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Tome cinquième.
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générique sont chasseuses, courent aprèsleur proie, construisent à Pépoque de laponte, à Pentour des plantes, une toile danslaquelle elles déposent leur cocon, qu’ellesgardent assidûment, ainsi que leurs petits,même longtemps apres leur éclosion; ellesemportent leurs cocons fixés sous la partiesternale lorsqu’elles sont forcées d’abandon-ner leur demeure. M. Walckenaër , dans letome I er de son Histoire naturelle des Insectesaptères , en décrit onze espèces qu’il partageen trois groupes.

L’espèce qui peut être considérée commele typede cette coupe générique est le D. Jîm-briatus Walck. ( Faune franç., p. 33, n os 1à 2). Elle se trouve aux environs de Paris , etparaît se plaire beaucoup aux bords desétangs et des marais; elle court avec vitessesur la surface des eaux, qui ne leur mouilleni le corps ni les pattes, pas même quandelle entre un peu dans Peau, et quand ,poursuivie, elle descend sur les plantesaquatiques. Quand elle se tient en repos surPeau , les pattes sont toujours étendues etappliquées tout de leur long sur la surfacede Peau ; elle se précipite sur les mouchessans avoir tendu de toiles. Au moment dela ponte, elle se rend sur quelques plantesou arbustes près de l’eau ; là elle file unegrosse toile irrégulière , dont les fils s’éten-dent sur plusieurs tiges ou branches à laronde. Elle pond ses oeufs au milieu de cettetoile, et elle les enferme dans un coconqu’elle ne quitte jamais, à moins que lespetits ne soient éclos.

Une autre espèce, et non moins remar-quable que celle dont nous venons de faireconnaître la manière de vivre, est la D.mirabilis Walck. ( Op . cil., p. 34 et 35, n. 10,pl. 4, fig. 1). Cette espèce fait sa ponte enaoût ; elle entoure à cet effet les extrémi-tés des branches ou des herbes d’une toileen dôme ou en ballon, de la grosseur dupoing , ouvert par en bas , et elle place aumilieu son cocon, qui est globuleux , d’unbrun un peu jaunâtre , et de la grosseurd’une groseille ; quand elle quitte sa de-meure , elle emporte avec elle son cocon ,et le tient serré contre sa poitrine et unepartie de son ventre, au moyen de ses man-dibules et de ses palpes. Dans son nid, ellene quitte point ses petits qu’ils ne soientéclos; lorsqu’elle est sur son cocon, rien ne

l’effraie, et elle se laisse prendre plutôt quede l’abandonner; dans tout autre temps,elle est farouche , et fuit avec rapidité.Quand les petits sont éclos, ils restent agglo-mérés dans une des moitiés du cocon ou-vert ou dans une partie du nid ; si on secouece nid, les jeunes Dolomédes quittent aus-sitôt la portion du cocon où elles étaientblotties , et errent dans tout l’intérieur dunid et de la toile. La femelle est alors sou-vent sur la surface extérieure du nid, sansqu’on puisse la contraindre à quitter sa toileou à entrer dedans. La Dolomède admirablen’est pas très rare aux environs de Paris .

(H. L.)

*DOLOMIÆA (Dolomieu, géologue fran-çais du xvm e siècle), bot. ph. — Genre de lafamille des Synanthérées, tribu des Cyna-rées - Carlinées , formé par De Candolle (Guillem . Archiv . Bot. , II, 330), et dont letype et l’unique espèce est une herbe inermepeu élevée, du Népaul. Les feuilles en sontradicales, pennatiparties, à lobes oblongs.obtusément incisés-sinués, dentés, blanchâ-tres, tomenteux en dessous ; à fleurs pour-pres , très grandes , nombreuses , disposéessur des capitules homogames , équaliflores,brièvement pédonculés sur une tige trèscourte , et formant une sorte de tête irrégu-lière, entremêlée de feuilles. (C. L.)

DOLOMIE, min. et géol. — Cette roche>qui a été décrite sous le rapport minéralo-gique à l’article carbonates ( voyez ce mot ) »sera traitée, sous celui de son importancegéologique , aux articles terrains et roches-F oyez ces mots. (C. d’O.)

*DOLOPIIOi\E. Dolophones ( ÆoXocpovoç »qui tue par ruse), arach. — Genre del’ordre des Arachnides, famille des Arai-gnées, établi par Walckenaër , et ainsi ca-ractérisé par ce savant aptérologiste : l eSyeux, au nombre de huit, sont inégaux en-tre eux et placés sur quatre lignes ; les deu*lignes antérieures longues, très rapprochées»et formées de petits yeux latéraux presq ueconnivents, placés dans les angles antérie uf ?de l’épistome, qui est très relevé et ressert -0vers son sommet; les deux yeux de la lté nepostérieure sont plus gros que les autres »plus écartés que ceux de la ligne interna®^diaire, et moins que ceux de la bande antérieure ; la lèvre est triangulaire, plushanque large, terminée en pointe arrondie c