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Tome quatrième.
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en sont alternes, pétiolées, cordiformes ouincisées et pennatifides ; les fleurs viola-cées , portées sur des pédoncules axillaires,solitaires , unillores , articulés au milieu ouau-dessus du sommet. (C. I,.)

'CWSTATEELA , Nuit. bot. ph. —Syn.de Cyrbasium , F.ndl.

CUISTATELEE. Cristatella (diminutifdccrisia , crête), polvp. —C’est un genre dePolypes bryozoaires, à la fois remarquablepar son organisation et parce qu’il est dupetit nombre de ceux qui vivent dans noseaux douces. On n’en connaît qu'une especedéjà observée en Allemagne par Roesel, enlicosse par Dalycll, et en France par nous[Ann. franç. et élrang. d'unal. et de phytiol .,III, 158 , 1839, et Atlas supplém. du Dict.ileK se. nat.}.

S’étant fait apporter pour ses recherchesde micrographie de l’eau d’un marais voisinde sa demeure, Roesel observa, dans le vaseoù cette eau avait été placée, quelques glo-bules mêlés à un grand nombre d’autres pe-tits êtres ; ils reposaient au fond de l’eau, etressemblaient bien plus à des grains de ma-tière muqueuse ou au fruit de certains Mol-lusques qu’àde véritables Polypes ; mais, exa-minés à la loupe après quelque temps detranquillité, ils molliraient des panachessemblables à ceux des Plumatelles, c’est-à-dire à double pédoncule, supportant chacundeux rangées de tentacules en collerette au-devant et sur les parties latérales de la bou-che. Quelques globules montraient jusqu’àsept panaches et même davantage.

Il y a donc dans chacun de ces petits sacscharnus autant d’individus que de panaches.Chaque individu est retenu à la masse com-mune; mais celle-ci est libre; elle changede place assez volontiers, mais lentement, etse fixe tantôt en un lieu, tantôt en un autre.Roesel donna la figure de ces petitsanimaux,qu’il appela Federbusch Polypeti ou Polypesà plumet ainsi que les Plumatelles; mais lesauteurs contemporains ne firent point atten-tion à son travail, et Cuvier fut le premierqui introduisit l’espèce que Roesel avait dé-couverte dans les catalogues méthodiques.Dans son 7 abteau élémentaire des animaux ,publié en 1798, il en fitun genresousle nomde Cristatella, mais il l’éloigna bien à tortdes Polypes d’eau douce, donton faisait alorsdes Tubulaires, pour le rapprocher des Vor-

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ficelles. L’espèce fut nommée Cbistackli.smoisissure, C. mucedo. Lamarck laréunitauxPolypes, en la conservant toutefois dans ungenre à part, mais en remplaçant le nomimposé par Cuvier par celui de C. payant,qui rappelait la non-fixité des Cristatelles.Roesel n’avait point connu le mode de re-production de ces animaux; des corps fortsinguliers que nous trouvâmes dans Paris

même, en cherchant des animaux inférieurs

dans les eaux stagnantes, furent leurs œufs.Ce sont de petites capsules discoidales, d’unmillimètre à peu près de diamètre, deini-entourées d’un bourrelet comme ceux desAlcyonelles, mais plus gros qu’eux et circu-laires au lieu d’être ovalaires. Un caractèreplus bizarre encore consiste dans les tigesspiniformes, à pointe bifide et recourbée quipartent en s'irradiant du point de jonction dela capsule avec son bourrelet, sur la faceconvexe de chaque œuf. Conservés avec soindans de l’eau fraîche, ces corps ne tardentpas à éclore, et l’animal qui en naît est pré-cisément le globule polypifère de Roesel,c’est-à-dire un sac ou manteau opalin, com-parable à celui d’une Ascidie et duquel sor-tent, quand on le laisse tranquilledans l’eau,d’abord trois et ultérieurement un plus grandnombre de panaches tentaculaires.

Mais les Cristatelles placées dans des cir-constances convenables ne conservent pas cetaspect, et dans les étangs on les trouve quel-quefois en nombre considérable et sous uneforme très différente. Réunies en très grandequantité dans une enveloppe commune quin’est que le sac ascidiforme des précédentestrès développé, elles sont en longs filamentsde la grosseur d’une plume de Cygne , et dontl’aspect à l’œil nu rappelle assez bien celuide cordons de passementerie qu’on appellechenille. I.a villosité n’est autre que l’ensem-ble des tentacules appartenant aux Polypesde ce curieux essaim, et la masse fil 8 "menteuse est le cordon hyalin dans lequelces Polypes sont logés et où ils peuvent ren-trer quand on les inquiète. Ces espèces decordons, tantôt cylindriques et en partie h'bres, tantôt complètement fixés et alors ad-hérents aux racines, aux tiges des petitesplantes, etc., par une renlrée en rainure deleur propre substance, ont une longueurvariable entre quelques lignes et six ou huitpouces. Les tentacules sont d’un beau hyalm.