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Tome cinquième.
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triple de celle du Hérisson. Aucun d’eux n’apu jusqu’ici eire amené vivant en Europe .MM.Quoyet Gairnard, pendant une de leurscircumnavigations, ont gardé à bord pendantquelque temps un de ces animaux en lenourrissant avec un liquide sucré. Notrecollaborateur, Fortuné Eydoux , a, pendantson voyage sur la Favorite, également ob-servé un Échidné vivant.

M. Scott, de qui il le reçut, possédait cetÉchidné depuis environ deux mois, et l’avaitconstamment tenu dans une cage longue de3 pieds environ sur 2 1/2 de large , et dontl’intérieur contenait 1/2 pied de terre. CetEchidné passait la majeure partie de sontemps dans une espèce d’engourdissement,blotti et enroulé à la manière des Hérissons.Lorsqu’il se promenait dans son étroit réduit,il grattait fortement la terre avec ses deuxpattes de devant, et paraissait éprouver unvif sentiment de plaisir dans cet exercice ;mais il s’en dégoûtait bientôt, sans douteparce que le peu de profondeur de la terresur laquelle il opérait ne satisfaisait pas songoût impatient de creuser un terrier conve-nable. En l’inquiétant avec une baguette, onlui faisait pousser un cri faible qui tenaitbeaucoup du grognement. Cependant il selaissait caresser avec complaisance, et ma-nifestait même une sorte de plaisir. Lors-qu’on lui présentait quelque objet, son pre-mier mouvement était de se retirer; puis ilavançait son long museau, paraissait flaireret chercher à reconnaître ce corps en le tou-chant avec l’extrémité de son nez, qui estmolle et flexible, et que F. Eydoux considèrecomme pouvant jouer le rôle d’un organe dutoucher.

L'auteur auquel ces détails sont emprun-tés ajoute : « Nous pensons , comme les mé-decins de /’ Astrolabe , qu’il serait facile detransporter ces animaux vivants en Europe ,en raison de ce qu’ils sont souvent engourdisau moindre froid , et de plus , parce qu’onpourrait les nourrir avec du bouillon de gé-latine, auquel on ajouterait du hachis trèsfin de viande, ou des insectes vivants (Blat-tes , Scolopendres) qui pullulent souvent àbord des navires. »

Illiger a remplacé par celui de Tachyglos -sus le nom générique des Échidnés. (p. g.)

ÉCHIDNÉ. poiss . — Esp. du g. Murène.

*ECHIMYNA. mam. — Nom de la tribu

des Echymis, dans les ouvrages de M. J.-E*Gray (Foy. echimvs). Il y place à tort, sui-vant nous, les Capromys , les Aulacodus , etsurtout les Abrocoma , Pœphagomys , Octfrdon et Petromys. (P. G.)

ECIIIMYS. mam. — M. Et. Geoffroy anommé Echimys, et G. et F. Cuvier , Des-marest, etc., ont, depuis lui décrit, sous cenom un genre de Mammifères Rongeurs, quiest devenu pour quelques auteurs une pe-tite famille à part. C’est un groupe évidem-ment intermédiaire à ceux des Capromys etdes Hysirix ou Porcs-Épics. Illiger en achangé le nom en Lonchères. Les travauxde MM. Lichtenstein , F. Cuvier, Jourdan »et surtout de M. Is. Geoffroy, auquel on endoit une monographie , ont jeté beaucoupd’intérêt sur ce groupe de Plongeurs épineux-

Les Echimys ont été partagés en plusieursgenres, auxquels on donne les noms de Duc-tylomys, Is. Geoff.; Echimys, Ét. Geoff.; Cet-comys, F. Cuv.; et JVelotnys, Jourdan.. Fces mots.

D’autres Rongeurs épineux, qu’on avait atort rapportés aux Echimys , ne sont pas dela même famille. Tels sont le Mus cahiriniistle Lemmis niloiicus , etc. (P. G.)

ECHIMYS (e’xtvoç, hérisson ;/xvç, rat)*mam. — Tel qu’il est aujourd’hui restreintpar M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire [MuÇ‘dé zool., 1840), le genre Echimys nous p re "sente les caractères suivants : Le corps estsupérieurement couvert d’un mélange d epiquants aplatis et de poils, et terminé p afune longue queue, revêtue, dès son orig>° e ’

'écailles et de poils en proportion variable*es pattes sont grêles, à cinq doigts ; JeSoigts externes sont petits, presque rudime 0 'lires ; ceux des pattes de devant sont bi eïléveloppés, tandis que ceux des pattes deerrière sont très courts ; les ongles ante'leurs , excepté ceux des pouces , qui s0l ! fc’ès courts et obtus, sont petits, arqués, al "us , comprimés ; les ongles postérieurs enette dernière forme, mais sont très diff^mts par leur grandeur. Les oreillesssez grandes, membraneuses, ovalaires*xiste un petit mufle. Les molaires sontdehaque côté et à chaque mâchoire au norïlre de quatre : les supérieures forment de ^jurtes rangées sensiblement parallèle^ssez écartées ; chacune de ces molaires eivisée par un sillon, en deux portions, do