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Tome cinquième.
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» Il ne reste d'autres différences, à ce qu’onpeut juger sur une simple peau, qu 'unecourbure un peu différente des cornes et untrait foncé bien distinct qui régne sur le dos :la pointe des cornes me paraît être plus di-rigée en arrière que chez le Zoubre de Li-thuanie ; et, quant au trait foncé, Gilibert,Bojanus , Brincken , Jarocki, qui ont décritle pelage en différentes saisons, n’en font pasmention... Ce n’est qu'avec plus de moyensde comparaison qu’on pourra juger si cesdeux tribus de Zoubres, séparées depuislongtemps , et dont l’une habite des monta-gnes considérables , l’autre une forêt basseau milieu d’une plaine immense, ont éprouvédes différences dans la série des généra-tions. »

L’existence d’un Aurochs dans le Caucaseétait complètement ignorée des naturalistes,lorsque, vers 1770, Guldenstædt, d’unepart, et Lowitz, de l’autre, recueillirentquelques renseignements qui pouvaientéveiller l’attention sur ce point, mais quine provoquèrent d’ailleurs aucune recher-che : leurs notes restèrent enfouies dans lesarchives de Saint-Pétersbourg , où elles fu-rent retrouvées par Pallas, qui en donna unextrait dans sa Zoologia Rosso-Asialica.Lowitz rapporte seulement que peu d’annéesavant l'époque où il écrivait, Islam , princedes Abases, avait tué près du promontoirede Beschtau un grand Bœuf sauvage, qui,d’après la description qu’on en donnait, nepouvait être, suivant lui, qu’un Aurochs.Les renseignements de Guldenstædt étaientun peu plus précis. Ce savant avait visité,non loin du fleuveOuroukh, un des affluentsdu Terek, une caverne tenue anciennementpar les Dougars pour un lieu sacré, et où setrouvaient encore réunis les crânes d’unegrande quantité d’animaux. Ces crânes pro-venaient de Boucs , de Moutons , de Bœufsdomestiques, de Chamois , d’Argalis, deCerfs ; enfin il y en avait 14 que le célèbrevoyageur considéra comme des crânes d’Au-rochs. Pallas regarda cette déterminationcomme douteuse, parce que les dimensionsdonnées par Guldenstædt lui parurent êtretrop différentes de celles qu’il avait lui-même obtenues en mesurant des crânes pro-venant de la variété lithuanienne (l). pour

(i) Si l’on s’en rapportait aux renseignements donnés parLowitz, le Dombey tué par le prince Abasse eût été gigan-

décider la question, l’indication des formeseût été beaucoup plus importante que celledes grandeurs; mais cette indication man-quait sans doute dans la note originale ;l’extrait du moins n’en contient pas de tra-ces. Les mesures données sont : pour la lon-gueur de la tête 433 millimètres, et pour ladistance entre les orbites 217 millimètres. Lesnombres donnés par Cuvier pour un jeuneBison femelle sont respectivement 390 et205. On voit que ce sont à peu près lesmêmes rapports ; ainsi rien n’empêcheraitdéconsidérer les têtes vues par Guldenstædtcomme pouvant provenir de Bonases, si I alongueur qu’il indique pour le noyau osseu*des cornes (environ 35 centimètres) ne pa^raissait bien considérable dans la supposi"lion où le crâne dont il vient d’être parléaurait été celui d’une jeune femelle. Remar-quons toutefois que, d’après les témoignagesde certains voyageurs , et en particulier deKlaproth (1), on pourrait s’attendre à trouver

tesque , la largeur du front entre les cornes étant de près43 centimètres de largeur, tandis que dans le vieil Aurocb*de Saint-Pétersbourg elle est seulement de 28. Il est vrai q ,,eCuvier, en donnant cette dernière mesure , avertit qu’elle es*prise en ligne droite sur la figure de Pallas; mais enmentant ce nombre d’un quart pour la convexité du front*on arriverait seulement à 35 centimètres; cela poiterait asupposer que le crâne qui a fourni ces dimensions n’et*' 1point celui d’un animal récemment tué , mais un ci âne to>'sile. On ne dit point, il est vrai, que des restes fossiles d’A 11rochs aient été trouvés en Abasie , mais il paraît qu’on aqui viennent de pays assez voisins , et notamment de la C r ‘mée. Le Dombey, comme nous le disons plus loin, est rare aUsud du Caucase, et il aura été naturel que l’on rapportât al’Aurochs tué par le prince Abasse des ossements trouvéspl°sieurs années après , et reconnus pour appartenir à un afI *mal semblable. C’est ainsi que Tunique Éléphant qu’Annib 3 *conduisit au-delà des Alpes a fourni long-temps une expl‘ ca *tion pour tous les ossements fossiles d’Eléphants qu« * 00trouvait en Italie . Sur un crâne fossile d’Aurochs proven 3de Sibérie , la largeur du front, à l’origine des cornes (P eêtre encore mesurée en ligne droite) , est, suivant Cu v ‘ el ’de 37 centimètres 7 millimètres.

(1) Klaproth , parlant d’anciennes églises que les O s5 *^fréquentent encore parfois, quoiqu’ils aient cessé d echrétiens, et où ils ont coutume de célébrer des sacrifie*^dit qu’on y trouve une grande quantité d’os et de cornes

victimes immolées, et que parmi les cornes « on 1marque d’une grandeur démesurée qui doivent app arte

au Doumbai ( U rus ). » Tableau du Caucase , Paris ,

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Klaproth , dans plusieurs endroits de ses ouvrages, a p arI ^Dombey, et toujours en le désignant comme un Aurochs; 1 **^comme il n’a point donné de description de l’animal, ® ur ^quel cependant il avait été à portée de recueillir de bons ^seignements,son témoignage a été négligé par les naturab® ^Un autre témoignage plus concluant, mais rendu V U ^' C s$e jpeu trop tard, est celui que donnèrent en i83odesTsche r k e ^de la garde impériale , qui, visitant le musée de \Yil° a ’