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Tome quatrième.
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CHU

CRU

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CUliCU'ÊUES. Cruci ferai. bot. pii. —Famille de plantes dirotylédonées polypé-tales hypogynes, qui doit son nom à sa dis-position en croix de scs quatre pétales ainsique de ses sépales. Ceux-ci sont dressés, si-tués par rapporta l’axe, l’un en dedans,l’autre en dehors , les deux autres des deuxcôtés; ces derniers recouverts ordinairementdans la préfloraison par les bords des pre-miers, et quelquefois prolongés au-dessousde leur point d'insertion en une petite bossecreuse ou même en un éperon. Les pétalesalternent avec eux, ainsi qu’eux sont caducs,sc rétrécissent ordinairement en onglet à labase, s’élargissent supérieurement en unlimbe entier ou échancré ou même bifide :égaux en général, ils se raccourcissent quel-quefois, ou manquent complètement du côtéqui regarde l’axe, l.es étamines sont tétrady-names, c’est-à-dire au nombre de six : deuxplus courtes opposées aux sépales latéraux ;quatre plus longues opposées à peu près auxpétales, et par conséquent par paires auxsépales supérieur et inférieur ; de telle sorteque les uns considèrent l'ensemble des éta-mines comme résultant de deux verticillesquaternaires, dans le plus extérieur desquelsdeux seraient avortées; les autres comme ré-sultant d’un verticille unique dans lequeldeux des étamines seraient dédoublées. Quoiqu’il en soit, les filets s’insèrent en généralsur un appareil glanduleux situé autour etau-dessous du pistil , sont ordinairementsimples et libres, les plus longs d’autres foiscependant munis d’une dent, et quelquefoissoudés entre eux par paires.I.’ovaire, libre,sessile ou courtement stipilé, se compose dedeux carpelles opposés aux sépales latérauxet soudés entre eux par leurs bords, qui for-ment les placentas opposés par conséquentaux deux autres sépales. I.es graines s’insè-rent en nombre variable sur ces placentas ,qui doivent donc être considérés comme pa-riétaux , quoique en général une lame cel-lulaire étendue de l’un à l’autre divise laloge en deux cavités. I.e style, simple, court,lorsque l’ovaire est allongé, plus long lorsquel’ovaire est court, se termine par deux stig-mates opposés aux placentas. On connaît lefruit qui résulte d’un pareil ovaire sous lenom de xiliqne ou silicule, suivant qu’il estallongé ou raccourci, et sa déhiscence esttelle que le péricarpe se fend le long des pla-

centas, se séparant ainsi en deux valves,tandis que les placentas restent unis en unesorte de cadre circonscrivant la cloison etportant les graines. Rarement le fruit resieindéhiscent ou est 1 omentacé, c’est-à-diredivisé par de fausses cloisons transversales,suivant lesquelles il se désarticule. I,es grai-nes, variablesen nombre qui peut se réduireà l’unité , le sont aussi, par leur situationhorizontale, pendante ou ascendante; ellessont amphitropes, recouvertes d’un test as-sez épais , et dépourvues de périsperme. Laradicule est pliée de diverses manières surles cotylédons, soit accombants, c’est-à-direappuyant leur côté sur la radicule (embryonpleurorliizé) ; soit incombants, c’est-é-direappuyant leur face sur la radicule (embryonnoiorhizé) ; soit condupliqués, c’est-à-direpliés en deux moitiés qui embrassent la ra-dicule dans ce pli (embryon onhoploci ) ; soitenroulés en spirale (embryon spirolobé ); soitpliés plusieurs fois dans leur longueur (em-bryon diplécolobi).

Les espèces de celte famille nombreuse etsi naturelle habitent pour la plupart la zônetempérée de l’hémisphère boréal ; plus raresdans l’hémisphère austral, elles se montrentencore assez abondamment dans les climatsplus froids; mais sous la zône torride ellesne se rencontrent guère que sur les monta-gnes à des hauteurs où elles retrouvent unetempérature analogue à celle des latitudesplus élevées. Quelques unes sont des sous-arbrisseaux, mais presque toutes des herbesannuelles ou bisannuelles, plus rarementvivaces.

Le suc de ces plantes est aqueux, âcreen général, et doué de propriétés stimu-lantes et antiscorbutiques, qui, adouciesdans quelques espèces , ne leur conserventqu’une saveur agréable, et les font re-chercher comme aliments lorsque ces sucssont mêlés à une grande proportion de mu-cilage. l.es racines acquièrent souvent uneassez grande épaisseur dans les espèces vi-vaces. Les feuilles, souvent ramassées entouffes radicales vers la base de la tige,dispersent d’autres fois sur elle et sont tou-jours alternes (excepté quelquefois vers labase); elles sont simples , entières , dcnleesou pinnatifides. Les poils, lorsqu’il y en a ,sont simples, rameux ou étoilés.Les fleurs,blanches, jaunes, pourpres, plus rarement