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Tome quatrième.
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M. Bennett, tout en reconnaissant les af-finités de ce genre avec les Félis , le placedans la famille des Viverriens. C’est en effetde tous les animaux de cette famille le plusrapproché de celle des Chats , etce fait paraî-tra plus remarquable encore si l’on se rap-pelle que Madagascar n'a encore fourni auxzoologistes aucune espèce de ce derniergroupe. Lecrânedujeune Cryploproctaferoxdécrit par Bennett et que nous avons pu étu-dier à Londres où il fait partie des collectionsde la Société zoologique (I), a 0,08 de lon-gueur; il est un peu plus allongé que celuidu Chat dans sa partie faciale, parsuite sur-tout de l’allongement des frontaux et desmaxillaires ; son chanfrein est plus large quedans les Vn erra , moins bombé que chez lesFeiis et pourvu d’une apophyse post-orbi-taire assez marquée; de même que dans lesFiverra l’apophyse orbitaire du Zygomatique est presque nulle, contrairement à ce queprésentent les Mangoustes, et le trou sous-orbitaire est ovalaire transverse. L’échan-crure palatine est en upsilon comme dansbien des F élis , et la caisse auditive un peumoins renflée que dans ces animaux, maisassez allongée. La boite crânienne a l’am-pleur qui caractérise ceux-ci dans le FelisJavanais par exemple.

La dentition est encore imparfaite et com-prend les dents de lait plus la premièreavant-molaire d’adulte supérieurement etinférieurement. Les incisives sont simples ,l’externe étantla plus grosse et pourvue d'unpetit talon postérieur. Les canines, sansdoute de remplacement comme les incisives,ne sont pas entièrement sorties. Quant auxmolaires, celles d’adulte (une seule paire enhaut et en bas) sont gemmiformes et à uneseule racine. Il y a trois dents molaires delait comme chez la grande majorité des Car-nassiers : une avant-molaire, une principaleet une arrière-molaire, et celte formule estaussi bien celle de la mâchoire inférieure (2)que de la supérieure. L’avant-molaire a deuxracines, et sa couronne est bilobée. La prin-cipale est comprimée, a trois lobes supérieu-rement, sans talon antérieur interne, commeon le voit aussi chez les Felis ; inférieure- !

{*) M. de Blainviilr en donne In figure .tans son Ostko- Î

(a) Les Felis n’ont que deux paires de molaires de lait a U ;cuit boue mlecit uie.

ment elle a trois denticules, dont le médiansurpasse les autres en hauteur ; son talonpostérieur est très petit, et manque des poin-tes qu’on lui voit chez les Genettes. L’ar-rière-molaire supérieure est régulièrementprismatique, de même grandeur*que celledes Chats ; l’inférieure est aussi parfaite-ment semblable à celle de ces animaux, etbien différente de celle des Fiverra ; ellen’en a ni le talon élargi, ni les trois pointesrangées en triangle ; elle est au contrairecomprimée , à deux denticules considéra-bles, dont l’intérieur tronqué en avant, etle second surmonté d’un très petit tuberculeà son bord postérieur, et avec un talon aussipetit que celui des Chats, de même âge, oudes Hyènes tachetées.

Le Cryptoprocte est donc dans son jeuneâge un Viverrien à dents de Felis , sauf lenombre un peu plus considérable; et il esttrès probable qu’à l’état adulte la forme deses dents présente encore une grande analo-gie avec celles de ces animaux. On doit enconclure que ses habitudes sont aussi san-guinaires que les leurs , et c’est ce que dé-note également sa physionomie générale. Onpourrait peut-être dire que le Cryptoprocte est intermédiaire aux Viverriens et aux Fe-lis , comme le Bassons du Mexique ( voye’-bassaris) l’est aux Mustéliens et aux Viver-riens. C’est une espèce qu’on ne saurait troprecommandera l’observation des voyageurs.

M. Bennett s’était demandé si le CryP 10 'procia ferox ne serait pas de même espèceque le Paradoxurus aureits de F. Cuvier -L’étude qu’on a faite de ce dernier, et en par-ticulier de son crâne, dissipe tous les doutesà cet égard. Ce sont bien deux animaux dif-férents. (P. G-)

CHYPTOPS (xpuTTTÔç, caché; ty, œil), mï-riap. — Genre de la classe des Myriapodes,de la famille des Scolopendrites , établi p arLeach et ainsi caractérisé : Antennes comp 0 "sées de 17 articles ; pieds au nombre de 20 dechaque cûté, les postérieurs étant les pl uSlongs et ne présentant pas d’épines. Yeuxn’étant pas apparents. Les habitudes des es-pèces qui composent ce genre sont de se tcm rsous les pierres et sous les écorces des arbres-L’espèce que l’on rencontre le plus ordin» 1rement en France est celle qui est désignésous le nom de C. hortensis Leach. M.dans son Journal de Philadelphie r en décrü