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Tome cinquième.
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le Momordica echinata de Mühlenberg, et nerenfermant encore quecette plante.C’estuneherbe annuelle, grimpante, croissant dansle nord de l'Amérique ; à feuilles palmées-quinquélobées, à cirrhes trifides; à fleurspetites, verdâtres, dont les mâles disposéesen grappes composées ; les femelles solitairesdans la même aisselle que celles-ci ou agglo-mérées sur un court pédoncule. Le fruit estsubglobuleux, renflé , membranacé et hé-rissé de sétules ( unde nomen). (G. L.)

ÉCHINODACTYLES. échus. — Nomdonné aux pointes d’Oursins fossiles.

ÉCHINODERM AIRES. zool. — Syn.d’Échinodermes. Voyez ce mot. (P. G.)

ECHINODERMARIA. zool. — Voy.

ÉCHINODERMES. (P. G.)

ECHINODERMATA . zool. — Nom latindes Échinodermes. Voy. ce mot. (P. G.)

ÉCHINODERME. Echinoderma. MOLL.— Poli, dans sa Nomenclature , proposa cenom pour les coquilles de son genre Echion.Voy. ce mot. (Desh.)

ÉCHINODERMES. Echinodermata («x~-voç, hérissé de piquants ; ètopa, peau ).rayonnés. —On nomme actuellement ainsi lapremière classe des animaux radiaires, cellequi comprend les Oursins, les Astéries , lesOphiures, les Encrines etles Holothuries . Cemotaété créé par Bruguière et appliqué parlui aux Oursins et aux Astéries qui étaientpour Linnæus des Vers testacés, et dontBIu-menbach avait fait son ordre des Vers crus-tacés. Dès 1798, G. Cuvier accepta cette di-vision et y fit entrer les Holothuries queBruguière avaitlaissées dans les Mollusques.Lamarck , dans son Système des animaux sansvertèbres , publié en 1801, partagea les Échi-nodermes , qu’il appelle Radiaires-Échino-dermes, en Échinides , qui sont les Oursins,Stellérides , ou les Étoiles de mer, et Fistu-lides , ou les Holothuries, auxquelles il jointSiponcles , mais en ajoutant : je ne place icice genre qu’avec doute.

Les épines si faciles à observer sur le corpsdes Oursins, et si développées chez quelquesuns qu'on les a nommées des bâtons , avaient! fourni le caractère distinct de ce groupej d'animaux, et cependant les Holothuriesqu'on y faisait rentrer ne le présentent pasconstamment. Encore moins existent-elleschez les Actinies, dont Lamarck fit aussi desÉchinodermes dans son Histoire des animaux

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sans vertèbres , et l'on peut dire que si le nomd’Échinodermes est encore en usage aujour-d’hui, c'est qu’il a été consacré bien plutôtpar l’usage que par sa justesse; et en effet,tous les véritables Échinodermes ne sont paségalement pourvus d'épines. Les Encrines,beaucoup d’Ophiures et de Stellérides en man-quent aussi. Cette dénomination s’appliquemoins convenablement encore aux animauxauxquels Cuvier l’a étendue dans les deuxadditions de son Règne animal. Pour Cuvier ,en effet, il y a deux ordres dans la classe desÉchinodermes : les Éciï. pédicellés, qui sontles véritables Échinodermes , ceux chez les-quels la peau présente un grand nombre depetits cirrhes tentaculiformes rangés le plusordinairement avec régularité,et dont ces ani-maux s’aident dans leur locomotion ( Asté-ries, Encrines, Oursins, Holothuries ), et lesÉch. sans pieds, ceux dont le corps manquedes petits pieds vésiculeux et cirrhiformesdes précédents; ce sont les Molpadies , qu’on areconnues depuis lors pour des Holothuries ,les Minyades , qui sont des Actinies , lesPriapules , Lilliodermes et Siponcles , que cer-tains auteurs rapprochent aujourd hui desVers apodes et d’autres des Holothuries; lesBonellies , qu’on s’accorde à regarder commedes Vers apodes , et les Thalassèmes ou

Échiures,queMM.Savigny etdeBlainvilieont

reconnus pour des Annélides-Chétopodes.

Le véritable caractère des Échinodermes»ou du moins le seul qui paraisse actuelle'ment pouvoir leur être généralisé, est douel’existence à la peau d’un nombre plus oumoins considérable de cirrhes tentaculifo*"

mes à la fois locomoteurs, respiratoires ettactiles : aussi M.deBlainville, qui avait mo-difié en Echinodermaires le nom des Éch*'nodermes, fait-il remarquer qu’il serait pl ttSconvenable de nommer ces animaux Poly~cerodermaires ou mieux encore Cirrhodei*maires , comme il l’a fait depuis.

Les Echinodermes sont des animaux P ar "faitement radiaires pour la plupart ou dontla forme, dans les premières espèces, se rap"proche assez de la binarité pour que l'°°puisse assigner au corps de l’animal sestrémités antérieure et postérieure, son côtodroit et son côté gauche. Outre les épines (pj®présentent beaucoup de ces animaux,presque totalité de ceux que l’on conn®possèdent une véritable charpente solide,