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Tome quatrième.
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aqueuse tenue en suspension dans l’atmo-sphère.

DELISEA ( nom d’un lichénographe ).bot. cr.— (Phycées.) Ce genre, de la tribudes Chondriées, a été institué par Lamou-roux ( Dict. class., V, 389) sur plusieurs es-pèces d’Algues qu’il avait d’abord placéesparmi les Delesséries. Bien que les carac-tères assignés à ce g. par notre compatriotesoient un peu vagues , ainsi qu’on les tra-çait alors, néanmoins, comme il en a claire-ment indiqué le type dans son Delisea flm-briata, figuré dans VEssai sur les genres desThalassiophytes , t. 3, f. 1 (1), nous serionscoupable d’imiter MM. Greville et J. Agardh,qui, sans tenir aucun compte des droits depriorité, ont proposé pour ce genre , l’un lenom de Bowiesia , changé plus tard en Ca-locladia; l’autre, le nouveau nom de Mam-mea. Mais, outre qu’il est de toute équité deconserver dans la science le nom de Delise,dont les travaux sur les Lichens ne sont passans mérite, nous ne comprenons pas com-ment le phycologiste suédois ne s'est pasrappelé que Linné avait déjà consacré cenom de Mammea à une plante phanérogamede la famille des Guttifères. On voit par làque le nom de Delisea , ne fût-il pas mêmeconsacré par vingt ans d’existence, l’autrenom ne pourrait être admis. Quant au Ca-locladia de M. Greville, il y avait longtempsque nous soupçonnions qu’il était identiqueavec \e Delisea. Un échantillon authentiqueque M. Berkeley nous transmet avec undessin de l’auteur, nous assure que nous nenous trompions pas dans nos conjectures,et que le Calocladia pulehra , inconnu àM. J. Agardh, ne diffère en aucune manièredu Sphcerococcus flaccidus Suhr, lequel ren-tre aussi dans le g. de Lamouroux. Voiciau reste comment on peut le définir : Frondecartilagineuse, mince, plane, linéaire, par-courue par une nervure peu apparente ;d’un pourpre qui passe au jaune par la des-siccation , irrégulièrement rameuse, à ra-meaux distiques profondément dentés ouciliés sur les bords. La structure de la frondeest celluleuse comme chez les Chondriées.Les cellules, très amples dans l’axe de la

{,) CVfcl à tort que Gaillon , dans son Résumé des Tkalas-siophytes , cite, à l'occasion de cette plante, la figure 170 deVHist. Fuc. de Turner, laquelle appartient au DictymeniafimSriata, Algua d'une tribu différente.

fronde (c’est leur saillie qui donne lieu il’apparence de nervure qui parcourt celle'ci), où elles contiennent de nombreux gra'nules diffluents , comme dans les genre»Hypnea et Gracilaria , vont en diminuai!*de diamètre à mesure qu’elles approchentde la périphérie. La couche corticale est a*"sez épaisse et composée d'endocbromes » t> 'riés, horizontaux , et formant un tissu serreet compacte. Fruetification double : concep'

tac)es(Céramides)hémisphériquesouovaleSr

sessiles au sommet et sur le milieu de I*fronde , contenant des spores en massue if'radiant d’un placenta basilaire vers tous le*points de l’hémisphère supérieur de la l°8 e 'absolument comme dans notre AsparagoP'sis Delilei ( Canar. Crypl., t. 8, f. 6, s.)- <:e ’spores, incluses dans un périspore diaphane-renferment une immense quantité de granules parfaitement globuleux et de la pl uS 'grande ténuité, qu’on en peut faire sortir ehles écrasant entre les lames du compresseur-C’est un nouveau rapport avec la plante q u ®nous venons de citer. Les granules en que*'tion n’ont pas plus de de millim. de dia-mètre, et sont identiques à ceux qui remph*'sent les cellules sphériques du centre de l afronde. Quelques phycologistes ont nié ce**®structure des spores ; nous ne pouvons d" eles engager, dans l’intérêt de la vérité, à r e 'nouveler leurs observations et à vérifier I e *nôtres.

Les tétraspores, inconnus jusqu’ici, et <1"®nous avons découverts le premier dans 16Sphcerococcus flaccidus, qui, pour nous, de-vient le Delisea pulehra, sont placés à la Pé-riphérie d’une pustule assez semblable afructification conceptaculaire, et qui occ»P ela même place qu'elle sur la fronde, n,sl>sur des individus différents. Toutefois, ^a cette différence qu’au lieu de ne faire sailie que sur l’une des deux faces, le renfl®ment qui contient les tétraspores se monégalement sur l’une et l’autre. Ceux-cr o ^frent cette particularité qu'ils varient beah^coup quant à leur forme et à leur modeséparation. Le plus généralement ils sontmassue ou pyriformes , ayant le gros htourné en dehors, parallèles entre eux,séparé par des filaments stériles, qu’on P°rait regarder comme des paraphyses- ^en voit d’autres courts et oblongs,même parfaitement sphériques. Les p