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deux oxydes se remplacentfréquemmentl'unl'autre dans les minéraux crfstallisés.
L’Oligiste présente plusieurs variétés deformes indéterminables et de structure. Lesplus remarquables sont : le lenticulaireprovenant d’un rhomboèdre obtus dont lesfaces ont subi des arrondissements; le la-miniforme ou Fer spéculaire des volcans :en cristaux aplatis ou en lamelles brillantesdans les laves du Stromboli , dans les tra-chytes et les laves des volcans éteints del’Auvergne ; le laminaire , avec stries trigo-nales sur ses grandes faces, qui répondentaux bases des prismes hexagonaux; le gra-nulaire, le micacé ou écailleux (F,er micacé),en petites écailles qui s’attachent au doigtpar le frottement ( cette variété est com-mune au Brésil , et renferme de l’or dissé-miné) ; le concrétionné fibreux, vulgairementHématite rouge , sanguine , pierre à brunir;en masses mamelonnées à texture fibreuseet rayonnée comme celle du bois ; elle four-nit la pierre à brunir, avec laquelle on politles métaux. C’est un minerai riche, quidonne d’excellente fonte; malheureusementil est rare en France , où on ne le connaîtguères qu’à Baigorry dans les Basses-Py-rénées ; le compacte et le terreux. L’Ocrerouge est un Fer oligiste terreux, souventmê'é d’Argile, qui fournit le crayon rougedes dessinateurs ; les variétés solides, quel’on emploie brutes dans certaines circons-tances, sont aussi désignées communémentpar le nom de Sanguines.
Le Fer oligiste forme des dépôts considé-rables dans les terrains de cristallisation, oùil est à l’état mé'alloïde ; c’est ainsi qu’onle trouve en amas ou filons puissants à Gel-livara, en Laponie; à Pile d’Elbe; à Fra -mont, dans les Vosges ; en couches, au picd’itacolumi, dans le Brésil , où il est mélangé
avec le Quartz_On le rencontre aussi dans
les terrains de sédiments, surtout dans lesparties de ces terrains, qui avoisinent lesroches cristallines, et le plus souvent il s’ymontre à l’état lithoïde ou terreux (mine deLavoulte, dans l’Ardèche ). —On le rencontreaussi disséminé dans les roches granitoïdes,et dans les fissures des roches volcaniques ;dans les matières argileuses et arénacées,où il joue le rôle de principe colorant. C’estun des minerais de Fer les plus riches et lesplus importants : il est commun en Suède
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et rare en France . Les exploitations les p* lï5connues sont celles de Framont dans lesVosges et de Pile d’Elbe. Dans cette dernièrelocalité, le minerai est si abondant qu’onPextrait depuis un temps immémorial. Tousles cabinets de minéralogie sont ornés debelles cristallisations que fournissent l eSmines de Pile d’Elbe et de Framont.
On a donné le nom de Manite à un F erperoxydé, à poussière rouge, que l’on ren-contre quelquefois sous la forme de T° c 'taèdre régulier. (Au Brésil, en Auvergne dans les Trachytes terreux, appelés DomU***à Framont, dans les Vosges .) Est-ce un no«'vel exemple de dimorphisme que nous of-frirait le peroxyde de Fer , ou bien une épi"génie du Fer aimant, qui, sans changer deforme, aurait passé à l’état de Fer olig* ste ’en absorbant une certaine proportion d’oxy-gène? La question est encore indécise.
M. Thomson a donné le nom de Cruciw aun minéral de Clomnell, en Irlande , qui, P arson'aspect et sa composition , se rapprorh edes Fers oligistes argileux. Ce n’est peut"être qu’une pseudomorphose de la Staurut jdecroisée ; car la Crucite est un groupementde prismes d’environ 60 et 120°, croisés sousce même angle de 120°. Us contiennent en-viron 82 0/0 d’oxyde de Fer ; le reste secoM'pose d’Alumine, de Silice et de Chaux-
f. Craïtonite, Crichtonite. Fer titané rh®m-boédrique de l’Oisans. Substance métalloïded’un noir bleuâtre, à poussière noire ; n oïïmagnétique; cristallisant dans le systèmerhomboédrique, et ayant pour forme di>m lnante et habituelle un rhomboèdre b* s *dont l’angle mesuré sur les arêtes culn® 1 "nantes est de 61° 29’. Mais ce rhomboédr epeut être dérivé par une loi de modifie*** 00très simple de celui du Fer oligiste, et conitn®elle paraît être composée d’oxyde ferriq uCd’oxyde titanique , on peut la considecomme isomorphe avec l’espèce précédenteLes cristaux de Craïtonite se présente 1tantôt sous la forme tabulaire, tantôtcelle d’un rhomboèdre aigu, selon q ueminent les faces basiques ou les faces rnboédriques. Us offrent un clivage asseïparallèlement aux bases. Dureté, 6 ; dens5. Infusible au chalumeau; présentant. ^général, les mêmes caractèrescbimiqn^l’Isérine. On la trouve dans les fissure» ^roches granitoïdes des Alpes , avec la