Band 
Tome quatrième.
Seite
576
JPEG-Download
 

576

DAM

V. Cervantes, directeur du jardin botaniquede Mexieo.Elle fleurit pour la première foisenEurope en 1191, et reçut alors de Cavanilles le nom de D. coccinea. Envoyée par le célèbrebotaniste espagnol dans dilTérents jardins del’Europe, elle y reçut successivement, malgréla priorité acquise au premier dénomina-teur, les noms spécifiques de D. frusiranea,suf>erflun,variabilis , fulgens, etc. En Allema-gne, Willdenow substitua même à l’appel-lation générique de Cavanillescellede Geor-giiia, adoptée encore dans tout le nord et lecentre de l’Europe . La raison qui déterminal’auteur berlinois à ce changement était Tortplausible : c'était la similitude consonnantede Dahlia et de Dalea, genre dePapilionacées.Quoi qu’il en soit, grâce à l’immense essorque les cultures française et anglaise decelte plante ont fait prendre à l’espèce type,l'ancienne dénomination a prévalu.

Tel qu’il est aujourd’hui constitué , legenre Dahlia renferme 1 ou 8 espèces dis-tinctes, toutes originaires du Mexique , etcultivées dans les jardins européens . Uneseule toutefois l’est généralement, le D. va-riabilis Desf. ( D. coccinea Cav. ; Willdenow et De Candolle avaient établi deux espècessur le Dahlia de Cavanilles, le D. variabiliset le D. coccinea , espèces ou variétés quiont produit toutes celles de nos jardins,sans qu’il soit possible d’en reconnaître au-jourd’hui les types); dénomination qu’elledoit conserver désormais en raison des co-loris si divers, si opposés, et des nuances sinombreuses qui parent ses corolles, sousl’influence de la culture.

Les Dahlias des fleuristes sont le plus belornement peut-être de nos jardins. A l’ex-ception de l’odeur, la nature leur a dispensétous ses dons. Beau port, grandes et nom-breuses fleurs (calalhides ?) blanches, jau-nes , roses, pourpres, et passant de ces cou-leurs à leurs nuances les plus délicates oules plus foncées, soit lisses, soit comme ve-loutées ou satinées. Les pétales (corolles durayon qui ont envahi le disque à la place desligules et des tubes), tantôt plans ou ca-naliculés, tantôt cucullés ou ligulés, sontimbriqués avec une régularité admirable,et quelquefois entièrement mathématique .-aussi les Dahlias sont-ils recherchés avec leplus vif empressement par tous les amateursde jardins, et chaque année voit apparaître

DAH

de nouvelles merveilles en ce genre. Ma‘ jcet engouement, si bien justifié par l agrande beauté de ces plantes, ne date pas delongtemps. Le Dahlia était resté sans a**"liorations notables jusqu’en 1810 ou >8i2<époques où quelques variétés obtenues desemis commencèrent à attirer sérieusem c,lll’attention de quelques fleuristes, qui s’oC'cupèrent de cette plante, sans toutefois l ulfaire acquérir encore une grande extension-Ce n’est que depuis une dizaine d’annéesque, grâce aux horticulteurs anglais , et unpeu plus tard à quelques fleuristes frança |S 'ces plantes ont atteint dans nos jardins unsi haut degré de beauté, un charme si p ulS ’sant, que désormais elles rivalisent avec lesRoses pour l’ornement de nos parterres,n’est peut-être pas un fleuriste qui ne s’o®"cupc de cette belle culture , laquelle estl'objet d’un commerce considérable et tout'à-fait cosmopolite.

Dans les premiers temps de la culture dé*Dahlias, on s’est beaucoup occupé de j*question de savoir si leurs tubercules rad 1 'eaux étaient oui ou non alimentaires. L’ a ^firmative compta d’abord de nombreux P artisans ; des sommes considérables fu re ^dissipées en essais infructueux; il fut etreste bien prouvé que les tubercules duDahlia, coriaces, fibreux et d’une saved fpoivrée très prononcée, ne peuvent servir n>à l’alimentation de l’homme ni mena®celle des animaux.

La culture des Dahlias est extrêmeruefacile. Cultivés en serre chaude dans

ennue

premières années de leur introductionraison de la température alors peu conde leur pays natal, on s'aperçut bientôt 4l’on pouvait les cultiver à peu près à la n,a

t-â-d |re

nière de nos plantes annuelles, c’est-* 1

en en plantant les tubcrculesau pnn

temP sa

l’air libre, et les relevant dès l’apP arl

itio"

des gelées pour les conserver en hiver d anun lieu sec, aéré, et à l abri du froid- G’”’ ’en effet, de cette manière qu’ils sont cn c °généralement cultivés. j (

Le Dahlia aime un sol riche et profo°convenablement amendé et fumé ; une » ^exposition où il puisse jouir de toute , v .j.fluence solaire. On le multiplie pari*siondeses tubercules,opération quel 0,1 ” eI1tique vers le mois d'avril ; on les P' ante oll rpot, sur une couche üéde et sous ebâss* 5 ' P