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Tome quatrième.
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DAM

comme il n’en avait pas étudié toutes les par-ticularités, il ne le classa pas d’une manièreconvenable dans la méthode. Guidé par lefaciès plutôt que par les véritables carac-tèresqu’il avait lui-même constatés; prenanten considération l’absence de canines, lenombre des molaires plutôt que leur forme,la séparation de ces dents et des incisives parune barre , la conformation extérieure despattes et le nombre des doigts, il plaça le Da-man parmi les Cavia sous le nom de ca-pensis, mais en faisant toutefois remarquerqu’il s’en éloigne sous plusieurs rapports, etque sa patrie est fort différente de celle' duCavia. Ce fut peu de temps après que Her-mann , professeur de zoologie à Strasbourg ,fit un genre particulier du Daman , sous lenom à’ilyrax (I), et en le laissant encoreparmi les Rongeurs . G. Cuvier reconnut bien-tôt que c’était un Pachyderme, et il démontrapéremptoirement la convenance de ce nou-veau rapprochement dans un Mémoire spé-cial , iqiprimé en 1804 dans le tome III desAnnales du Muséum , Mémoire auquel ilajouta divers faits nouveaux dans la secondeédition de ses Ossements fossiles , publiéeen 1824.

Le Daman est de la taille de la Marmotte,et il lui ressemble assez bien par les pro-portions ; il est cependant plus allongé ,mieux disposé pour la marche ou la course,et dépourvu de queue à l’extérieur. Il n’en apas non plus la tète, et sa physionomie a quel-que chose de particulier, autant par elle -même que par les longues vibrisses que pré-sente la face. Tout son corps est garni depoils doux et soyeux, mais assez courts, d’oùpartent de distance en distance de véritablessoies beaucoup plus longues. Les pieds an-térieurs ont quatre doigts, et les postérieurs(rois seulement, tous séparés entre eux, etterminés par de petits ongles en sabots, apla-tis, sauf le doigt interne des postérieurs, quiporte un ongle plus allongé et comme su-bulé, bien qu'il s’use à son extrémité. Lesquatre extrémités sont plantigrades et àplante ou paume nue.

Les Damans ont six mamelles, une paireaxillaire , une aux hypochondres, et la troi-sième inguinale ; la vulve des femelles

(i) Icp «£ nom en, P 1o î' 6 dans Nicandre (Atexipk), et quePon prétend avoir désigné la Souris chez 1rs Etuliens oupeut-être mieux la Musaraigne

DAIM

s’ouvre par un orifice assez rapproché d f

l’anus, et chez le mâle l’organe excitateur

esl

libre; il n'y a pas de scrotum. Les yeux

son*

de grosseur ordinaire, et les oreilles, pl« les ’arrondies, à peu prés nues, sont à moitié c a 'chées dans les poils de la tète. Les narines son*percées sur les parties latérales d’un esp acenu. La langue est douce, charnue, arrondià son extrémité, plus épaisse au contraire*sa base.

Quant aux dents, elles demandentdescription plus complète, et c’est de l eüfétude surtout que George Cuvier a tiré les ca-ractères qui joignent les Damans aux R* 11 'noeéros.

Elles ont été successivement décrites P afDaubenton (I), par Pallas, ainsi que P* rG. et F. Cuvier. Les molaires, au nombre d esept paires à chaque mâchoire dans l’adul* e ’sont tout-à-fait conformées à la manière d ecelles des Rhinocéros, des Lophiodons et d ( *Paléothériums. L’émail y enveloppe comP^tement l’ivoire à la couronne, et ses repl ,asimulent deux collines transverses diffé r,nde eelles des Tapirs , en ce qu’elles se ré»Dissent près le bord externe par le moy el>d’un double repli du bord interne intercep'tant un espace vide d’autant plus consi°rable que la dent est moins usée. Les u |,rlaires inférieures sont moins larges, à d ° ublés croissants, placés bout à bout,comd^dans les Paléothériums; quelquefois un P*en zig-zags, de manière à rappeler, ^ment, il est vrai, les molaires des Caml 1 ’ 1

:érO s •

gnols. De même que chez les Rhinoc

et contrairement à ce que présentent

les P*'

léothériums et quelques autres Pachyder®*^

la septième molaire n’a que deux croiss*^

eomme les autres, au lieu de trois. E eS .

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soi*

(SCS *

cisives sont séparées des molaires P ar s0 „ibarre ; les supérieures , en une paire,

trièdres , courbées et en petites défe* 15 'elles posent par la face postérieure deextrémité libre, qui s’use obliquement,tre le sommet un peu oblique en ava, . lt s0 ,itdeux paires d’incisives inférieures q ul jsproclives à la manière de celles des M a ^mais plus fortes et trifidement pectiné eS

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(i) Sur une tète trouvée dans un puits des** cn yfltf-

rienne Sidon et décrite dans le t. XV, pag-

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de >'' J

c’est cette tête dont le t. VIT des suppléments duvrage publié par Larepède apres la mort de B><ff° nU figure (pt 37) sou s les noms de Loris Uu