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Tome quatrième.
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de la tribu des Crabroniens, groupe des Cra-bronites, dans l’ordre des Hyménoptères,établi par Fabricius et adopté avec quelquesrestrictions par tous les entomologistes. Il estsurtout distingué des autresgcnresdeCrabro-nites par des antennes coudées, fusiformesdans les mâles et filiforrnesdans les femelles,et des mandibules terminées en pointe bifide.On compte un grand nombre de Crabronsparmi lesquels on peut regarder comme typeleCR. A grosse tête ( CJrubro cephalole\ Fab.).Cette espèce a été observée par un entomo-logiste anglais , AI. Schuckard, creusant descellules dans le bois pourri à l’aide de sesmandibules et rejetant les parcelles détachéesavec ses pattes postérieures. Un grand nom-bre d’Hyménoptères du même genre appro-visionnent leur nid avec certains Diptères.Cependant Latreille assure avoir remarquéune espèce qui nourrissait ses larves avecde petites chenilles de Pyralides. D'autre parton a vu quelques Crabrons attaquant de pré-férence des Pucerons.

Les genres Thyreopus , Crossocerux , Thy-reus , Ceratocolus , Solenius , Blepharipus ,Lindenius, Physoscelis de MM. Lepellelier deSaint-Fargeau et Brullé, entrent pour nousdans le genre Crabro. (Bl.)

"CRABRONIDES. Crabronidœ. ins. —Sous ce nom, nous désignons tous les Hy-ménoptères formant la première famille dela tribu des Crabroniens, insectes que l’onreconnaît surtout à leur labre toujours ca-ché et à leurs mandibules unies sans échan-crure au côté interne. Les Crabronides habi-tent spécialement l’Europe, surtout l’Europeméridionale et le nord de l’Afrique . Nous lesdivisons en trois groupes : ce sont les Cra-bronites, les Cercérites et les Nyssonites.

(Bl.)

‘CRABRONIENS. Crabronii. ins. —Nousdésignons par ce nom une des tribus les plusintéressantes de l’ordre des Hyménoptères.Res Crabroniens sont parfaitement recon-naissables à leur tête large et carrée et àleurs jambes plus ou moins déliées ou épi-ne uses. La plupart des espèces sont nuan-c ées de jaune sur un fond plus ou moinsn °ir, brun ou roussâtre. Ces couleurs etl ( ‘ur disposition sont assez analogues à cellesdes Guêpes et des Odynèrcs, mais les carac-

, rcs de forme que présentent les Crabro-menslesen distinguent complètement. Les

T. IV.

femelles sont pourvues d’un aiguillon dontla piqûre est très forte. Ces Hyménoptères, aleur état d’insecte parfait, comme tous lesinsectes de cet ordre, vivent sur les fleurs;mais leurs larves ne se nourrissent que deproie vivante. Privéesde pattes et incapablesde se mouvoir, comine le sont ces larves, cesont les mères qui cresuent elles-mêmesdans le sable ou dans le bois des demeurespour leur progéniture; ce sont elles qui ap-portent à leurs larves la nourriture qui doitleur suffire pour acquérir tout leur dévelop-pement, jusqu’à l’époque où elles pourrontse transformer en’nymphes. Les Crabroniensdonc, demcmcquelesEuméniensetlcsSphé-giens,après avoir choisi un endroit convenablepour y établir le berceau de leur postérité,vont à la recherche d’insectes destinés à ser-vir de pâture à leurs larves. D’un coup d’ai-guillon les industrieuses femelles anéantis-sent leurs victimes; elles ne les tuent pascomplètement, mais lesplongentdans un étatd’engourdissement qui ne leur permet plusde se mouvoir ni de résister aux jeunes versqui vont les dévorer. Quand la provision estamassée dans son nid, la mère pond un oeufet ferme cette retraite pour la rendre inac-cessible aux insectes carnassiers ; ce travailachevé , elle ne tarde pas à mourir. Les lar-ves vivent paisiblement au milieu de l’abon-dance jusqu’au moment où elles se transfor-ment en nymphes. A cette époque, leur provi-sion est ordinairement épuisée, et leur corps,dont le volume s’est toujours accru, rempliten entier la petite cellule. Ces larves se filentalors une petite coque soyeuse, et leur méta-morphose s’effectue presque aussitôt. L’in-secte parfait éclôt au bout d’un temps plusou moins long selon les genres ou les espèces.

Un fait remarquable, c’est que, dans laplupart des cas, chaque espèce de Crabro-nien s’attaque toujours à la même espèced’insecte pour en nourrir sa progéniture, etne manque jamais d’en apporter en quantitésuffisante pour l’alimenjer pendant tout letemps nécessaire à sa croissance Rien n’estplus curieux, car il semble que cette femelle,qui est déjà morte quand ses jeunes larvesviennent à éclore, ait su loul prévoir d’avance.Admirable instinct que nous pouvons à peinecomprendre ! Plusieurs insectes de cette tribuet delà tribu des Sphégiens n’ayant pas tousles jambes et tarses munis de cils ou d’épines

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