4ô2
GUI
GUI
CUISSE. ï'emitr. zool. — Dans les Ver-tébrés c’est la partie du membre pelvien quis’articule par en haut avec le bassin, et paren bas avecles jambes.—Dans les Crustacés,c’est la troisième pièce d’une patte simple.
— I.atreille donne ce nom au deuxième ar-ticle des pattes d’Hexapodes , et Kirby aupremier article des pattes de derrière.
’CUITUAUZINIA nom propre), bot. ph.
— Genre de la famille des Orchidacées,tribu des Vandées, formé par La Llave et |Lexarca {Nov. veg., II, 32) pour une seuleespèce ( C . pendula), croissant au Mexique .Elle est éplphyte ; à pseudobulbes déprimés,
«I i p h yIles* ridés , à feuilles coriaces; à scaperadical, pendant, nu, inulliflore ; à fleursbelles et très odorantes. (C. L.)
CUIVRE. Cupnim. miji. — Ce métal,que l’on peut regarder comme l’un des plusutiles parmi les métaux généralement con-nus , constitue dans les méthodes minéralo-giques où les espèces sont rangées d’après lesbases, le type d’un genre composé de 25 es-pèces, dont nous présentons ici la série com-plète, en renvoyant toutefois pour quelquesunes d’elles à d’autres articles, où elles sontplus avantageusement placées, pour l’étudecomparative des différentes substances mi-nérales. Ces espèces ont un caractère com-mun qui consiste en ce que les corps quileur appartiennent étant amenés par le gril-lage ou par l’action des acides à un certainétat d’oxydation , communiquent tous àl’ammoniaque une teinte d’azur très sen-sible.
1. Cuivre natif (Gediegenes Kupfer, W.). i—C’est le métal pur, ou libre de toute combi- jnaison. Ce métal est d’une couleur rouge-jaunâlre ; d’une densité (8,G) supérieure àcelle du Fer ; d’une dureté inférieure à cellede l’Acier , mais plus grande que celle del'Or et de l’Argent. C'est le plus sonore delous les métaux. Il est très tenace, très duc-tile et malléable. Il donne des fils très finset se lamine en feuilles plus minces que lepapier (feuilles de Clinquant ). Il estsusccp- Itible d’être forgé à la chaleur rouge commele Fer : mais il a sur ce dernier métal un |avantage, en ce qu’il est fusible à une hautetempérature. Mais sa fusibilité étant peumarquée , on peut l’employer pour la con- ,feclion des objets qui doivent être exposés |aux feux ordinaires, comme chaudières,
bassines, casseroles, etc. Le Cuivre est al"taquablc à froid par les corps gras, les aci'des, et même par l’humidité de l’air, qui lecouvre d’un enduit vert redoutable par seseffets vénéneux, et connu sous le nom devert-de-gris. L’étamage ou la superpositiobd’une couche mince d’étain, ne neutralisequ’imparfaitement cette fâcheuse propriété-Le Cuivre s'allie très facilement avec la plu'part des autres métaux. Allié au Zinc , ildonne le Cuivre jaune ou Laiton, qui, éta" 1moins cher que le Cuivre pur, est recherchépour une multitude d’usages. Sa couleurvarie selon la proportion des métaux qui I ecomposent ; on peut le rendre d’une coule ,,rpresque semblable à celle de l’Or, et dans cecas il reçoit le nom de Similor. Uni à l’Étain-le Cuivre forme VAirain ou le Bronze , quiest plus dur et plus tenace que le Cuivrepur, et avec lequel on fait les cloches , l eSstatues, les canons, etc. Le Cuivre s’allie al’Argent , ainsi qu’à l’Or, sans altérer sensi-blement la couleur et les propriétés utiles deces métaux; il a même l’avantage d’augmeu'ter notablement leur dureté. Enfin le Cui-vre s’emploie encore à l’état de combinaisonavec les acides. La teinture fait usage duSulfate ou Vitriol bleu; la peinture, de l’A-cétate Verdet.
La nature nous offre le Cuivre à l’état depureté ; mais il est beaucoup plus rare à cdétat que dans celui de combinaison. Il estsouvent cristallisé sous les formes propre*au système cubique, le cube, l’octaèdre ré-gulier, le cubo-octaédre ou cubo-dodécae-dre, etc. Dans les doubles-cristaux, le p ,ande jonction des individus est ordinairementperpendiculaire à Taxe de révolution et p a 'rallèlc à une face de l’octaèdre; ces indi* 1 'dus sont déformés par allongement dans lesens d’une des arèles de la même forme- —’Dans les mines de Cuivre des monts Oural*-les doubles cristaux se groupent parallèle-ment et à la file les uns des autres, en série*rectilignes , qui se croisent sous des angle’*de 120°, et composent ainsi des étoiles régn-libres à six branches, analogues aux étoile*de la neige Les formes indéterminables d“Cuivre sont le plus souvent des Dendrite * -des réseaux ou des ramifications qui s’éte"^dent en divers sens dans les roches schiste 11ses, calcaires ou argileuses. On le rencontuaussi en lames, en filaments, en enduit» * u