fois seule-ment par an.
Gessner l’avait appelé Phœopus aux piedscendrés, particularité qui ne se rapporte pasà toutes les espèces.
Malgré leur caractère sauvage, les Courlisvivent cependant au Sénégal en domesticité ;mais l’ennui et le peu d’abondance de nour-riture ne lardent pas à les faire périr. Cesont au reste des oiseaux dépourvus de gen-tillesse. Ils sont répandus par tout le globe ;mais les espèces dont la distribution géogra-phique est le plus vaste sont le grand Cour-lis et le Corlieu, qui se trouvent dans toutesles parties de l’Europe, aux Indes , dans lesîles Marianucs , au Cap, aux États-Unis . Onne connaît pas les distributions géographi-
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quesdesautres espèces, quisansdoute n'ha-bitent pas exclusivement le pays dont onleur a donné le nom. Tels sont les C. del’Inde , de la baie d’Hudson, etc.
Ces oiseaux sont de passage : ils revien-nent régulièrement dans les contrées boréa-les au printemps, et partent en automne,ils arrivent communémenldans nos contréesen avril, et commencent à partir dans lesder-niers jours d’août; quand les hivers sont
doux, il en reste toujours quelques uns.
Le point où les Courlis sont le plus com-muns est le voisinage de la Loire. Aux États -Unis , les Courlis arrivent à la mi-mai etparlent en septembre. Leur migration a lieden grandes troupes, en ligne, avec assez delenteur pour que les plus faibles puissentsuivre.
La chair du Courlis , autrefois recherchéeet mise au premier rang, l’est peu aujour-d'hui , à cause de son odeur de marécage-
On chasse les Courlis au fusil. Les meilleurschiens couchants les arrêtent acausedeleurfumet, qui est aussi prononcé que celui dela Perdrix; et en imitant leur cri on P eU *les approcher à portée de fusil et en tu erbeaucoup, les autresétant retenus parlescri*des blessés.
On recherche dans certains pays lesce u ^ sde Courlis pour les manger, et ils sont asse*estimés. Wilson parle avec élogede lacha'fdes Courlis à long bec et boréal, qui, s’étantnourris de baies de ronces et de camarin e ’ont acquis un embonpoint remarquable etperdu le goût de marécage.
La place naturelle du Courlis est après le»Ibis, et peut-être plus près des Falcinelles etdes Cocorlis que des Bécasses propreffl enldites, avant lesquelles le placent Cuvier etM. Temminck .
Le nombre des espèces qui composent cegenre est de 7 ou 8. Je ne décrirai que celle*d’Europe :
Courlis d’Europe , JYumeums arcua“ lS '— Taille d’un Chapon , brun et le bord etoutes les plumes blanchâtre, le croupit" 1blanc, la queue rayée de blanc et de bru 11 -On trouve quelquefois chez le Courlis d E"rope des individus atteints d’albinisme.
Corlieu, petit courlis, J\. phœ°P uS '—Même plumage, bienque de couleur mo |,l#arrêtée , mais de taille moitié moindre <l uele précédent. Quoique les mœurs soient sem