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com pl étem en t d e d en ts, comm e 1 es Pan gol in s,les Fourmiliers et les Échidnés, il en est aussiQui ont un nombre considérable de ces orga-nes , et qui en ont même des trois sortes : mo-laires, canines et incisives. Ce sont, il estVr ai, 1 es moins nombreux; mais, par unesingulière contradiction , ce sont eux qui,Parmi les Mammifères terrestres, présententI e plus grand nombre de dents. C’est ainsiQue le Tatou Géant, dont Fr. Cuvier fait lesous-genre des Priodontes , a 98 dents. LesÉncouberts, qui sont aussi des Tatous, n’en°nt que 38, mais dont la première paire estïf nplantée dans l’os incisif, et doit être con-férée comme une véritable incisive.
Ce n r est donc ni dans le petit nombre des^ e nts ni mêmedans l’absence d’incisives quer eside te principal caractère des Édentés,^ais plutôt dans la similitude plus ou moinsc °uiplète de leurs dents, qui sont toujoursfiradieulées et d’une structure plus simple^ Ue celle des autres Mammifères. C’est ce° n t nous avons traité à l'article dents deCe dictionnaire , en proposant pour ces ani-maux et pour ceuxqui leur ressemblent plus^ Uioins sous ce rapport la dénominationj ^°*notionies . ( V oy . tom. III, pag. 682.) Il^ ajouter que, dans l’ensemble de leur° r Banisatîon, ces animaux ont d’autres traits^ 0r drnuns qui ne permettent pas de les éloi-ner les uns des autres.
Les Cétacés, dans plusieurs points de leur■ tanisation, ressemblent beaucoup aux^ e ntés, et M. de Blain ville a même proposé
e * es considérer comme des Édentés aqua-l, Qdes.
dans leurs autres caractères, les Édentés'"‘"'‘restent encore une grande infériorité? ar apport aux autres Mammifères. LeurÜ| lell igence est tout-â-fait bornée ; ce sontdes êtres instinctifs qu’intelligents.. eur démarche est lente et embarrassée.e dr régime est de plusieurs sortes. Les unsan gent des végétaux, et leur estomac a cer-tel 6 avec celui des Ruminants:
Ço S Sont les Bradypes ; d’autres sont, aufaire , insectivores, et se nourrissent^‘Paiement de Fourmis : aussi leur lan-f 0r e t est eï, e longue, filiforme, et leur museauHjç n ?é. Leur physionomie est générale-« blZarre ’ el loul en eux, jusqu’à leursinf e neS . de re P rodu ction , participe à cetten ° mé organique qui se traduit par leur
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habitus extérieur. Mais nous anticiperionssur les autres articles qui sont destinés auxÉdentés, si nous donnions ici des détailsplus circonstanciés à leur égard, et nousdevons rappeler dès à présent les bases deleur classification méthodique.
Les Bradypes, qui sont pour ainsi dire lesPrimatès des Édentés, ont été placés par tousles naturalistes au premier rang de ces ani-maux; quelques auteurs, sans les en éloi-gner, les ont même séparés comme ordre àpart, sous le nom de Tardigrades . C’est ceque fait M. de Blain ville dans l’exposé de saclassification insérée dans le tom. III desAnnales d’anatomie et de physiologie pour1839.
1 . Ainsi les Tardigrades ou Bradypes, dontles deux genres principaux sont connus sousle nom de Paresseux et dont Buffon a parlésous ceux d’Aï et d’Unau, sont la premièrtfamille des Édentés. La tête arrondie de cesanimaux, la rudesse de leur fourrure, legrand nombre de leurs côtes, leurs longsbras, l’absence presque complète de queue,sont leurs principaux caractères. Ce sont desanimaux grimpeurs. Leur patrie est l’Amé-rique méridionale.
2. Cuvier appelle Fouisseurs les Édentéspourvus de mâchoires plus ou moins nom-breuses , à pattes courtes, armées à presquetous les doigts d’ongles puissants, à corpsallongé et terminé par une queue plus oumoins longue. Ils se laissent partager aisé-ment en deux familles :
a. Les Tatous ou Dasypiens , dont lecorps, la tète et la queue sont plus ou moinscataphractés par la présence de pièces der-mato-squelettiques ; ils vivent de feuilles oude cadavres, et sont tous américains.
b. LesOryctéropes, dont le corps est cou-vert de poils, dont la langue est déjà pro-longée , dont les dents sont larges et com-posées de petits tubes rapprochés. Il n’y eua qu’un seul genre, èt peut-être qu’une seuleespèce, qui est particulière à l’Afrique , de-puis le cap de Bonne-Espérance jusqu’enAbyssinie et en Gambie . Sa nourriture secompose déjà en grande partie de Fourmis .
3. Les Myrmécophages , absolument pri-vés de dents , à bouche prolongée en tube,très étroitement ouverte et laissant sortirpour la préhension de la nourriture une lan-gue longue et filiforme, avec laquelle ces