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La tendance à l’agglomération des centres"ervem s’aperçoit également dans le sens°Pposé, c’esl-à-dire suivant la longueur duCor ps ( et détermine la réunion des ganglionsd un nombre variable d’anneaux en unese «le masse. Ainsi, dans le thorax du Ho-r, 'ard, on n’aperçoit derrière l’oesophage quemasses nerveuses, dont les cinq derniè-res appartiennent aux cinq anneaux aux-quels sont fixées les pattes proprement dites.
premier de ces centres médullaires repré-se nte par conséquent les deux paires de gan-sions qui, chez les Edrioplithalmes , sontdistinctes et situées à une certaine distance* une de l’autre. Chez les Paléinons , le rap-prochement longitudinal des divers gan-glions thoraciques est porté beaucoup pluslui » ; et chez les Homoles , ces organes sontu “is en une seule masse de forme allongée,,la "s la substance de laquelle on peut ce-pendant distinguer les noyaux disposés parPaires, et correspondant à l’origine des nerfsPropres à chacun des segments du thorax,^dez le Carcin-Menade, tous les ganglionsidoraciques sont confondus en une masse dePu me annulaire ; enfin, chez les Maias, celte"lasse, au lieu détre évidée au centre , ac-quiert la forme d’un disque solide.
Celte tendance à la centralisation se re-marque, non seulement lorsqu’on comparee "tre eux des Crustacés dont l’organisationoffre des degrés divers de perfectionnement,•nais aussi lorsqu’on étudie ces animaux auxdifférentes périodes de leur développementembryonnaire. Ainsi, lorsque le système"erveux de l’Écrevisse commence à se inon-Irer dans l’œuf, il affecte la forme de deuxséries de noyaux médullaires parfaitementdistincts , et également espacés entre eux ;plus tard ces ganglions se rapprochent de laligne médiane et s’y unissent, de façon àconstituer une série de ganglionnaux uni-que ; enfin le rapprochement de quelquesuns de ces ganglions s’opère aussi suivantla direction longitudinale, et en amèue lafusion.
Il est aussi à noter que le développementdes ganglions d’un anneau est proportionnela celui des organes de la vie de relation dé-pendant de ce même anneau ; de sorte quelorsqu’une portion du corps ne porte pas demembres et ne remplit pas de fonctions im-portantes dans la locomotion, ou qu’elle n’est
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pas le siège d’une sensibilité très grande, sonappareil ganglionnaire tend à disparaîtreplus ou moins complètement, et la portionccntraledu système nerveux n’estplus repré-sentée que par un ou deux cordons longitu-dinaux plus ou moins grêles. Enfin cet arrêtde développement se remarque ordinaire-ment dans l’abdomen lorsque la concentra-tion et le développement des ganglions tho-racique sont portés très loin, comme cela atoujours lieu chez les Décapodes brachvures.
Quant à la structure intime de la portioncentrale du système nerveux des Crustacés,on a constaté dans ces derniers temps quechaque cordon longitudinal estformédedeuxordres de fibres qui, dans les ganglions,con-stituent des faisceaux distincts. Les fibres dufaisceau supérieur passent sur le renflementganglionnaire sans diverger , et sans se mê-ler au tissu utriculaire situé au-dessous,tandis que les fibres de la colonne inférieures’écartent entre elles pour loger ce derniertissu, et constituent de la sorte la totalité durenflement. Cette disposition rappelle tout-à-fait celle qui se remarque à l’origine desnerfs rachidiens chez les animaux vertébrés ;mais l’expérience ne s’est pas encore pro-noncée sur les propriétés physiologiques deces deux ordres de fibres qui, dans les classesles plus élevées du règne animal, servent, lesunes plus spécialement à la sensibilité, lesautres à la motilité.
Nous ne pourrions, sans dépasser les limi-tes de cet article, décrire ici d’une manièrecomplète le système nerveux des diversCrustacés dont il vient d’être question ; maispour s’en former une idée nette , il suffirad’ajouter à ce qui vient d’être dit quelquesdétails sur le mode dedistribution desnerfs,et sur la disposition de l’ensemble de cet ap-pareil chez un Décapode quelconque, le Ho-mard par exemple.
Le ganglion céphalique, dont la formeest presque quadrilatère, est situé immédia-tement en arrière et au-dessous des yeux.Presque toute l’étendue du bord antérieurde celte masse médullaire est occupée parl’insertion des nerfs optiques; leur volumeest assez considérable , et ils se portent obli-quement en dehors et en avant pour péné-trer dans les pédoncules oculaires. Là ils serenflent bientôt, de manière à former uneespèce de ganglion ovoïde, assez gros, dont
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